Actually, Fuck That! En avril, ne te découvre pas d'un fil... Who gives a shit, really! La beauté dans le trop plein de sentiments, c'est qu'on en a, au moins, des sentiments! Et ils sont à fleur de peau ces temps derniers! D'où le "ne te découvre pas!". Mais christ, croyez-moi, à soir, il ne restera plus un fil!
Quand on te donne des citrons, fait de la limonade. Le problème, c'est que ça marche pour les citrons. Pas pour les rentrages dedans... Quoiqu'il y aurait peut-être de quoi à faire avec la renfrognade! So this is how the story goes, my friends! Aqui esta la historia, mi nuevo amigo...
Une séparation, ce n'est jamais facile. Surtout quand tout ce que tu veux, c'est t'entendre avec ton ex parce que tu sais pourquoi tu l'as quitté, pourquoi tu l'as aimé, pourquoi tu l'aimeras, pourquoi c'est fini. Pas facile non plus quand la moitié de ton lectorat provient de son clan en plus! Et surtout pas facile quand tu veux passer à autre chose et qu'everything is soooooo in your f&*ckin face! Le problème, c'est que le fer dans la plaie, c'est moi qui le tourne. Personne d'autre. Même qu'autour de moi, on s'acharne plutôt à soigner et à panser. J'en ai besoin, bien sûr. À ma grande surprise, tout le monde excelle à titre de médecin! J'ai toujours pensé que je ne saurais pas quoi dire... De leur côté, ils ne disent rien. Et c'est parfait ainsi. Ils écoutent! Ils écoutent mes histoires plutôt (c'est très peu dire!) redondantes, sachant très bien qu'elles sont typiquement associées à l'extase devant la liberté retrouvée. Ils ne jugent pas en plus. Ils se contentent de me voir passer du coq à l'âne (il serait trop facile ici de faire une blague de mauvais goût du genre "du cock à l'anus", mais Fuck That Too!), du maniaco au dépressif. Et je me rencontre que je n'ai pas toujours été un bon ami... Pas un très bon fils non plus, je concède... Jonathan Custeau, comme d'autres récemment, l'a bien dit. Notre passage sur la Terre (en son jour en plus) n'a de richesse que les rencontres qu'on y fait et apprécie. Si c'était vrai?
Un sacré bout que je ne me suis pas senti ainsi! J'aimerais bien vous dire que j'ai besoin d'aide, que je ne me peux plus, qu'il faut impérativement s'occuper de moi, mais tel n'est pas le cas. J'ai mal, bien sûr, mais j'avais aussi besoin de me retrouver. Un sacré bout de temps que je ne m'étais pas vraiment vu aller! Je redécouvre des gens, parle à des inconnus, placotte de tout et de rien, du profondément important au superficiellement inutile. Je ne suis pas prêt à me ranger aux oubliettes, bien au contraire! J'erre ça et là sans trop savoir où aller. The road is so wide open it's freaky! But do I really need a road? 39 ans sur une voie tracée, balisée. No way am I going back on that highway! Fuck That!
Ok. Là vous vous dîtes que les antidépresseurs ne font plus effet! You're not totally wrong baby! Mais là n'est pas le point. Si je veux reprendre l'écriture de ce blog sans angoisser sur ce qu'en penseront les lecteurs, je dois le faire en toute connaissance de cause et un peu m'en contrefoutre! Ce n'est pas le meilleur texte que j'aurai écrit, mais au moins, il me libère un peu!
On a slightly happier note... I'm in an Empire State of Mind! NYC: here I come! Je quitte officiellement pour un mois en juillet. L'appart est loué. La compagnie aussi! Je m'en vais voir JT le 19 juillet! Who's your daddy now? Take it to the chorus, baby! Je jubile à l'idée de courir dans Central Park, écrire dans les 2 615 Starbucks de la ville, bouffer dans les restos, marcher dans la ville, jouir sur le Highline, fêter sur Broadway, magasiner partout (Hey! A gay's gotta do what a gay's gotta do!). J'ai déjà des livres de lus, des places annotées, de la visite invitée. Start spreading the news!
On a slightly sportier note... Demain, je commence la course! Les tounes sont choisies! Conséquemment, on commencera le tout avec "Feel This Moment". Les courses officielles sont choisies aussi. Vous, par contre, il vous reste un job: cliquer sur "J'aime" lorsque vous verrez apparaître l'icône Nike+ dans votre Facebook. Pour ceux qui ont oublié, ça m'encourage! Même si la course est terminée, cliquez, bordel! J'en ai besoin! 22 semaines. Départ? Semaine du 22 avril. Fin? Le 22 septembre. Pensez-vous qu'il y a un lien? Chose certaine, le 23, je suis au zumba! (Love you too much, gurls!).
Ok. That's it! Plus rien à dire ce soir! La banque est vide de textes! Il y en a même pas un en réserve! And I feel good about it!
Quoique vous en pensiez, ce serait un bon moment pour commenter!
Merci pour votre indulgence! Je vous promets que je ne vous promets rien!
** Believe it or not, Guylaine: à l'instant même, je viens de faire quelque chose que je n'ai jamais fait dans ma vie! Lo que puedo decir abraza me ahora! Muchos Gracias, senorita! Quien quiere leche (Je niiiiiiiaaaissssse! Seulement à propos du quien quiere leche!)! Je t'aime! Fuck j'aime la vie à soir!
mardi 23 avril 2013
Fuck This!
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Rosemont—La Petite-Patrie Rosemont—La Petite-Patrie
vendredi 5 avril 2013
Aiguisé
L'enseignement. C'est une vocation. Au dire de plusieurs, personne ne serait capable de faire ce que je fais. Le nombre de commentaires parfois si obsolètes me sidèrent. Comme si j'étais davantage capable d'être comptable, coiffeur ou médecin... Ça s'apprend et ça se pratique. Le problème réside davantage dans la routine où devenir blasé peut facilement rendre un travail semblable à une corvée.
Cette année, j'ai vraiment un beau groupe. "Un groupe de carrière" comme se plaît à dire ma collègue. Ils sont curieux, respectueux, participatifs et motivés. Ils connaissent les limites et un simple "chut" prononcé un peu plus fort qu'à l'habitude sert à les faire taire. Mais comme il s'agit d'un groupe que tout le monde pourrait avoir, il reste à parler du prof...
Avant même de lire la suite, ne me réécrivez pas pour me dire que je suis bon, beau et gentil et que mes élèves m'aiment. Là n'est pas le but de ce billet. Je me questionne fréquemment sur la qualité de mon enseignement et sur la nouveauté et la créativité que j'y apporte à chaque année. Elle frôle la désinvolture! Je me dis même parfois que si je devais retourner en classe régulière, je souffrirais beaucoup. Les élèves aussi. Ils seraient confrontés à mon manque de motivation et à ma crainte de m'investir outre mesure...
Alors, si le but de cet article n'est pas d'obtenir un capital de sympathie, où veux-je en venir? À l'effet contraire. Cette semaine, j'ai vécu un moment divin! Picture it: Montreal-North, 2013. Si l'intimidation est à la mode, la lutte à celle-ci l'est encore plus. Les projets gourvementaux et régionaux affluent. Et c'est dans cette optique qu'un collègue, Guy pour ne pas le nommer, a choisi de monter une pièce théâtre avec ses élèves de troisième année. Pour être juste, je crois qu'il a également eu l'aide d'une technicienne, Maude, qui aide un élève de sa classe. Un projet à la guimauve. Mais peu importe, il a toute mon admiration...
Guy m'a d'abord demandé de préparer mes élèves au fait que les acteurs sont âgés de 8/9 ans. Ce que j'ai fait. Il a insisté pour que j'avertisse les miens d'être tolérants avec les siens. Ce que j'ai fait. Nous nous sommes préparés, quoique mon groupe aurait louangé le plus poche des élèves pour le valoriser. Ils sont de même les miens, que voulez vous... Et la pièce commença.
Une représentation de 40 minutes rodée au quart de tour. La vingtaine d'élèves cachés derrière le rideau observent un silence exemplaire en attendant leur tour sur scène. Les textes sont récités sans failles et d'une diction compréhensible. Les changements de décors s'effectuent impeccablement sous l'oeil attentif du maître. La magie opère. Les silences sont respectés pour permettre à l'émotion de s'installer aux moments opportuns. On réussit presqu'à nous soutirer des larmes dans la scène de l'écriture de la lettre.
J'ai cherché le pourquoi d'une si grande mise en garde devant un si grand accomplissement! Dix semaines. C'est tout ce que ces jeunes ont eu pour préparer le spectacle, choisir et apprendre les rôles, monter les décors et répéter. Et ils avaient des cours de maths et autres entre tout ça! Le résultat? Une trâlée d'élèves heureux et émus. Les miens comme les siens. On les félicite et ils gobent tout! Ils sont fiers! Ils réalisent l'ampleur de leurs efforts et comprennent qu'ils ont réussi quelque chose de bien. Pour nous, c'est impossible d'identifier le faible et le fort. Ce projet scolaire a permis d'identifier des intérêts et des motivations! Ils sont aiguisés maintenant, ces gamins!
Je regarde tout ceci d'un oeil professionnel à nouveau. Entreprendre de tels projets exige une patience, une gestion de classe et une organisation exemplaires. Il ne s'agit pas d'acteurs professionnels. Il faut savoir s'adapter au pouls du groupe tout en étant capable de les pousser au delà de leur limites. Il faut être un pédagogue doué d'un sixième sens. Il faut avoir le goût de s'investir et de se donner. Il faut savoir aussi prévoir l'imprévisible et s'adapter à l'inadaptable...
Et Guy sait...
Cette année, j'ai vraiment un beau groupe. "Un groupe de carrière" comme se plaît à dire ma collègue. Ils sont curieux, respectueux, participatifs et motivés. Ils connaissent les limites et un simple "chut" prononcé un peu plus fort qu'à l'habitude sert à les faire taire. Mais comme il s'agit d'un groupe que tout le monde pourrait avoir, il reste à parler du prof...
Avant même de lire la suite, ne me réécrivez pas pour me dire que je suis bon, beau et gentil et que mes élèves m'aiment. Là n'est pas le but de ce billet. Je me questionne fréquemment sur la qualité de mon enseignement et sur la nouveauté et la créativité que j'y apporte à chaque année. Elle frôle la désinvolture! Je me dis même parfois que si je devais retourner en classe régulière, je souffrirais beaucoup. Les élèves aussi. Ils seraient confrontés à mon manque de motivation et à ma crainte de m'investir outre mesure...
Alors, si le but de cet article n'est pas d'obtenir un capital de sympathie, où veux-je en venir? À l'effet contraire. Cette semaine, j'ai vécu un moment divin! Picture it: Montreal-North, 2013. Si l'intimidation est à la mode, la lutte à celle-ci l'est encore plus. Les projets gourvementaux et régionaux affluent. Et c'est dans cette optique qu'un collègue, Guy pour ne pas le nommer, a choisi de monter une pièce théâtre avec ses élèves de troisième année. Pour être juste, je crois qu'il a également eu l'aide d'une technicienne, Maude, qui aide un élève de sa classe. Un projet à la guimauve. Mais peu importe, il a toute mon admiration...
Guy m'a d'abord demandé de préparer mes élèves au fait que les acteurs sont âgés de 8/9 ans. Ce que j'ai fait. Il a insisté pour que j'avertisse les miens d'être tolérants avec les siens. Ce que j'ai fait. Nous nous sommes préparés, quoique mon groupe aurait louangé le plus poche des élèves pour le valoriser. Ils sont de même les miens, que voulez vous... Et la pièce commença.
Une représentation de 40 minutes rodée au quart de tour. La vingtaine d'élèves cachés derrière le rideau observent un silence exemplaire en attendant leur tour sur scène. Les textes sont récités sans failles et d'une diction compréhensible. Les changements de décors s'effectuent impeccablement sous l'oeil attentif du maître. La magie opère. Les silences sont respectés pour permettre à l'émotion de s'installer aux moments opportuns. On réussit presqu'à nous soutirer des larmes dans la scène de l'écriture de la lettre.
J'ai cherché le pourquoi d'une si grande mise en garde devant un si grand accomplissement! Dix semaines. C'est tout ce que ces jeunes ont eu pour préparer le spectacle, choisir et apprendre les rôles, monter les décors et répéter. Et ils avaient des cours de maths et autres entre tout ça! Le résultat? Une trâlée d'élèves heureux et émus. Les miens comme les siens. On les félicite et ils gobent tout! Ils sont fiers! Ils réalisent l'ampleur de leurs efforts et comprennent qu'ils ont réussi quelque chose de bien. Pour nous, c'est impossible d'identifier le faible et le fort. Ce projet scolaire a permis d'identifier des intérêts et des motivations! Ils sont aiguisés maintenant, ces gamins!
Je regarde tout ceci d'un oeil professionnel à nouveau. Entreprendre de tels projets exige une patience, une gestion de classe et une organisation exemplaires. Il ne s'agit pas d'acteurs professionnels. Il faut savoir s'adapter au pouls du groupe tout en étant capable de les pousser au delà de leur limites. Il faut être un pédagogue doué d'un sixième sens. Il faut avoir le goût de s'investir et de se donner. Il faut savoir aussi prévoir l'imprévisible et s'adapter à l'inadaptable...
Et Guy sait...
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Anjou, Montréal, QC, Canada
vendredi 29 mars 2013
Au salon de l'auto
Quand on se rend au salon de l'auto, on est parfois déjà propriétaire. On aime le modèle conduit, son confort, ses avantages. C'est une tradition annuelle, un passage obligé pour admirer et voir l'évolution des modèles.
Quand on se rend au salon de l'auto, on découvre que certains modèles sont mieux équipés que d'autres, qu'il y a du quatre roues motrices, de la traction intégrale, des miroirs qui se replient automatiquement, des valises qui se ferment lorsqu'on effleure un bouton. On offre le manuel et l'automatique. Pour 1 000$ de plus.
Quand on se rend au salon de l'auto, on en ressort parfois un peu déçu. On ne pourra pas acheter ce qu'on désire. On en n'a pas les moyens. Bien sûr, on pense que ce serait cool d'avoir une Aston Martin ou une Mini Cooper S version John Cooper Works avec toît panoramique, fogs racing et sellerie en cuir (on sent le désir monter, non?), mais on sait pertinement que ce serait une dépense inutile pour le plaisir que ça nous donnerait réellement. Celle qu'on a fonctionne bien, nous mène du point A au point B. Et on connaît les défauts de la suspension et l'angle mort dangereux...
Et on revient à la maison, persuadé qu'on a une bonne voiture pour nous. C'est vrai en plus. Le modèle est turbo, parfois compressé, parfois compressant. Les vitres s'abaissent automatiquement. Sacs gonflables latéraux, en rideaux (verticaux et horizontaux) et déployables selon la force de l'impact. Contrôles au volant. Bluetooth, Bluelip, Bluetongue et Bluenose. Ouf! Compliqué tout ça... On ne se sert pas de tout mais on a payé pour et c'est là. Tout bonnement.
On a déjà eu 16 ans. Le char à papa. L'approbation de maman. On voulait des mags et des vitres teintées mais on a vécu avec la rouille, les quatre portes, le simili bois et le collant "Child on Board". On n'avait pas le choix. Si on voulait un char, c'était le prix à payer. Mais on a aussi fini par tripper. On est allé necker à la plage ou sur le Mont-Royal, on a fait des burns aux lumières rouges. On a roulé pas attaché, 7 dans un 5 places.
Aujourd'hui, on a un VUS avec pas d'enfant, des systèmes multimédias pour éviter les conversations, des rangements pour six paires de lunettes et des sièges qui s'adaptent pour deux conducteurs même si on est célibataire. On se demande si la Lexus qu'on a convient réellement à nos besoins... Si on ne devrait pas revenir au principe de base et à ce qu'on a besoin. Réellement. Et là le problème n'est pas la voiture mais le propriétaire. Une Lexus reste une Lexus. Elle performe, plaît aux utilisateurs et aux voyeurs, accélère rapidement mais subtilement. Et il faut qu'il y ait des Lexus parce qu'il y a des gens qui ont besoin des Lexus. Pour le travail, pour la route, pour le confort, pour le prestige ou tout simplement parce qu'ils sont rendus là.
Je troque ma Lexus. Je l'aime cette voiture. Elle m'a servi pendant plusieurs années. Le modèle est encore en excellent état et d'une fiabilité exemplaire. Mieux même, parce qu'on l'a entretenue. Elle sera sur le marché des usagers, mais elle vaut un prix inestimable. Je n'aurai plus le droit de la conduire quand elle sera vendue. J'espère que je pourrai aller la voir dans son nouveau garage double. Et je pette la yeule à celui qui s'en occupera pas comme la prunelle de ses yeux. On s'attache à ces petites bêtes là...
Je retourne au salon de l'auto. Il y a bien des modèles à tester. Je planifie plusieurs essais routiers. Je vais toucher à tous les boutons et critiquer toutes les technologies inutiles. Chose certaine, je ne sais pas quel sera le prochain modèle, mais il va m'amener à la plage, pas attaché. On va necker sur le Mont Royal. Je ne prévois pas rouler à 7 dans un 5 places par contre. Il y a des limites au risque. Et aux sacs gonflables..
** Au cas ou vous n'auriez pas catché, ce n'est pas un article sur les autos... And now, ladies and gentlemen, your comments!
Quand on se rend au salon de l'auto, on découvre que certains modèles sont mieux équipés que d'autres, qu'il y a du quatre roues motrices, de la traction intégrale, des miroirs qui se replient automatiquement, des valises qui se ferment lorsqu'on effleure un bouton. On offre le manuel et l'automatique. Pour 1 000$ de plus.
Quand on se rend au salon de l'auto, on en ressort parfois un peu déçu. On ne pourra pas acheter ce qu'on désire. On en n'a pas les moyens. Bien sûr, on pense que ce serait cool d'avoir une Aston Martin ou une Mini Cooper S version John Cooper Works avec toît panoramique, fogs racing et sellerie en cuir (on sent le désir monter, non?), mais on sait pertinement que ce serait une dépense inutile pour le plaisir que ça nous donnerait réellement. Celle qu'on a fonctionne bien, nous mène du point A au point B. Et on connaît les défauts de la suspension et l'angle mort dangereux...
Et on revient à la maison, persuadé qu'on a une bonne voiture pour nous. C'est vrai en plus. Le modèle est turbo, parfois compressé, parfois compressant. Les vitres s'abaissent automatiquement. Sacs gonflables latéraux, en rideaux (verticaux et horizontaux) et déployables selon la force de l'impact. Contrôles au volant. Bluetooth, Bluelip, Bluetongue et Bluenose. Ouf! Compliqué tout ça... On ne se sert pas de tout mais on a payé pour et c'est là. Tout bonnement.
On a déjà eu 16 ans. Le char à papa. L'approbation de maman. On voulait des mags et des vitres teintées mais on a vécu avec la rouille, les quatre portes, le simili bois et le collant "Child on Board". On n'avait pas le choix. Si on voulait un char, c'était le prix à payer. Mais on a aussi fini par tripper. On est allé necker à la plage ou sur le Mont-Royal, on a fait des burns aux lumières rouges. On a roulé pas attaché, 7 dans un 5 places.
Aujourd'hui, on a un VUS avec pas d'enfant, des systèmes multimédias pour éviter les conversations, des rangements pour six paires de lunettes et des sièges qui s'adaptent pour deux conducteurs même si on est célibataire. On se demande si la Lexus qu'on a convient réellement à nos besoins... Si on ne devrait pas revenir au principe de base et à ce qu'on a besoin. Réellement. Et là le problème n'est pas la voiture mais le propriétaire. Une Lexus reste une Lexus. Elle performe, plaît aux utilisateurs et aux voyeurs, accélère rapidement mais subtilement. Et il faut qu'il y ait des Lexus parce qu'il y a des gens qui ont besoin des Lexus. Pour le travail, pour la route, pour le confort, pour le prestige ou tout simplement parce qu'ils sont rendus là.
Je troque ma Lexus. Je l'aime cette voiture. Elle m'a servi pendant plusieurs années. Le modèle est encore en excellent état et d'une fiabilité exemplaire. Mieux même, parce qu'on l'a entretenue. Elle sera sur le marché des usagers, mais elle vaut un prix inestimable. Je n'aurai plus le droit de la conduire quand elle sera vendue. J'espère que je pourrai aller la voir dans son nouveau garage double. Et je pette la yeule à celui qui s'en occupera pas comme la prunelle de ses yeux. On s'attache à ces petites bêtes là...
Je retourne au salon de l'auto. Il y a bien des modèles à tester. Je planifie plusieurs essais routiers. Je vais toucher à tous les boutons et critiquer toutes les technologies inutiles. Chose certaine, je ne sais pas quel sera le prochain modèle, mais il va m'amener à la plage, pas attaché. On va necker sur le Mont Royal. Je ne prévois pas rouler à 7 dans un 5 places par contre. Il y a des limites au risque. Et aux sacs gonflables..
** Au cas ou vous n'auriez pas catché, ce n'est pas un article sur les autos... And now, ladies and gentlemen, your comments!
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Baie-Saint-Paul Baie-Saint-Paul
lundi 25 mars 2013
Des secrets (pas si) bien gardés...
L'avantage d'être un mononcle de quasiment 40 ans est qu'on peut se permettre d'être un mononcle de quasiment 40 ans. Les conseils suivants prennent donc toute leur saveur dans ma propre expérience de vie qui est, maintenant, pas mal moins négligeable! Aaaaahhh! La sagesse!
Secret numéro un. L'exercice physique est bon pour le moral. Quand on frôle la dépression et qu'on broie du noir, rien de mieux que de sortir dehors pour se changer les idées. L'effet ne semble pas être immédiat par contre. Il faut laisser agir les endorphines! Après quelques vingt minutes d'une activité relativement intense, on commence à ressentir les bienfaits. L'image que je me suis faite est que le sang circule partout, purifiant les cafards enfouis dans les veines. Il passe un peu plus de temps dans le cerveau. C'est pour ça qu'on y ressent des pulsations plus fortes lorsqu'on prend un temps de repos. Ça ne transforme pas le problème ni le fait disparaître, mais ça met au moins en perspective qui nous sommes et ce que nous valons. Ça aide aussi à cerner ce qui est important et ce qui l'est moins. Si vous y avez mis assez d'intensité, les effets peuvent perdurer jusqu'au coucher.
Secret numéro deux: manger lentement fait maigrir. Je tiens à faire la lumière sur cette vérité mal comprise. Dans les faits, on vous dira que manger moins rapidement, en mastiquant chaque bouchée, permet d'envoyer des signaux au cerveaux l'avertissant que avez atteint un niveau de satiété. Il n'en est rien. C'est sûrement vrai, ne vous méprenez pas. Mais ça rend manger comme une tâche ardue et particulièrement désagréable. Vous qui, comme moi, devez adorer manger!? L'expérience doit se vivre autrement. Il ne s'agit pas de compter les mastications ni même d'y penser. Il s'agit de savourer chaque bouchée. Vous pouvez, comme on vous le suggère, déposer vos ustensiles entre chaque bouchée si vous le désirez, mais il s'agira là encore d'un "travail". Si vous goûtez (vraiment goûtez) chaque bouchée, vous y découvrirez de nouvelles saveurs et une intensité plus grande que lorsque vous avalez tout rond. Ce qui ajoute à l'intensité, c'est la longueur du repas! Vous aurez littéralement l'impression que vous avez goûté plus longtemps! Donc, en résumé, en mangeant lentement, chaque bouchée à plus de saveur. Comme vous mangez plus longtemps, le plaisir s'intensifie et se prolonge. Ne me croyez pas si vous voulez. Pour moi, manger dans des restos plus dispendieux et aux portions plus restreintes est maintenant devenu un pur orgasme. J'ai tellement l'impression de ne pas m'être gavé et d'avoir encore faim à la fin du repas. Trèèèèèèsss ironique, je vous le concède. Vous m'en donnerez des nouvelles!
Secret numéro trois: manger de la soupe est réconfortant. J'avoue qu'après le secret précédent, vous vous inquiétez... Mais il y a un double avantage. Manger la soupe avant le repas remplit l'estomac donc on a moins faim. Mais ce n'est pas le but de cette troisième révélation! À la manière d'un bouillon de poulet pour l'âme, la soupe a cette capacité de nous ramener à la base, voire à la maison. Comme c'est souvent chaud, il faut prendre son temps. Il faut laisser les saveurs envahir le palais. Il faut penser à notre maman qui nous la préparait quand nous étions petit. Et là est mon seul désaccord avec Mafalda...
Secret numéro un. L'exercice physique est bon pour le moral. Quand on frôle la dépression et qu'on broie du noir, rien de mieux que de sortir dehors pour se changer les idées. L'effet ne semble pas être immédiat par contre. Il faut laisser agir les endorphines! Après quelques vingt minutes d'une activité relativement intense, on commence à ressentir les bienfaits. L'image que je me suis faite est que le sang circule partout, purifiant les cafards enfouis dans les veines. Il passe un peu plus de temps dans le cerveau. C'est pour ça qu'on y ressent des pulsations plus fortes lorsqu'on prend un temps de repos. Ça ne transforme pas le problème ni le fait disparaître, mais ça met au moins en perspective qui nous sommes et ce que nous valons. Ça aide aussi à cerner ce qui est important et ce qui l'est moins. Si vous y avez mis assez d'intensité, les effets peuvent perdurer jusqu'au coucher.
Secret numéro deux: manger lentement fait maigrir. Je tiens à faire la lumière sur cette vérité mal comprise. Dans les faits, on vous dira que manger moins rapidement, en mastiquant chaque bouchée, permet d'envoyer des signaux au cerveaux l'avertissant que avez atteint un niveau de satiété. Il n'en est rien. C'est sûrement vrai, ne vous méprenez pas. Mais ça rend manger comme une tâche ardue et particulièrement désagréable. Vous qui, comme moi, devez adorer manger!? L'expérience doit se vivre autrement. Il ne s'agit pas de compter les mastications ni même d'y penser. Il s'agit de savourer chaque bouchée. Vous pouvez, comme on vous le suggère, déposer vos ustensiles entre chaque bouchée si vous le désirez, mais il s'agira là encore d'un "travail". Si vous goûtez (vraiment goûtez) chaque bouchée, vous y découvrirez de nouvelles saveurs et une intensité plus grande que lorsque vous avalez tout rond. Ce qui ajoute à l'intensité, c'est la longueur du repas! Vous aurez littéralement l'impression que vous avez goûté plus longtemps! Donc, en résumé, en mangeant lentement, chaque bouchée à plus de saveur. Comme vous mangez plus longtemps, le plaisir s'intensifie et se prolonge. Ne me croyez pas si vous voulez. Pour moi, manger dans des restos plus dispendieux et aux portions plus restreintes est maintenant devenu un pur orgasme. J'ai tellement l'impression de ne pas m'être gavé et d'avoir encore faim à la fin du repas. Trèèèèèèsss ironique, je vous le concède. Vous m'en donnerez des nouvelles!
Secret numéro trois: manger de la soupe est réconfortant. J'avoue qu'après le secret précédent, vous vous inquiétez... Mais il y a un double avantage. Manger la soupe avant le repas remplit l'estomac donc on a moins faim. Mais ce n'est pas le but de cette troisième révélation! À la manière d'un bouillon de poulet pour l'âme, la soupe a cette capacité de nous ramener à la base, voire à la maison. Comme c'est souvent chaud, il faut prendre son temps. Il faut laisser les saveurs envahir le palais. Il faut penser à notre maman qui nous la préparait quand nous étions petit. Et là est mon seul désaccord avec Mafalda...
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Baie-Saint-Paul, QC, Canada
samedi 16 mars 2013
Mise à jour
La mise à jour suivante comporte les modifications ci-dessous:
- Ajout de l'onglet "Haïkus", une page qui contient des poèmes que j'ai créés au cours des dernières années. Optimisé pour iOs2.
- Ajout de l'onglet "Courses 2013", une page qui contient les informations sur mes entraînements pour cette année. Non compatible avec iTunes.
- Retrait des onglets "Facebook" et "Instagram" au haut de la page.
- Ajout de l'onglet "Suivez-moi sur les médias sociaux" situé dorénavant sur la droite, en haut de la photo "Qui suis-je?", facilitant la consultation de Facebook, Twitter, Youtube et Instagram.
- Ajout de l'onglet "Haïkus", une page qui contient des poèmes que j'ai créés au cours des dernières années. Optimisé pour iOs2.
- Ajout de l'onglet "Courses 2013", une page qui contient les informations sur mes entraînements pour cette année. Non compatible avec iTunes.
- Retrait des onglets "Facebook" et "Instagram" au haut de la page.
- Ajout de l'onglet "Suivez-moi sur les médias sociaux" situé dorénavant sur la droite, en haut de la photo "Qui suis-je?", facilitant la consultation de Facebook, Twitter, Youtube et Instagram.
Pays/territoire :
Baie-Saint-Paul, QC, Canada
dimanche 10 mars 2013
Fusils: 1. Cafetières: 0.
27 décembre 2012. Je suis confortablement assis dans la Florida Room du condo loué par mes parents pour leur migration hivernale annuelle. Je relaxe, un latté à la main. Mon père m'interpelle. Il veut que je lise un article paru dans le Sun Sentinel. Suite à l'horrible tuerie qui a causé plusieurs morts (majoritairement des enfants) à Newtown au Cunnecticut, des élus du Utah réfléchissent à la possibilité d'armer les enseignants pour protéger les enfants...
Déjà là, vous commencez à paniquer... Parce que vous cherchez comment armer une école de 100, 300 ou 700 enfants va les protéger davantage. Parce que vous vous imaginez aussi où on va ranger ce sacré fusil. Je doute que ce soit sur l'enseignant, à la manière d'un policier. Je doute que ce soit dans un classeur quelconque ou dans son bureau: des endroits trop accessibles et peu logiques. Bref, je doute tout court. Vous paniquez également parce que vous cherchez à comprendre cette logique de fight fire with fire qui est habituellement toujours la bonne solution. Avouez...
De mon côté, j'imagine difficilement un milieu de travail où des dizaines de fusils errent ça et là, à l'insu de certains, mais au su de d'autres. Je m'imagine mal avoir à suivre une formation pour bien tirer tout en expliquant aux élèves qu'ils sont dans un milieu sain, sécurisé et sécuritaire à présent. En revanche, j'imagine facilement un élève péter les plombs et s'en emparer pour les péter à quelqu'un d'autre. J'imagine également la complexité d'avoir à expliquer aux parents qu'il y a des armes dans l'école.
19 février 2013. Je m'imagine savourant un latté dans une Florida Room d'un condo loué par mes parents pour leur migration hivernale annuelle tout en assistant physiquement à une réunion du personnel. On nous informe que la CSST est venue dans l'école et a signalé deux manquements mineurs. Mis à part le problème des luminaires non recouverts dans notre corridor (ce sera réglé sous peu), on souligne qu'il est interdit d'avoir en classe des cafetières. C'est trop dangereux.
Now don't get me wrong. Je suis pour la sécurité des enfants même si je suis contre les fusils scolarisables. Je fais juste le décompte du nombre de cafés renversés depuis le début de ma carrière enseignante. 17 ans, au moins 20 profs par école. Pas un seul déversement létal. 180 jours x 20 profs x 17 ans = 61 200. 61 200 occasions de mon vécu professionnel où un élève aurait pu mourir d'une cafetite aigüe à l'accent grave.
Je pousse la réflexion plus loin encore. Est-ce matériellement possible que j'échappe un café (oui, c'est possible) ET que j'échaude un élève même légèrement (oui, c'est possible) ET que ce soit fatal (WTF?)? Le plus ironique, c'est que je suis tellement occupé lorsque je suis avec eux que je n'ai pas le temps de le goûter, mon café, et que plus souvent qu'autrement, je le bois froid, ce même café.
On ne parle pas de demander aux élèves de transporter des cafés pour des enseignants. On ne parle pas non plus des tasses traditionnelles qui sont quasi inexistantes puisque la majorité du personnel utilise déjà des gobelets refermables, plus sécuritaires. On ne parle pas de compromis. On exige le retrait immédiat des cafetières. À l'instar des salons pour fumeurs, va-t-on créer d'horribles columbariums au mobilier vétuste pour qu'on puisse savourer neuf minutes durant ce savoureux breuvage Ô combien réconfortant, énergisant et si dangereux?
Aux États-Unis, les fusils sont permis. C'est officiel depuis peu en plus (lisez le bref article "Des profs armés au Dakota du Sud" du blog de Richard Hétu sur Cyberpresse)! You can kill a student there, but don't burn one here! Je cherche à comprendre comment, en voulant surprotéger tout le monde tout le temps, on interdit tout ici au Canada. Un accident, c'est un accident. Il faut chercher à les éviter le plus possible, j'acquiesce. Mais on ne peut pas tout prévoir non plus. Tant qu'à tirer le taureau par les cornes, pourquoi ne pas enlever les agrafes des agrafeuses qui pourraient, si un élève les approche trop de son visage, lui crever un oeil. Enlevons les crayons mine, tout aussi dangereux. Non aux feuilles: paper cuts. Les manuels? Entorses lombaires. Non aux planchers aussi parce qu'ils sont parfois si glissants malgré les avertissements des astucieux panneaux jaunes plastifiés (ne faut-il pas penser aux daltoniens analphabètes hispanophoniquement et qui ne maîtrise pas comme moi les subtilités langagières du "cuidado" agrémenté du ô combien célèbrissime picto du bonhomme qui glisse, câlisse?).
J'ai la solution finale en passant. Si les cafetières sont interdites dans les écoles, elles sont tout aussi dangereuses dans les maisons. On les enlève là aussi. Et on paie le Starbucks à tout le monde! Mais on ne laisse pas les enfants y entrer, bien sûr.
Par chance, nous avons encore le droit au thé...
Déjà là, vous commencez à paniquer... Parce que vous cherchez comment armer une école de 100, 300 ou 700 enfants va les protéger davantage. Parce que vous vous imaginez aussi où on va ranger ce sacré fusil. Je doute que ce soit sur l'enseignant, à la manière d'un policier. Je doute que ce soit dans un classeur quelconque ou dans son bureau: des endroits trop accessibles et peu logiques. Bref, je doute tout court. Vous paniquez également parce que vous cherchez à comprendre cette logique de fight fire with fire qui est habituellement toujours la bonne solution. Avouez...
De mon côté, j'imagine difficilement un milieu de travail où des dizaines de fusils errent ça et là, à l'insu de certains, mais au su de d'autres. Je m'imagine mal avoir à suivre une formation pour bien tirer tout en expliquant aux élèves qu'ils sont dans un milieu sain, sécurisé et sécuritaire à présent. En revanche, j'imagine facilement un élève péter les plombs et s'en emparer pour les péter à quelqu'un d'autre. J'imagine également la complexité d'avoir à expliquer aux parents qu'il y a des armes dans l'école.
19 février 2013. Je m'imagine savourant un latté dans une Florida Room d'un condo loué par mes parents pour leur migration hivernale annuelle tout en assistant physiquement à une réunion du personnel. On nous informe que la CSST est venue dans l'école et a signalé deux manquements mineurs. Mis à part le problème des luminaires non recouverts dans notre corridor (ce sera réglé sous peu), on souligne qu'il est interdit d'avoir en classe des cafetières. C'est trop dangereux.
Now don't get me wrong. Je suis pour la sécurité des enfants même si je suis contre les fusils scolarisables. Je fais juste le décompte du nombre de cafés renversés depuis le début de ma carrière enseignante. 17 ans, au moins 20 profs par école. Pas un seul déversement létal. 180 jours x 20 profs x 17 ans = 61 200. 61 200 occasions de mon vécu professionnel où un élève aurait pu mourir d'une cafetite aigüe à l'accent grave.
Je pousse la réflexion plus loin encore. Est-ce matériellement possible que j'échappe un café (oui, c'est possible) ET que j'échaude un élève même légèrement (oui, c'est possible) ET que ce soit fatal (WTF?)? Le plus ironique, c'est que je suis tellement occupé lorsque je suis avec eux que je n'ai pas le temps de le goûter, mon café, et que plus souvent qu'autrement, je le bois froid, ce même café.
On ne parle pas de demander aux élèves de transporter des cafés pour des enseignants. On ne parle pas non plus des tasses traditionnelles qui sont quasi inexistantes puisque la majorité du personnel utilise déjà des gobelets refermables, plus sécuritaires. On ne parle pas de compromis. On exige le retrait immédiat des cafetières. À l'instar des salons pour fumeurs, va-t-on créer d'horribles columbariums au mobilier vétuste pour qu'on puisse savourer neuf minutes durant ce savoureux breuvage Ô combien réconfortant, énergisant et si dangereux?
Aux États-Unis, les fusils sont permis. C'est officiel depuis peu en plus (lisez le bref article "Des profs armés au Dakota du Sud" du blog de Richard Hétu sur Cyberpresse)! You can kill a student there, but don't burn one here! Je cherche à comprendre comment, en voulant surprotéger tout le monde tout le temps, on interdit tout ici au Canada. Un accident, c'est un accident. Il faut chercher à les éviter le plus possible, j'acquiesce. Mais on ne peut pas tout prévoir non plus. Tant qu'à tirer le taureau par les cornes, pourquoi ne pas enlever les agrafes des agrafeuses qui pourraient, si un élève les approche trop de son visage, lui crever un oeil. Enlevons les crayons mine, tout aussi dangereux. Non aux feuilles: paper cuts. Les manuels? Entorses lombaires. Non aux planchers aussi parce qu'ils sont parfois si glissants malgré les avertissements des astucieux panneaux jaunes plastifiés (ne faut-il pas penser aux daltoniens analphabètes hispanophoniquement et qui ne maîtrise pas comme moi les subtilités langagières du "cuidado" agrémenté du ô combien célèbrissime picto du bonhomme qui glisse, câlisse?).
J'ai la solution finale en passant. Si les cafetières sont interdites dans les écoles, elles sont tout aussi dangereuses dans les maisons. On les enlève là aussi. Et on paie le Starbucks à tout le monde! Mais on ne laisse pas les enfants y entrer, bien sûr.
Par chance, nous avons encore le droit au thé...
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mardi 5 mars 2013
Espace Musique
Flâner dans un café, essayer un restaurant, découvrir un artiste: voilà des plaisirs de la vie! Question d'agrémenter musicalement votre semaine de relâche (ou plutôt la mienne!), voici ceux qui ont piqué ma curiosité. Cliquez sur le nom de l'artiste pour avoir accès à son site personnel.
Karim Ouellet
Ça faisait un sacré bout de temps que je n'avais pas écouté du folk. Du vrai à part ça... À l'état brut, pur et naturel. Passenger est en fait le surnom de Mike Rosenberg, un Anglais de 25 ans. Il a d'abord créé son propre band du même nom. Lorsqu'ils se sont séparés, Mike a préféré garder le nom du groupe et poursuivre sa démarche artistique. Fait cocasse, il est très peu connu ici, en Amérique du Nord. En Australie et en Scandinavie, il en va tout autrement. Fort de trois albums (les deux premiers sont moins connus par contre), il a collaboré avec plusieurs artistes dont Ed Sheeran et Selah Sue. Laissez passer dix secondes afin de vous habituer à sa voix différente. Vous oublierez rapidement et vous parviendrez même à aimer paroles et musique! ** À écouter: Let Her Go, The Wrong direction, Circles, My Heart's on Fire.
Ho Hey! La toune joue et rejoue depuis plusieurs semaines maintenant (au grand dam de Jonathan Custeau lors de son périple à Végas!). C'est un folk nouveau genre, beaucoup plus rythmé et beaucoup plus joyeux musicalement. Le groupe, composé d'une fille et 4 types (aucun lien avec Céline par contre!) se laisse découvrir lentement. On leur espère d'autres succès... Et si vous aimez, ils se produisent au Métropolis le 1er mai prochain! ** À écouter: Ho Hey!.
J'ai découvert cet artiste lors de son passage à "Tout le monde en parle" il y a quelques semaines. Un gars posé tenant des propos intelligents. La musique qu'il compose reflète bien l'artiste en plus. On assiste pas à une révolution au niveau des paroles et de la musique, mais le tout a de charmant le bonheur qu'il dégage. La preuve que dire "Je t'aime" n'a pas toujours besoin d'être compliqué! Il sera en spectacle partout en province au cours des prochains mois. Je me promets une représentation gratuite à la maison de la culture Ahuntsic-Cartierville en avril prochain... si je réussis à me procurer des billets! ** À écouter: Fox, Foudre, L'amour.
D'abord repoussé par le titre de la chanson "La vie c'est d'la marde", j'ai dû me résigner à (finalement) écouter le clip sur Youtube. Oh! Surprise! Cette acadienne a un sens de l'humour particulièrement développé! Le danger de la chanson, c'est qu'elle accroche rapidement et qu'elle reste stucké dans 'tête! Je ne connais pas vraiment les autres chansons de l'album, mais la pochette est fort inspirante... À tester pendant les vacances! ** À écouter: La vie c'est d'la marde.
Complètement différent comme genre. On est dans le rap/hip-hop/R&B. Ben Haggerty est originaire de Seattle. Déjà un point positif pour lui. Il travaille depuis quelques années avec son meilleur ami Ryan Lewis. Ensemble, ils ont conçu l'album "The Heist" sur lequel vous pouvez entendre la populaire Thrift Shop. Mais il ne s'agit là que d'une chanson qui ne les définie pas. Du tout. L'ensemble de l'album comprend 18 chansons (si vous achetez la version deluxe sur iTunes) et plusieurs collaborations. Fervent défenseur des droits LGBT, il décrit ses opinions politiques dans la sublime chansons Same Love déjà publiée dans un post précédent. À découvrir au volant. Surtout cet été. ** À écouter: Can't Hold Us, Thrift Shop, Same Love, My Oh My.
Un ancien élève m'a parlé de cette application iPhone/iPad (disponible également sur Androïd). Il s'agit d'un système de playlists préétabli. En choisissant un mood, vous avez la possibilité d'agrémenter un souper, une randonnée ou un workout au son d'artistes que vous connaissez (ou pas!) et que vous découvrirez. Quoi de mieux pour découvrir de la nouvelle musique? Il faut obligatoirement une connexion internet pour pouvoir en profiter par contre...
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