mercredi 16 avril 2014

Washington, DC ou l'art de repartir


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Ouf...  J'avais besoin de repartir.  Un mois encondoté, quoique bien entouré et diverti, je m'encrassais...  Je commence même à me demander comment je vais faire lorsque je serai de retour au travail...

On vieillit.  On change.  On se découvre plus sociable qu'on pensait!  Entreprendre une nouvelle aventure avec déjà en tête l'objectif de rencontrer de nouvelles gens, ça, ce n'est pas le moi que je connaissais il y a si peu longtemps.  Partir rencontrer une amie rencontrée elle-même en voyage, ça frisait le ridicule il y a un an!  Sentir le besoin d'être déstabilisé et d'être égaré dans une autre ville, ça enrichit le bonheur de vivre.

J'ai donc acheté les billets il y a quelques semaines déjà.  Départ de Burlington, Vermont, parce que cette frontière maudite double plus souvent qu'autrement les frais encourus.  Même avec l'essence et les deux heures de route qu'il faut mettre, on s'en tire pour bien moins!  Et il y a l'avantage d'éviter les douanes à l'aéroport ce qui, de surcroît , raccourcit considérablement le délai darrivée.  Il n'y a pas que des avantages, bien sûr.  Pour un billet à prix équivalent, mieux vaut partir de Montréal.  Mais avec Nexus.  Toujours avec Nexus.  Le meilleur 50$ qu'on peut investir pour sauver du temps et, dans ce cas-ci, éviter un retard certain à mon retour!

Church Street m'attendait religieusement.  Vagabonder quelques heures avant son départ dans un quartier qui accueille de nombreux étudiants à cette époque de l'année détend le voyageur.  Ça permet de prendre un café ou une collation.  Et en un clin d'œil, on se retrouve dans la navette offerte par lagence de location de voitures où on se gare pour économiser puisquelle se situe à moins de cinq minutes de bus.  L'aérogare se traverse quasiment entre deux respirations hâtives.  Ici, être TSA pre-approved n'accélère rien, car il n'y a rien à accélérer!  Et hop!  L'avion arrive de Détroit, se stationne et nous fait monter.  Recul et envol vers la capitale américaine.  Aussi rapide que ça.


Dulles.  Prononcé Da-llesse.  Lé-gè-re-ment plus vaste et on ne peut y retenir son souffle!  Mais tout y est bien identifié.  Des trains qui nous téléportent d'une aile à une autre avant d'atteindre finalement la sortie ou on monte à bord du bus de ville pour 6$.  Transfert au centre-ville en trente minutes.

Richard Massey m'attend à la station Foggy Bottom.  Il a accepté de m'héberger pendant deux soirées.  Luxueux condo dans un quartier huppé de DC.  J'y rencontre également Gabriel, un brésilien qui s'installera pour un an en ville.  Il a laissé son copain français au Pays-Bas.  Il a obtenu un job à la commission interaméricaine des droits de lHomme en lien avec les droits LGBT.  26 ans, mais un solide bagage.  Une soirée remplie de conversations enrichissantes avec mes deux nouveaux comparses.  Qui l'eut cru?  Je ne m'emmerde même pas.  Sérieusement.


Je me suis muni d'une carte SmartRide, l'équivalent de notre Opus montréalaise.  Les tarifs varient en fonction de la distance parcourue et du moment de la journée, les deux pointes étant de loin plus dispendieuses.  Mais le but n'est pas de voyager en transport en commun.  La balade urbaine me manquait considérablement.  Vivement les yeux rivés à gauche, à droite, en haut, en bas, à l'arrière, vers l'avant...  En voyage, les sensations sont décuplées.  À l'heure actuelle, je serais davantage en mesure de vous décrire Washington que Montréal, là où je suis davantage un human being qu'un human doing.  Les gens klaxonnent, des piétons me pressent, d'autres gênent ma progression.  On.  S'en. Fout.  Croire que visiter une nouvelle ville serait une source d'anxiété est loin de la réalité.  Le stress qu'on y vit est différent, centré plus sur le "oussé-que-j'suis" que sur l'urgence de vivre.  Et on pardonne tout plus facilement aussi.  Les enfants qui crient, les touristes qui nous retardent, les locaux qui s'empressent aussi.






 Puis j'ai visité.  Le Lincoln Memorial, la Reflection Pool, le Washington Monument, le Capitole, le Martin Luther King Jr. Memorial, le Jefferson Memorial, le Pentagone, les Smithsonian Botanical Gardens, Zoo et Holocaust Museum.  Gratuitement.  Parce qu'ici, on ne charge pas pour la culture.  On investit.  Ils valent tous la peine et je n'ai vu qu'une infime partie de ce qui m'était possible.  Je pourrais ici vous en décrire les vertus et caractéristiques mais ce n'est pas nécessaire.  Les photos parlent par elles-mêmes.  De toute façon, vous m'écrirez pour avoir plus d'information ou vous laisserez simplement vos yeux se divertir.  C'est ça un voyage.  On peut l'écrire et le décrire en long et en large, mais reste qu'il s'agit d'une expérience personnelle.  Qu'il s'agisse d'Histoire ou d'observer la faune locale, on suit notre cœur qui s'enrichira de l'expérience.  Et on ne se juge pas de ne pas tout faire ou de le faire comme les autres l'ont fait.

Qu'est-ce qui m'a plu?  Louer un vélo pour découvrir!  C'est ainsi que j'ai navigué les méandres de cette ville qui se laisse découvrir.  C'est ainsi que j'ai croisé au passage un retraité m' a abordé spontanément parce que j'avais l'air bien (et touriste aussi!) pour me dire qu'ici on ne construit pas plus haut que douze étages.  Parce qu'on veut que le soleil entre dans la ville.  Partout.  Aussi, à vélo, on prend plus le temps.  On planifie ses déplacements de sorte qu'on puisse tout voir ce qu'on veut.  On priorise.  On restreint la liste pour pouvoir mieux l'apprécier.

Armé de mon sourire et d'une patience redécouverte, j'ai participé à un Progressive Happy Hour - où le prix des drinks augmente en fonction de l'heure de la soirée.  J'ai ensuite joint un Bear Happy Hour où j'ai fait la connaissance de différents gars tous aussi intéressants les uns que les autres.  Un retraité démocrate immigrant canadien promulguant les activités sociales de la ville.  Deux grands amis en ville question de passer une soirée arrosée aussi.  Deux autres amis à la chasse mais assez disponibles pour accepter une conversation sans lendemain.  Tous sont catégoriques: le gay DCien est bête et superficiel.  Alors, compagnons, expliquez-moi pourquoi je n'ai jamais eu ce ressenti au cours de mon périple?  Au contraire, on me retourne toujours ce sourire et on discute avec moi comme si je suis un ami de longue date?  Ça renforce ma théorie qui stipule que quand on vient "de la place", on ne prend pas le temps...

Avant de partir, j'ai brunché avec Gabriel.  Chez Annie.  Avec Ken.  Annie, c'est le resto.  Ken, c'est le colocataire temporaire de Gabriel.  Moi, c'est Daniel, le gars qui n'en revient pas à quel point c'est facile de profiter de la vie parfois.

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Je suis de retour chez moi.  Je m'ennuie trop de Ricardo quand je pars longtemps.  On fête déjà notre 1er anniversaire ensemble aujourdhui même.  Je sens quon formerait une équipe du tonnerre si on voyageait plus ensemble.

Chez moi, Potiron m'a manqué lui aussi.  Oh my God!  L'affection que requiert ce félin va au-delà des bornes!

C'est ça, partir!  On se donne.  À soi.


Et alors, on ressent le besoin de repartir...

samedi 5 avril 2014

Les photos sont en ligne!

Les textes sont prêts mais je paresse...  Pour l'instant, vous avez accès aux photos de mon voyage dans le sud!

 Le sud... différé(mment)