samedi 29 juin 2013

Ad mare usque ad mare ou Le Grand Défi Pierre Lavoie

Voici un texte que ma collègue et moi voulions transmettre à Pierre Lavoie afin d'obtenir une bourse.  Les délais se sont écoulés avant...  Comment faire des moyens de pression...

***

Traverser le Canada.  D'un océan à l'autre.  41 jeunes, 2 enseignants.  Collectivement, deux groupes de sixième année du primaire d'une école en milieu défavorisé à Montréal-Nord.  Des élèves du bain linguistique/anglais intensif.  Going across Canada...

De la motivation, du dynamisme et de la persévérance.  Même quand il a fait -35°C.  De quoi être fiers!

Chaque matin, le son de la cloche de 8h marque le coup de départ de nos kilomètres collectifs quotidiens.  Que ce soit à la course ou à la marche, les enfants font le grand tour du bloc.  Ils côtoient les bénévoles du Club des petits déjeuners, quelques voisins sportifs et trois brigadiers qui les saluent chaque matin.  Parfois, lors de fêtes spéciales, ils ont le droit d'avoir un chocolat ou un bonbon festif!  Il est comme ça, Monsieur Noël.  On l'appelle même le père Noël.  Pas dans son dos: c'est sa blague!

Question qu'on sache où on s'en va, une fois par mois, une équipe de quatre élèves nous présente la province où nous sommes rendus.  Capitale, villes importantes, personnages célèbres, héros, ...  Ils peuvent le faire en français, mais ils choisissent souvent un plus gros défi et le font en anglais.

Sur notre babillard collectif, une imposante carte du Canada indique la distance parcourue.  St-Jean en septembre, Charlottetown en octobre, Halifax en novembre, Québec en décembre, Toronto en janvier, Winnipeg en février, Régina en avril...  Et jamais de Starbucks sur le chemin, au grand dam des enseignants!

Les directrices se plaisent à venir nous voir.  "Vous êtes rendus où?"  On nous félicite dans le mensuel aux parents.  On est fier de nous!  Et nous, on est fier de nous aussi!  Les succès s'accumulent.  Deux médaillés au Cross-country annuel sur l'Île Ste-Hélène.  Une de bronze chez les filles.  Une d'or, élite en plus, chez les garçons.  Et plusieurs autres dans les tops 10 féminin et masculin.  Pas un seul élève frustré, car ils s'étaient fixés des objectifs qu'ils ont atteint.  Chacun a reçu un billet de mérite soulignant les 100 premiers kilomètres parcourus, puis les 200.  Peut être en aurons-nous un qui dépassera individuellement les 300 kilomètres...

Et vous vous demandez ce qu'on veut de vous?  C'est simple!  On ne le sait pas!  Nous sommes deux enseignants comblés par leur travail (certains jours plus que d'autres, granted!).  Nous aimerions bien leur offrir un souper 5 services dans un resto chic de la ville (Leméac si possible), une sortie à la Ronde, un voyage à Vancouver pour qu'ils constatent où ils se sont réellement rendus.  Mais c'est utopique.  Pas de l'obtenir: de le vouloir!  Nous cherchons simplement une façon de les récompenser, de leur laisser un souvenir tangible. Une preuve que la maxime "Seul on va plus vite.  Ensemble on va plus loin."  confirme leur réussite.  Une médaille?  Un t-shirt?  Un certificat?  Comment diable dépenser 5 000$?  Les idées sont déjà en action pour l'année prochaine!

Sur ce, nous vous laissons avec nos souvenirs photographiés.  On doit vous quitter: semble t-il qu'il y a un Starbucks à Calgary qui nous attend et nous ne voulons pas le manquer avant les rocheuses.  Ocean Pacific: here we come!
 



mercredi 26 juin 2013

La préparation est terminée!

Huit semaines déjà!  Je ne sais pas comment aborder le sujet par contre.  Huit semaines que je m'entraîne à la course ou huit semaines que j'ai terminé le zumba?  Restons positif...

Au cours de cette période, la chance m'a plutôt souri.  Premièrement, la fraîche température a favorisé les courses.  Une seule canicule qui a eu des conséquences désastreuses sur ma randonnée!  35°C, ça ralentit un homme!  La pluie s'est mise de la partie à quelques reprises, mais ça n'a pas ralentit mes ardeurs.  Je dirais même que ça m'a motivé un peu plus.  On se sent comme un super héros sous la pluie...  Les gens me regardaient comme si j'étais un extra-terrestre!  J'ai raté quatre courses (sur les 32 prévues)...  C'est ça, les nouvelles relations!

Je disais donc que j'ai terminé cette période d'entraînement avec un test de 10km dimanche dernier.  À l'image de la vie.  À l'image des derniers mois...  Sur la ligne de départ, après avoir commenté sur Facebook, je démare enfin l'applicatoin Nike+.  L'icône de partage Facebook refuse de s'allumer.  Après quelques tentatives infructueuses, je décide de déconnecter pour mieux reconnecter.  Le mot de passe ne fonctionne plus.  Je réessaye après avoir reçu le lien dans mes courriel.  Le iPhone refuse de l'intégrer.  Résultat: je devrai courir sans l'application.  Tout pour faire suer un gars!  Non seulement je ne recevrai pas les encouragements, mais il me sera également impossible de connaître la distance parcourrue, l'allure et le temps.  Merde!  Il faut s'adapter à la vie et ne pas la laisser voler le meilleur de nous.  Une app qui ne fonctionne plus, ce n'est rien comparativement au paysage bucolique qu'on a silloné!

Sur la route, je croiserai cinq photographes officiels qui se chargent d'imortaliser le moment.  Je rate le premier qui vérifiait son objectif.  J'ai croisé le second trop tard.  Le troisième était assis lorsque je l'ai vu.  Enfin, j'ai apperçu le quatrième longtemps d'avance et j'ai pu prendre toutes les poses sportives suggestives nécessaires.  Je doute qu'il m'ait pris en photo, mais je me dis que j'ai dû être inattentif un moment.  Enfin, deux photographes attendent sur la ligne d'arrivée où j'exhibe une pose victorieuse.  Habituellement, quelques jours plus tard, les coureurs recoivent par courriel un lien les menant vers le site qui contient les clichés.  Voici donc ce lien et mes photos:

Pas une Es%$e de photo!
Ma patience a été solidement mise à l'épreuve!  Malgré ceci, je suis resté serein tout au long de la course qui s'est déroulée, soit dit en passant, de façon exemplaire.  Je me suis remémoré les commentaires de Ricardo.  Je me suis rappellé qu'il fallait voir la vie du bon côté.  Et j'avais en background "Feel This Moment" pour feeler le moment.  J'ai apprécié les paysages, les gens, la bonne humeur des bénévoles et la qualité de l'organisation.  Je suis fier du moi en devenir.
Pour ce qui est des résultats, les voici.  Je suis entré le 476e sur 1172 coureurs.  J'ai terminé 399e (selon le temps officielle de ma puce électronique qui correspond à 56 minutes et 20 secondes).  Je suis donc dans les 33 premiers pourcents, une énorme amélioration comparativement à l'an dernier où je terminais fréquemment dans les 20 derniers pourcents.  Je partage ceci afin de m'en souvenir.  La vie n'est pas une course.  On peut être fier de ses progrès sans que ce soit un défi...  

L'entraînement officiel en vue du demi marathon d'Ottawa est déjà commencé.  Je me sens prêt et motivé.  On va voir où ça va me mener!  Pourquoi alors ce rhume en fin d'année scolaire?  Certains mystères sont difficiles à résoudre...




mardi 25 juin 2013

Tout s'active!

Eh bien voilà!  Dans moins d'une semaine, je pose les pieds à New York!  Question de piquer votre curiosité, je vous encourage à vous abonner au site, à abonner vos amis, à me suivre sur Facebook, sur Twitter et Instagram.  Billets achetés, ordi arrimé!  Ready?  Go!  (In 5 days...)

jeudi 13 juin 2013

Le gâteau au fromage et la crème glacée

J'aime le gâteau au fromage.  En fait, j'exagère.  J'adore le gâteau au fromage.  C'est sublime, un point c'est tout.  Ça me rappelle New-York et les Golden Girls, le jazz et la détente.  Tout ça en même temps.  Si je devais choisir un seul et unique dessert à savourer le reste de ma vie, ce serait le gâteau au fromage...

Ou la crème glacée.  J'aime la crème glacée.  En fait, j'exagère.  J'adore la crème glacée, un point c'est tout.  Ça me rappelle l'été et les voyages, les soirées entre amis et les accolades amoureuses.  Tout ça en même temps...

Vous commencez à me connaître.  Vous vous doutez bien qu'il ne s'agira pas d'un texte sur les bienfaits des p'tites molles (quoique...)!  Je fabule encore, gentes gens de la fontaine... 

***

Un jour certain, Maître Renard avait le goût d'un dessert plus que d'un autre.  Ce vendredi soir, celui d'un divin morceau de fromage, en gâteau plus précisément.  Vous savez, cette ferme mais onctueuse crème ornant une délicate mais goûteuse croûte aux biscuits Graham, souvent nappée d'un exquis coulis au chocolat ou mieux encore de crumbles au caramel salé?  Toute la fin de semaine durant, pâmé devant l'idée de déguster ce dessert et charmant au passage Maître Corbeau qui, lui, le gardait dans ses propres becs, Maître Renard attendit...  Pas grave la première soirée.  Va pour la seconde aussi.  Mais on se lasse d'attendre...

Puis, Maître Corbeau succomba au charme en fin de journée dominicale.  Ce qu'il fut savouré, ce (gâteau au) fromage!  N'était-ce pas ce que son complice désirait depuis déjà deux lunes?  Ses papilles gustatives ont frôlé l'orgasme buccal, lustrant même au passage son égo doré.  Mais il reste que comme toute bonne chose, elle s'est achevée, laissant à la fois un sentiment d'assouvissement... et un manque.

Un manque de n'avoir pu profiter que brièvement cette délicatesse tant attendue.  Un manque, un peu comme une drogue aux brèves euphories.  Puis, la naissance du désir d'en vouloir plus encore...  Malgré tout, une réconfortante satiété d'avoir obtenu l'attention convoitée.

La morale de cette histoire?  À tant vouloir le gâteau au fromage, on oublie de regarder les multiples desserts servis au cours de la même fin de semaine.  Des desserts que Maître Renard et Maître Corbeau aiment tout autant tous deux.  Il y a bien eu la Key Lime Pie du vendredi soir dégustée sur Crescent parmi les Ferraris, le brownie partagé lors du retour à la maison, le tiramisu commandé dans le Mile End et achevé dans la Petite Italie, les biscuits double-chocolat partagés entre amis samedi soir, le Thumbs Up indien prit sous une couverture montréalaise.  Et la crème glacée.  Toute la fin de semaine.  

J'ai oublié de pleinement savourer ces succulents desserts.  Et parce que j'ai mis tant d'emphase sur l'instant prévu et sa finalité, je n'ai pas pleinement apprécié les bonheurs qu'il m'a servi.  À sa façon.  Avec une immense affection et de petites attentions.  Toutes aussi divines les unes que les autres.  Quel chef, ce corps beau!

Dimanche soir, j'ai cessé de ne vouloir que du gâteau au fromage.  Et j'ai commencé à voir qu'on m'a servi beaucoup de crème glacée.  Beaucoup.

J'aime la crème glacée.  En fait, j'exagère.  J'adore la crème glacée...

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Ce texte est classé G: général.  Pas 18 ans et plus.  C'est une fable, mes amis!  Not a sex story!  My God!  Get over it!

vendredi 7 juin 2013

Journée nationale pour contrer l'homophobie


Rocher de Grand-Mère
Vous deviez lire ce texte pour la première fois le 17 mai.  C'était la journée nationale pour contrer l'homophobie.  De mon côté, je l'ai écrit quelques semaines plus tôt.  Deux semaines plus tôt.  Au fait, il mijote depuis déjà un bon bout...

Mon syndicat (S.E.P.Î.) a permis à six personnes de participer à la seconde mouture du congrès pour lutter contre l'homophobie.  C'est donc avec enthousiasme que je me suis rendu à l'Hôtel Mortagne les 25 et 26 avril dernier.  L'intimidation ayant la côte cette année, on sent qu'on a considérablement investi dans sa préparation.  Nous sommes loin des locaux inconfortables d'il y a deux ans à l'UQAM (bien que je suis loin de renier mon alma mater!).  Les conférences communes et collectives sont également plus sérieuses et officielles.  Les thèmes abordés aussi...

Notez de prime à bord que la situation n'est pas particulièrement reluisante partout à travers le monde.  L'homosexualité est passible de la peine de mort ou d'emprisonnement dans certains pays.   La France n'est que le 13e pays à légaliser le mariage gay.  L'Angleterre emboîtera le pas sous peu.  Au cours des divers ateliers auxquels j'ai participé, j'ai pu approfondir des thèmes, découvrir des outils ou des moyens pour prévenir ou intervenir.  Tous intéressants de part comme d'autre.  Instructifs.  Rationnels.  Pédagogiques.  Voilà.  Ce à quoi on est en droit de s'attendre dans un événement comme celui-ci.  Il ne s'agit pas d'une critique, mais bien d'une constatation.  Pas de semonces à faire: tout était à la hauteur.

Mais la vie a ceci de particulier: elle nous surprend dans les détours...  L'atelier auquel je souhaitais le plus participer, mon dernier, a été annulé.  On m'a inscrit sans mon consentement à un autre dont le descriptif ne m'avait guère plus.  Mais bon, puisqu'il le fallait, je me suis joint au groupe, accompagné par de nouvelles gens rencontrés sur place et, ma foi, fort sympathiques.  Et c'est à ce moment que la magie a opéré...

Devant moi, sur de hauts tabourets, six adultes.  Trois couples.  Hétérosexuels.  Avec des looks différents.  Des attitudes différentes.  Certains semblent gênés, d'autres plutôt  à l'aise.  Le dernier couple semble plus réservé.  Ils vont tous par contre s'adresser à nous pendant 90 minutes.  Le thème?  Leur réaction suite au coming out de leur enfant.  On a eu droit à de l'émotion à l'état brut.  "Comment j'ai réagi?  J'ai dit à la psychologue que j'aurais mieux aimé que mon enfant naisse avec deux bras en moins!  Voilà ma réaction!".  Un autre papa a dit "Je me suis fermé la gueule.  Pendant trois mois.  J'ai évité la conversation parce que je ne sais pas ce que je lui aurais dit."  Les mamans sont plus sensibles mais tout autant bouleversées à l'annonce.  "Ce n'est pas ce que l'on souhaite pour notre enfant.  Aussi simple que ça!".

Mais l'atelier est (savamment) divisé en quatre parties.  On apprendra par la suite comment se sont passées les journées puis les trois mois subséquents.  On assistera au désarroi, à la recherche d'aide, à l'écoute de solutions, aux hauts et au bas...  On terminera avec le temps présent...  

J'écris et l'émotion est encore à fleur de peau.  Je ne suis pas (encore) père.  Je n'ai pas la prétention de connaître l'Amour inconditionnel qu'on peut avoir pour nos enfants.  Chose certaine, elle était palpable dans les derniers instants de cet atelier.  La fierté se lisait dans les yeux de ces trois couples.  Le sentiment du devoir accompli aussi.  Parce que quand on est parent, tout ce qu'on veut, c'est que nos enfants soient en santé.  Et surtout: Heureux.  Même si leur bonheur n'est pas nécessairement le nôtre...  Ces parents ne font pas que le tolérer ou l'accepter: ils le vivent.  Fièrement.  Ils sont engagés au Gris Québec, ils militent auprès d'eux, ils les défendent auprès de collègues, amis et familles homophobes.  Ils apprennent d'eux.  Je vous résume malhabilement les derniers propos de Jacques, le papa qui s'est tu pendant trois mois.  "Aujourd'hui, mon fils et moi, nous sommes soudés.  Il m'a fait prendre conscience que la personne qui avait le plus de préjugés était moi-même.  Que ma mère, son frère et ma famille l'ont accepté d'emblée.  Et je ne peux qu'être heureux de cette transformation.  C'est grâce à lui si aujourd'hui, je me suis trouvé une nouvelle passion: l'écriture!  Je ne serais pas qui je suis sans lui..."

La preuve qu'on peut aussi apprendre de nos enfants...

Voici la vidéo produite par le Gris Québec.
Prenez le temps de regarder, d'écouter.
S.v.p.: quand vous aurez 15 minutes...




samedi 1 juin 2013

Ça sent les vacances!

Chaque printemps, quelques jours avant la fin de l'année, je me paie un nettoyage dentaire (et cette fois-ci une réparation de carie!) à Grand-Mère.  Dentiste: Denis Bellerive.  Le seul qui a su être douillet avec moi au fil de mes nombreux plombages.  De votre côté, vous cherchez à comprendre le lien avec le titre...

Voyez-vous, ces voyages annuels en Mauricie me font du bien.  En plus de me remettre l'émail dentaire scintillant, j'en profite pour me balader sur la promenade du St-Maurice et prendre une bière au Pub 57.  Défunt cette année.  Ce sera donc au trou du Diable.  Parce que la vie a le droit d'évoluer aussi.  C'est une des seules p'tite frette que je savoure vraiment dans l'année!  Elle a un effet apaisant et sécurisant: les vacances s'en viennent!

La vie ici est tout à fait différente.  La population vieillissante se balade et discute.  Les étudiants flânent dans le centre-ville, se gavant de malbouffe, profitant de quelques minutes de repos avant le retour en classe de l'après-midi.  Les mâles sont virils.  Et les voitures viennent toutes de chez Cossette.  Comme Sylvain.  Ici, le monde se connaît.  En tabarnak à part de ça, du moins si je me fie aux conversations autour de moi!  Cherchez pas des voiles ou des kyrpans ici.  Peut-être une prière en ouverture de session mensuelle à la mairie par contre.  Mais on n'est pas à Saguenay non plus...
Je ne serais pas capable de vivre ici.  J'ai besoin de prendre mon copain par la main sans me sentir regardé.  J'ai besoin de mon Starbucks aussi.  J'ai besoin de vivre incognito.  Parfois.  Pourtant, j'Adore venir ici!  C'est un peu comme un riche dessert calorifique qu'on doit savourer au moins une fois par année.  Sauf que je ne me sens pas coupable après!  Ici, la vie sent plus vraie.

Je me suis permis un détour chez Clarah, le resto familial de St-Gérard.  Ça faisait un sacré bout.  J'y venais presque tous les vendredis soirs d'automne il y a 7 ou 8 ans, lorsque nous allions camper au parc de la Mauricie.  L'ambiance y est la même.  La déco aussi je pense.  Et c'est parfait ainsi.  La serveuse connaît les clients.  Les clients connaissent la serveuse.  La mienne, Sylvie, n'est pas là aujourd'hui...

Mais au moins, il y a ma soupe aux pois...