Voilà! Nous comptons les dernière minutes de 2014. Cette fois-ci, âgé de 40 ans. 40 ans! My God! Ça a passé rapidement...
Je suis né à 3h15 le matin du 28 décembre 1973. Quelques mois après la fondation de Roots Canada. Quelques jours avant qu'on permette aux hommes d'entrer dans les salles d'accouchement. Plusieurs années après les guerres mondiales mais bien avant l'arrivée d'internet. Generation X. Why?
J'ai eu bien peur cette semaine... Rien de dramatique pour vous, mais j'ai failli perdre mon nom de domaine, danielpointcomme. Voyez-vous, habituellement, le tout est renouvelé automatiquement. Sauf que de mon côté, je n'ai pas utilisé le compte très souvent ce qui signifie qu'on l'a désactivé et qu'il m'est devenu quasi impossible de payer les frais annuels pour l'hébergement. Il a fallu plus de 50 heures de travail pour parvenir à tout réparer! Un gros merci à Catherine, en Irlande, qui y a mis une énergie incomparable!
Pourquoi cette histoire? C'est pourtant simple! Je pense qu'elle représente bien l'année que j'ai vécue. Tout commence par un projet, un défi, un objectif, une passion. Elle germe dans nos tête et fait son bout de chemin jusqu'à ce qu'elle se concrétise. On travaille fort pour la mettre au monde, parce qu'on veut qu'elle soit parfaite. Au début, on y donne son 200%, puis on vaque à d'autres occupation sans jamais l'oublier mais en étant pas toujours aussi présent. L'été revient et on a le goût de passer plus de temps ensemble parce qu'on a plus de temps à passer ensemble. Puis, l'automne et d'autres loisirs viennent tempérer la présence pourtant si active... L'hiver se pointe et c'est la crise! On va presque tout perdre! On l'a pris un peu acquis et il faut bûcher fort pour réparer nos erreurs! Mais quand on se retrouve, c'est le bonheur! Et on se promet de ne plus se perdre!
Vous n'êtes pas sensé tout comprendre et il ne s'agit pas tellement de mes aventures amoureuses dont je fais référence ici! Voyez-vous, cette année, il y a eu beaucoup de changements dans ma vie. Après une séparation à l'amiable nécessaire, je me suis mis à butiner ici et là. J'ai retrouvé une bonne part de ce que j'étais avant et de ce que je veux devenir. Sur ma route, j'ai croisé un être merveilleux qui m'a fait connaître l'Amour. Je n'en reviens pas parfois! Nos différences me font grandir au quotidien mais plus que tout, son écoute et sa patience (bien qu'il dit que c'est moi qui en a le plus!) me grounde.
J'ai perdu de bons amis aussi cette année. On pense qu'on va rester près quand on se sépare. Mais veut, veut pas, on ne peut pas les attacher, ces bonnes personnes. Je les ai aimées de tout coeur et je suis si heureux de leur passage dans ma vie. Je les vois vieillir via Facebook et je suis content pour eux. Ils garderont une place spéciale dans mes pensées et dans mon coeur.
Ah! J'ai aussi perdu d'autres amis pour des raisons qui me sont moins connues. J'en ai offensé certains. Nous en avons parlé. Et ils m'ignorent volontairement et consciemment quand nous nous croisons. Ça, je ne sais pas pourquoi, car il ne sont pas venus me le dire. Je me suis excusé. Ils ne me souhaiteront plus "Joyeux anniversaire!" sur Facebook mais bon, je ne peux rien y faire non plus. Peut-être que ça leur fait du bien...
Mais (re)bon(d). J'ai 40 ans maintenant. J'ai du travail à la tonne à faire sur moi. J'ai appris cette année que je suis un bonne personne. Avec des défauts. Des gros. Mais des osties de grosses qualités aussi.
Les derniers moments de 2013 me guident vers une paix intérieure plus grande. J'ai des périodes d'anxiété, comme auparavant. Je crois que j'en aurai toujours. Mais je commence à comprendre, à 40 ans, que si je n'accepte pas de vivre avec moi, je rate une sacrée chance de connaître un bon gars!
Je ne peux passer sous silence les personnes importantes dans ma vie actuellement.
Chantal, je suis si heureux d'avoir appris à te connaître davantage cette année! C'est un privilège de te connaître et d'apprendre de toi chaque jour. Merci de m'accepter comme je suis et de m'aimer pareillement! We will have a great break!
Mélanie, on se parle, on s'écrit ou on se voit genre 5 fois dans l'année! Mais chaque fois, c'est comme si c'était hier! C'est étrange comme on peut tout se dire sans se sentir jugé! Chantal et toi êtes tellement des personnes qu'on gagne à connaître!
To my Musifit family, a million thanks! Un gym, c'est un gym! C'est vrai. Mais là-bas, on se sent bien! Il s'y dégage une énergie phénoménale qu'on ne peut que capter et s'enrichir! Nikita: you are a GREAT person! Je ne sais pas ce que tu feras comme travail plus tard mais tu toucheras bien des coeurs! Pleeeeeaaaaaase be a teacher! Je ne sais même pas pourquoi je te dis ça parce que c'est pas le job le plus simple au monde. Je sais seulement que les enfants bénéficeraient de ta joie de vivre!
Ricardo, you are my Man! Never change! Keep the drama! Make me grow every day (spiritually that is, but I'm open to suggestions! LOL!) When I think of you, I get all warm inside (spiritually that is, but I'm open to suggestions! Double LOL!). 'Nough said. You are perfect! For me anyway!
À tous les autres, je vous aime aussi. Nous nous voyons moins mais nos moments partagés ensemble me font du bien. Vous avez vous aussi vos amis proches et vos familles. Vous n'avez pas besoin de moi pour survivre. Mais sachez que ma vie sans vous n'aurait pas la saveur qu'elle a!
Qui que vous soyez, si vous avez fait un bout de chemin avec moi cette année, que vous ne me parliez plus ou que vous festoyez avec moi "Mexican Style" ce soir, que vous soyez en Floride, à New-York, à Ogunquit, à Plattsburgh ou ailleurs, recevez mes meilleurs souhaits pour l'année à venir. N'oubliez pas de prendre le temps de prendre le temps. N'oubliez pas de garder votre coeur d'enfant. Partagez. Méditez. Aimez.
What the hell: écoutez Eat, Pray, Love tant qu'à être rendu là!
Bonne année 2014. Santé. Bonheur. Paix. Amour.
Daniel
mardi 31 décembre 2013
mardi 24 décembre 2013
Joyeux Noël!
La température s'est calmée et nous avons pris la route pour Ste-Anne-de-la-Rochelle, Ricardo et moi. Nous passerons les prochains jours ici, à la campagne enneigée... Les arbres sont chargés de verglas et les paysages sont féériques! Nous célébrerons la messe vers 23h où mon père chantera avec la chorale locale...
Bientôt un an que le site existe! Il s'agit de ma première occasion de vous souhaiter un joyeux Noël rempli de bonheur parmi vos proches. Que la vie vous offre tous les cadeaux que votre coeur désire à condition de vous laisser surprendre par ses détours et des les apprécier à leur juste valeur!
Pays/territoire :
Sainte-Anne-de-la-Rochelle, Québec
vendredi 13 décembre 2013
C'est quoi le karma, Monsieur Daniel?
Aujourd'hui, Chantal et moi sommes sortis avec nos groupes dans ce que nous surnommons le Montréal souterrain. Nous avons préparé les élèves pendant trois semaines. Ils ont appris divers chants et musiques en prévisions de trois flashmob à divers endroits au centre-ville. Nous ne faisons pas juste ça, au fait. Nous visitons la ville intérieure de Montréal où il n'est pas nécessaire de sortir pour dormir, manger, aller au cinéma, magasiner et faire son épicerie. À travers un rallye soigneusement préparé et amélioré chaque année, les élèves découvrent des lieux intéressants et des événements historiques. Enfin, nous en profitons pour observer les décorations de Noël dans les vitrines des magasins. Une journée bien remplie quoi...
Mais revenons à la question, lancée dans un corridor menant d'une station de métro à la Place Bonaventure. Un jeune itinérant, assis sur le sol avec son ami, tenait une affiche "It's good karma to give!". On s'arrête un peu plus loin pour en discuter brièvement. Le karma, résumé simplement, c'est la somme de nos gestes, bons ou mauvais, qui influencent notre propre destin, en bien ou en mal. Parce que c'est encore trop complexe pour de si jeunes oreilles, je résume par «Les bons et les moins bons gestes que nous posons nous sont un jour remis». Ça satisfait mon public. Fiou!
Puis, nous entamons notre premier spectacle à la gare centrale. Les usagers et les touristes n'affluent pas, mais ça nous donnera malgré tout la chance de pratiquer avant l'ultime prestation à l'extérieur de la Place Ville-Marie. Au son de nos premières notes sortent d'une guérite un flot de passagers! Ils s'arrêtent, chantent avec nous, filment avec leur iPhone (parce que c'est l'époque et que c'est plus important que d'écouter en direct!) et dansent. Ils sont émus et viennent féliciter les enfants individuellement et collectivement. C'est un peu ça le karma...
Comme nous ne sommes qu'au début de notre parcours, nous poursuivons notre chemin. Après un rassasiant dîner assis entre des travailleurs et des touristes qui viennent à leur tour féliciter les élèves pour leur calme et leur civisme, nous nous dirigeons à l'extérieur. It's time for the big show! Il faut être attentif aux compères et suivre le chef d'orchestre, Madame Martine, sinon nous aurons l'air fou. Du haut de la place publique, on anime la ville à nos pieds. Les gens s'arrêtent jusqu'au coin de Sainte-Catherine pour taper dans les mains et filmer (avec le iPhone encore parce que c'est l'époque, oui!). Triomphe total! Je vous rappelle que la température avoisine les moins 20 degrés Celsius, alors on se les gèle. Les doigts bien entendu! Les becs de flûte également! Cacophonie lors de la dernière chanson parce que seul un son strident parvient à sortir des instruments! Mieux vaut en rire! Mais les élèves, eux, ont chaud au cœur. Ils ont remarqué les sourires dans les visages et les cœurs qui fondent. Ils ont partagé 15 minutes de bonheur avec des gens qui ne s'en attendaient pas! Ça fait du bien! Ça aussi, c'est une sorte de karma...
Et là se produit un événement magique! Je vous rappelle qu'il fait froid. On a beau être fiers de nous, on veut se réchauffer. Une aimable commerçante vêtue d'un simple polo à manches courtes sort en courant d'un café (le Java U pour ne pas le nommer) de l'autre côté de la rue. Elle nous invite à l'intérieur... pour prendre un chocolat chaud. Voyez-vous, nous avons réchauffer son cœur à elle aussi! Alors, les uns derrière les autres, nous sommes entrés en murmurant nos mêmes chansons et nous avons savouré un breuvage réconfortant. Des sourires qui en disait long des deux côtés du comptoir! Mes amis, pas besoin de SmartBoard, de WiFi, de dictionnaires, de longues explications: c'est ça, le karma! «Le bonheur est une denrée merveilleuse: plus on en donne, plus on en a!» La marche de cet endroit au magasin Ogilvy qui prend, au bas mot, 20 minutes avec un groupe qui s'étire entre deux coins de rue, n'a jamais semblé si courte!
Dernier arrêt au Centre Eaton, où nous sommes boostés à souhait. Voyez-vous, il faisait trop froid pour jouer une seconde fois à l'extérieur. Nous avons donc proposé le gigantesque sapin du Centre Eaton. Maintenant qu'on a compris qu'on ne fait plus un spectacle mais qu'on partage un cadeau, on se donne à 300%. Les regards des spectateurs fusent des quatre étages, curieux de voir qui parsème les lieux de musique festive. De nouveau, on chante avec nous et on tape des mains. On filme aussi avec des iPhones (c'est l'époque semble t-il). Jackson, un gamin de trois/quatre ans, danse devant nous. Il pleurera quand ce sera terminé, ce qui touchera les élèves qui s'empresseront d'aller lui parler et de jouer avec lui! Des moments divins sans consonance religieuse!
Alors, Monsieur Daniel, c'est quoi le karma? Eh bien, c'est tout ça! Le bonheur d'aimer ces 40 élèves, ces trois parents accompagnateurs, cette spécialiste de musique, cette collègue en or! C'est de se sentir vanné mais heureux de sa journée. C'est d'apprécier qu'on est pas le meilleur prof au monde et qu'on ne le sera jamais non plus mais de sentir qu'on a donné l'occasion à des enfants de grandir, de donner à la vie et de recevoir aussi. Et de recevoir aussi, à son tour...
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Je travaille dans un milieu qu'on a identifié comme étant défavorisé. Parfois je cherche pourquoi...
Pays/territoire :
Anjou, Montréal, QC, Canada
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