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lundi 4 juillet 2016

Vamonos!

Déjà arrivé, déjà reparti...  Après seulement quelques jours dans la plus grande ville du Texas, le temps était déjà venu de quitter, non sans avoir visité quelques endroits du quartier.  Je vous avais déjè mentionné que les Houstonnais affectionnent particulièrement leurs musées au point d’y avoir dédié un quartier complet.  Le temps (et ne nous le cachons pas : l’intérêt personnel) guidant les derniers déplassements, j’ai choisi d’arpenter les murs du Menil Collection et du Houston Center for Photography.  Le premier exhibe des œuvres de la collection privée de Jean et Dominique De Menil, son épouse, deux philanthropes de la ville qui avaient accumulé des pièces d’artistes qu’ils aimaient encourager.  On peut y voir d’authentiques Magrite, Picasso, Max Ernstz, un Warhol, un Frida Khalo et j’en passe.  Aujourd’hui, les curateurs assurent la continuité en y ajoutant de nouvelles découvertes.  La visite est gratuite et vaut, en quelque sorte, le détour.  

Authentique Andy Warhol
Lavender Disaster
On traverse aisément au musée de la photographie qui lui, expose des collections modernes.  Les trois salles adjaçantes contiennent chacune une série qui amène des réflexions personnelles pertinentes.  Encore une fois, c’est gratuit.

Question de me rendre au centre de location automobile, j’essaie de prendre le transport en commun.  La ville a pensé à tout pour bien promouvoir son système.  Les tarifs sont ridiculement abordables, les transferts électroniques ou avec la carte durent trois heures et on y a récemment inclus une application mobile qui permet d’acheter son billet en trois secondes.  On présente le téléphone au chauffeur qui nous demande de toucher l’écran pour valider l’entrée.  Malheureusement, payer comptant content ne donne droit qu’à un passage sans transfert...  Ironique considérant que ceux qui utilisent le transport en commun sont (j’hypothétise) moins fortunés.  Si, de plus, il ne peuvent se permettre d’avoir un téléphone intelligent, ils seront les seuls à devoir payer (en comptant, bien entendu) chacun de leur passage puisqu’ils ne peuvent obtenir de transfert.  J’ai donc choisi de marcher les trois kilomètres me séparant du lieu du dit transfert pour économiser!  Radin, je sais.  Dois-je vous rappeler les aléas thermiques de la ville?

D



La location automobile (chez Hertz) m’attendait et ce ne fut qu’une question de minutes avant de pouvoir l’obtenir.  J’ai obtenu un prix ridiculement bas en présentant mon numéro Aéroplan pour ce voyage vers Houston.  Avec les 17$ d’essence qu’il faut dépenser pour un tel trajet, on parle d’un prix de 90$ tout inclus.  Considérant que cette façon de voyager me donne beacoup plus de liberté (et la possibilité de chanter en chemin sans déranger d’autres passagers!) en plus de me permettre de cueillir Ricardo à l’aéroport, de nous rendre chez notre amie ET de revenir à Dallas le lendemain pour visiter, le choix m’appert évident.  Sans oublier l’arrêt obligatoire chez Buc-ee’s, LA référence des texans qui prennent la route.  Une connaissance m’a bien résumé le tout en comparant les lieux à « Like a Walmart on the highway! ».  On gaze, bouffe, boit et fait ses emplettes.

L’aéroport DFW n’est pas vaste qu’à l’intérieur.  Les cinq terminaux qu’il contient exigent des péripéties automobiles.  N’ayant pas prévu de Cell Phone Lot - ce que de nombreux voyageurs déplorent sur les sites internet, il faut se garer sur l’accotement et actionner les clignotants d’urgence juste avant l’entrée des payages.  On attend le texto confirmant l’arrivée puis on s’aventure sur près de dix kilomètres de possibilités!  Bref : ça peut être compliqué!

Par la suite, nous nous sommes rapidement rendus à The Colony en empruntant l’autoroute payante.  Aucun arrêt en chemin : ce sont des lecteurs optiques qui s’occupent de tout.  Au fait, nous n’avons pas réussi à trouver l’autoroute gratuite...  Le prix à payer?  Nous le saurons dans un mois et demi puisqu’on envoie la facture par la poste...

Dès les premiers contacts avec la ville de Dallas, on tombe sous le charme.  Beaucoup plus dynamique visuellement tant la nuit que le jour, Dallas se rapproche davantage d’une grande ville.  Après avoir retourné la voiture, nous avons entrepris une escapade en utilisant le M Trolley, un tramway gratuit qui sillonne différents quartiers.  Ça vaut le détour puisque ça permet de mieux voir des coins moins accessibles à pied.  Et on évite la chaleur!





Depuis que je vous ai écrit, Ricardo et moi sommes particulièrement occupés!  En quelques jours, nous avons rencontrés Lilli « I Looooooovvve You! », Karl, Victor, David, Paula, Chris, Joël, Alyssia et d’autres dont le nom m’échappe!  La ville étant vaste et étendue, nous la découvrons en voiture.  Voici la liste des événements courus :

- Pool party/BBQ brunch chez Lilli pour son anniversaire;
- Bubble tea chez Fat Straws
- Visite de la Community Brewery, un entrepôt convertit en bar où on déguste les varités en regardant les écrans géants projetés sur les murs ou en jouant à des jeux de société;
- Souper au Resto salvadorien Gloria’s qui se transforme en salsathèque ultra modéré dès 22h;
- Randonnée matinale au White Rock Lake : une promenade de 9 miles autours d’un lac;
- Déjeuner au Mambo Seafood, un sympathique restaurant qui sert des plats à base de poisson – le céviché sur tostada et la soupe vuelve la vida au poisson étaient simplement divins;
- Souper au El Ranchito, typiquement mexicain et particulièrement délicieux où j’ai pu doubler le nombre de chapeau de cowboys que j’ai vus depuis mon arrivée (j’en suis à 10 maintenant);;
- Escapade dans au Whitehall Exchange, bar du quartier Bishops Arts, question de célébrer l’anniversaire de Alyssia.  














De façon générale, Brigette nous accompagne lors de la majorité de nos déplacements.  C’est une amie d’Irma.  Avec Lilli, ils forment les Trois Amigas.  Avec elles, on ne s’ennuie pas!  On termine une activité, Brigette nous donne quelques heures pour nous en remettre en précisant les lieux et l’heure de la prochaine aventure.  Elle revient pile à l’heure, klaxonne quelques fois et crie « Vamonos ! Vamonos!».  Au fait, elle crie « Vamonos » fréquemment parce que c’est toujours le temps d’y aller!

Nous sommes déjà le Fourth of July.  Je vous écris pendant qu’Irma et Ricardo sont partis marcher non loin d’ici.  Après une nuit dernière a été ponctuée d’intenses orages qui nous ont tenu éveillés plus d’une heure, ils m’ont laissé dormir un peu...  Quand ils reviendront, on ira à Fort Worth voir le vrai Texas avant de revenir pour gaver nos yeux d’explosions pyrotechniques!

Vamonos!

vendredi 1 juillet 2016

Savoir s'organiser

Une journée à Houston exige une rigoureuse planification.  Il faut savoir doser les sorties extérieures de façon à ne pas subir une insolation.  Bon.  J’exagère, mais à peine.  La chaleur pèse dans la balance du choix des activités...  

Après le déjeuner continental (auto)servi dans la salle à manger, j’ai pris le temps de bien organiser le temps et les déplacements.  Une liste pas nécessairement étoffée mais variée.  Après une douche et une scéance de méditation, je quitte vers le Artcar museum.  Il s’agit d’un petit musée qui expose en permanence des photos de voitures modifiées.  Ils reçoivent également quelques spécimens qui se sont mérités des prix au fil des ans.  La dame à l’entrée était particulièrement fière de m’apprendre qu’aujourd’hui, on pouvait observer une Corpus Cristi Low Rider.  Mon ignorance additionnée à son enthousiasme m’ont rapidement dirigé vers mon iPhone pour Googler le dit phénomène.  Mes doutes furent confirmés.  Il s’agit de bolides modifiés un peu comme des street cars.  On aime ou non, mais on ne peut qu’admirer la passion et l’enthousiasme des conducteurs.  Trois autres voitures complètent l’exposition.  De véritables œuvres d’art.  





Sur place, j’ai rencontré deux dames d’un certain âge qui m’ont expliqué qu’elles visitaient aujourd’hui le musée puisque leur résidence offrait ce tour.  Aux hommes.  Féminisme oblige, elles sont allées voir l’organisateur et se sont jointes au groupes.  Et la journée de la visite, elles formaient à elles seule LE groupe!  Passionnées en plus!  Curieuses, elles ont fait le tour des lieux, lisant l’ensemble des panneaux informatifs, s’extasiant devant tant de testostérone et de créativité.

Prochaine étape, le fameux bouton rouge qu’il faut pousser pour créer une bulle géante dans le Buffalo Bayou.  Œuvre d’art créée il y a quelques années, le but de l’expérience est effectivement de peser sur un bouton rouge dissimulé dans une colonne afin d’aérer le bayou.  Ayant été éduqué à ne pas toucher ce qu’on ne devrait pas, il devient palpitant ici de le faire.  Site peu fréquenté mais tout de même intéressant.  Les locaux ne semble pas trop connaître en plus!



J’aurais bien voulu monter les soixante étages qui mènent au Ski View de la Chase Tower mais on a fermé le tout la semaine dernière pour une période indéterminée.  Dommage.  Voir Houston de haut piquait ma curiosité..



Subjugé par la chaleur, je me suis réfugié dans les tunnels de la ville.  Un peu comme le Montréal souterrain, Houston a bâti un réseau de quelques miles.  Pas réellement touristique.  Il permet aux travailleurs de se promener d’un édifice à un autre pour éviter la chaleur.  Logique et dépourvu de chaleur (humaine).  Seul bémol intéressant : comme je suis arrivé sur l’heure du dîner, j’ai croisé quelques professionnelles qui faisaient un Power Walk.  Souliers de jogging jumelés au costume de travail, elles s’activent en échangeant les derniers potins.  Du moins, j’imagine.




Après avoir grimpé à bord du train du centre-ville, je me suis rendu à l’auberge pour une courte sieste.  Comme on me parle sans cesse du Galleria Mall, j’ai décidé que j’irais pour constater de visu.  Édifice mercantil colligeant plusieurs grandes marques et une patinoire intérieure (devais-je spécifier?).  Rien de particulièrement excitant ici, les prix frôlant les nôtres.  Par contre, à quelques mètres, dans un parc adjaçant, on a érigé une gigantesque fontaine de six étages.  Si on souhaite joindre les deux, ça vaut le détour.





Tout voyage ne serait complet sans une visite dans les institutions locales.  House of Pies!  Bien que la compagnie ait fait faillite il y a plusieurs années, quelques franchises subsistent ça et là.  Le menu varié propose également des plats et entrées.  Mais on y va pour les tartes : banana cream, chocolate cream, et bayou goo - la spécialité de la maison cuisinée avec des pacanes qui poussent non loin d’ici.  Un quasi dinner qui nous ramène dans les années 70/80!



Une autre journée qui s’achève déjà.  C’est surprenant ce que les gens pensent de leur ville.  Il ne comprennent pas pourquoi je suis venu ici.  Oui, ils apprécient leur museum district – à la hauteur de sa réputation.  Autrement, tous me confirment que Houston est une working Town...

Pour une working Town, ils ont au moins de délicieux working Boys!  Et à ce jour UN SEUL chapeau de cowboys coifé par un policier.

mercredi 29 juin 2016

Houston Hospitality

Une première journée de passée.  Il ne faut pas se le cacher, voyager change vraiment la routine.  Ici comme ailleurs, on a davantage le temps d’apprécier et moins de stress à gérer.  Ou est-il seulement différent.

À mon arrivée à l’aéroport, j’ai pu constater à quel point les gens aiment aider.  Il devait y avoir quelque chose dans mon regard pour l’agent de sécurité qui m’a dirigé vers le bus local, l’autre agent qui m’a pointé vers le tram pour changer de terminal et le concierge qui m’a dit d’attendre à l’intérieur, car il fait vraiment trop chaud dehors!  À l’arrivée du transport, on se dirige vers le centre-ville puis vers l’auberge.  Un trajet d’une heure et quart pour la modique somme de 3$US (ou 3 $ US pour Chantal Stinson).  

Le Morty Rich Hostel se situe sur une rue calme du quartier Montrose.  Il s’agit d’un boulevard, mais pas au sens que nous le connaissons.  Deux voies séparées par un terre-plein.  Circulation : une voiture à la minute.  Genre.  L’intérieur est particulièrement luxueux.  On y trouve plusieurs salons, une salle de billard, une cuisine et une salle à manger commune.  Et le personnel est sympa!  On m’a upgradé vers une chambre où il y a une salle de bain.  Six lits mais 4 chambreurs seulement.  Et l’air climatisé...


Je n’ai pas touché la poignée de la porte de sortie qu’un des hôtes m’accoste me demandant où je veux aller.  Il me suggère un resto tout près ou le spécial de la soirée est un steak Angus avec pomme de terre garnie.  Le tout pour 15$.  Avec l’air climatisé.

Mais avant le souper, je sens le besoin de me désaltérer et de socialiser.  Direction: bar Ripcord.  Un pub de quartier où on discute davantage qu’on danse.  Je parle à Lorenzo qui me suggère de visiter les chauves-souris sous le pont au coucher du soleil.  Étrange mais bon (les chauves-souris, pas Lorenzo).  Je note le tout et l’informe que j’irai après mon souper si le temps me le permet...


Je quitte donc vers le Hay Merchant et étudie comment me rendre à ce pont situé à quelques kilomètres.  La chance me sourit.  J’organise mon horaire.  Je monte dans le 82.  Qui a l’air climatisé.

Sur place, je cherche un peu, car je semble être le seul que la visite intéresse.  Je me trompe.  Arrive une gentille dame un peu grano, un peu geek, qui m’aborde et me demande d’où je viens.  Ma réponse l’emballe et nous discutons une quinzaine de minutes.  Elle me dit de l’attendre ici, car elle doit aller chercher des amis qui se rencontre ce soir pour un tour guidé.  Elle me présente à tous comme étant « Le Canadien ».  L’accueil est chaleureux, poignées de mains et sourires omniprésents.  J’ai le droit à des explications sur le mode de vie des chauves-souris mexicaines qui habitent sous ce pont.  300 000.  Ce n’est rien comparativement aux 2 000 000 qui nichent à Austin.  Plus la noirceur tombe, plus elles s’activent.  Quand elles seront prêtes, elle s’envoleront, formant un nuage qui se dirige vers la ville pour se nourrir d’insectes.  Impressionnant!  Je m’émeus devant tant de gentillesse et de chance (de mes acolytes, pas des chauves-souris)!



La soirée avance et vient le temps de rentrer.  Retour en bus (toujours sur le même 3$ dépensé en début de journée) vers la chambre.  Tous deux air climatisés.

Je ne suis pas totalement sous le charme total de Houston.  La ville, bien que jolie et intéressante, n’a pas le charme des grandes villes que je connais.  C’est vaste et varié.  C’est surtout chaud.  Très chaud.  Très très chaud.  Ok : chaud en tabarnak!.  Les gens, en revanche, sont toujours sympathiques!  Des chauffeurs d'autobus aux vendeurs en passant par les citoyens et les travailleurs.  La convivialité se ressent.  Ceux que je croisent me sourient ou me disent le « How’s it going? » habituel qui, aux States, n'exige pas de réponse.  Bref, un plaisir.  Surtout avec l’air climatisé.

mardi 28 juin 2016

Why Texas?





Les années se suivent et on souhaite parfois qu’elles se ressemblent, parfois qu’elles soient complètement différentes.  Parfois aussi, on n’a pas forcément le choix...  Et parfois c’est mieux ainsi.

Comme d’habitude, fin février, j’ai lancé mes recherches afin de trouver ma destination estivale annuelle.  Cette convalescence tant attendue qu’on soigne à doses de vagabondages sur  internet et qui stimule l’adrénaline bien avant le départ officel.  Mais bon.  Les prix augmentent, les tensions internationales aussi.  Avoir visité plusieurs grandes villes comme San Francisco, New York et Chicago restreint également les choix.  Ce que je prévoyais être une décision moyennement facile s’est avéré en être une plus ardue.  Dire qu’on a même pensé nous rendre à Cuba ou en République pour quelques semaines.

Puis est apparu le Texas.  Why Texas?  Au fait, il n’y a pas de réponse simple.  Bien entendu, Ricardo et moi logerons chez une amie pendant près d’une semaine.  Point de vue financier, ça aide.  Mais si c’était la seule raison, ça n’en vaudrait pas la chandelle.  Pour moi, cet état a quelque chose de mystérieux.  C’est difficile de cerner exactement ce qui le rend si différent des autres.  Les premiers trucs qui surgissent à l’esprit sont les chapeaux et les bottes de cowboys sans compter l’attitude qui vient avec.  On s’imagine facilement les texans comme étant plutôt « narrow minded ».  

Alors, quoi de mieux que de confronter nos prégugés et nos attentes?  Donner la chance au coureur.  Laisser les découvertes nous apprivoiser.  Jusqu’à présent, les américains ont toujours été fort différents de ce à quoi je m’attendais.  Bien loin de tous les défauts qu’on leurs affuble.  Le mieux est de se lancer, de faire confiance à la vie et d’apprendre des aléas qui surviendront...

Donc plutôt que de rester un mois dans une grande ville cette année, nous avons choisi d’en visiter plusieurs.  De s’impreigner du Texas et de sa culture.  Je quitte donc aujourd’hui pour Houston, premier bref arrêt d’une aventure de trois semaines.  Je rejoindrai Ricardo à Dallas dans quelques jours.  Par la suite, cap vers San Antonio.  Enfin, Austin.  

Bien que Ricardo doive revenir plus tôt, mon voyage ne se terminera pas là.  Plutôt que  de choisir des villes, j’ai magasiné des billets d’avion.  C’est ainsi que le destin m’a mené vers Denver, Colorado, une ville dont on dit beaucoup de bien et, qui plus est, que je connais peu.  Pas serait plus approprié.  Prochain billet bon marché?  Philadelphie, Pennsylvanie.  Si j’avais été (mal)chanceux, j’aurais obtenu ce vol direct vers Montréal pour une risée.  Mais la façon la moins chère de revenir au bercail se fera via New-York...

J’essayerai d’écrire plus souvent comme c’est davantage le cas lors de mes voyages.  Contrairement aux années antérieures, je n’ai pas d’attentes particulières.  Je n’ai pas vraiment planifié non plus.  On verra bien.  Chose certaine, ça brisera la routine.

Why Texas?  Why not?  Houston, what’s the problem?

mardi 14 juillet 2015

Doing it Chicago Style

Une semaine sans donner de nouvelles…  Prenez-vous un café, installez-vous confortablement:  je vous offre plus de 60 photos!  N'oubliez pas de cliquer sur les liens pour visiter les sites internets!

***

J’ai reçu de la visite montréalaise il faut dire.  Mélanie et Joël m'ont rejoint pour une semaine.  Ceci m’a permis de devenir touriste pour quelques jours.  Ainsi, nous avons visité plusieurs endroits, tous aussi intéressants les uns que les autres...


Visiter le zoo de Chicago ne coûte pas très cher : c’est gratuit.  Girafes, lions, tigres, ours, loups, flamands, kangourous, rhinocéros, zèbres : tous y ont élu domicile.  C’est vraiment un lieu qu’il faut visiter.  Pour apprécier cette sortie convenablement, je suggère de prévoir trois ou quatre heures.  Il est également préférable d’apporter une collation pour se rassasier, les offres sur place étant plutôt dispendieuses.









On économise au zoo ce qu’on dépense à l’aquarium.  30$ US pour y entrer (le 8$ US qu’on propose pour les expositions habituelles pourrait être suffisant, par contre).  On peut y voir des tonnes de poissons tropicaux ou des grands lacs.  En consultant les iPads placés ça et là, on s’informe sur les caractéristiques des différentes espèces et des lieux qu’ils fréquentent.  Qui plus est, la vue qu’on a du centre-ville vaut à elle seule le détour.  Petit conseil : achetez vos billets en ligne à l’avance (plus d’un jour, c’est important).  Cette omission vaut à elle seule une attente minimale de 45 minutes...





Là, on tombe dans le très intéressant.  Oui, il faut investir une quarantaine de dollars mais le voyage en vaut la peine.  À bord d’un bateau (préférez l’extérieur), vous assistez à une visite commentée du développement architectural de la ville.  Des bénévoles passionnés - c'est très peu dire - vous expliquent comment a évolué l'urbanisme au cours des 150 dernières années depuis le fameux feu causé par la vache...  Nous avons fait la visite en après-midi (42$ US) mais je vous conseille celle à la brunante qui vous permettra de voir une ville s’illuminant au fil des instants.


Après une escapade sur les rives de la ville, il fallait monter.  Monter haut.  Prendre un verre.  Voir la ville.  Peoplewatcher.  La chance nous souriant, nous avons déniché une table avec une vue époustouflante, offrant à la fois le plaisir de scruter des gratte-ciel et le « L » joindre les stations plus bas.  Tant qu’à y être, offrez-vous une entrée pendant que vous dégustez un verre de bière de la région.  Sublime.




Le nom actuel de la plus haute tour de la ville est Willis.  Mais nous la connaissons mieux sous son pseudonyme originel de Sears Tower.  L’attente de plus d’une heure vaut la peine.  Pour une trentaine de dollars, vous monterez au 103e  étage et vous pourrez voir la ville sous tous ses angles..  À éviter les jours ennuagés, bien entendu...  Si le coeur vous en dit (et s’il est capable d’y résister), aventurez-vous et photographiez-vous sur The Ledge, une alcôve vitrée où vous serez « dans le vide »!  Plus facile à dire qu’à faire!





Wrigley Field

Le baseball, ça me connaît (pas).  Quoi de mieux que découvrir un sport national avec un expert: Joël Brisebois-Désy!  Il a réponse à toutes mes questions, des stades légendaires aux statistiques impressionnantes.  Sérieusement, toute visite à Chicago doit comporter un arrêt au Wrigley Field pour s'imbiber de la culture sportive américaine.  Malgré leur taux d'insuccès des dernières années, les fans fidèles s'y amassent à toutes les parties et encouragent leurs idoles.  Dommage que je porte malchance: ils se sont inclinés 6-5 au dernier frappeur!



Les classiques


La Pan Pizza est née ici.  Plusieurs se vantent d’être les premiers à l’avoir perfectionnée, mais il faut se l’avouer : cette saine compétition crée des variétés possédant chacun leur attrait.  Nous avons dégusté celle de Lou Malnati’s, qui se laisse savourer et découvrir.  Verdict de l’équipe?  Une pizza high class se mangeant mieux avec des ustensiles et qu’on ne commanderait pas pour un déménagement!  Quant aux hots-dogs – ces fameux Chicago Dogs – ils semblent davantage faire parti de la légende urbaine.  Tout le monde les connait ici mais personne est en mesure de dire lequel est le meilleur.  Bref, pas de Schwartz hotdogiens ici.  Reste qu’ils sont différents de ce à quoi nous sommes habitués : pas de ketchup (c’est un grave péché), cornichon démesuré, condiments en quantité.  Mais il faut essayer!



Ce qu’il y a de bien avec les vacances, c’est qu’il faut se laisser porter par le moment.  Des visites impromptues dans des musées, des lieux publics ou même des bibliothèques permettent des découvertes inattendues.  Il faut se laisser charmer par les lieux et ne pas avoir peur de sortir des sentiers battus.  Ainsi, nous avons découvert un jardin public intérieur dans une bibliothèque municipale où le calme repose et énergise.  Une simple balade en « L » sur la ligne brune nous a permis de découvrir le Loop de nuit et de jour.  En prenant le temps de scruter les lieux, nous avons pu assister au Taste of Chicago, un festival pour les épicuriens.






Merci mes amis d'être venus visiter avec moi!  J'ai découvert de nombreux joyaux en excellente compagnie!

***

Aujourd’hui, je me suis rendu au centre Raja Yoga pour méditer.  Après la visite, j’ai rencontré la responsable qui, coïncidence, connaît bien Montréal et son centre y ayant vécu quatre années.  Nous avons discuté longuement et ceci m’a permis de découvrir qu’elle aussi enseigne, qu’elle a vécu au Nunavut et au même au Koweit.  Ces surprises et la réalisation que le monde est « plus p’tit qu’on pense » me rendent toujours joyeux et me font apprécier la vie.  Il faut croire qu’on choisit de la voir de la façon qu’on veut en mettant les lunettes qui l’avantage le mieux.  

Par la suite, je me suis rendu à l’église méthodiste de Chicago pour visiter le 23e étage.  Il s’agit de la chapelle la plus haute en ville.  Là haut, on profite d’une vue intéressante tout en découvrant un endroit où le calme règne.  En plus de ce spectacle, j’ai eu droit à une coquine curieuse qui posait un tas de questions pertinentes.  C’est toujours plaisant de voir ces jeunes qui formeront, en quelque sorte, l’avenir de notre planète.  Conjuguez ceci à une mère présente et encadrante, vous obtenez la recette du succès!



Si vous me connaissez bien, vous savez que la nourriture fait partie intégrante de mes voyages.  J'aime découvrir des spécialités locales et des secrets bien gardés.  Je n'ai pu m'empêcher de savourer une tarte au S'mores' chez Hoosier Mama Bakery tout près de Bucktown.  Orgasme buccal que je vous suggère assurément.  Heureusement, j'ai dépensé (probablement seulement la moitié) des calories à vélo par la suite: une heure au total...


Question de terminer la journée en beauté, je m’offre un verre sur le bord de l’eau.  Assis, en train d’écrire, je profite de ce moment de calme et de repos.   Je confirme que les gens ici sont sympathiques et courtois.  Chicago a le mérite d’être une ville propre, calme, poétique et sympathique.  Je n’aurais jamais cru en découvrir autant ici...