Affichage des articles dont le libellé est Liens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Liens. Afficher tous les articles

vendredi 24 juin 2016

Traverser le Canada à pieds...


Vous trouverez ci-dessous la version intégrale du texte rédigé pour le Guide de Montréal-Nord - édition du mardi 21 juin 2016.  En cliquant sur le lien suivant, vous aurez accès à la version éditée et publiée.


Bonne lecture!

***

Le tour de notre monde en 180 jours : voilà le défi.  40 coureurs de 11 et 12 ans et leurs deux enseignants.  Depuis les deux dernières années, quelques parents en plus.  Départ : St-John, Terre-Neuve.  Direction : Vancouver, Colombie Britannique.  Arrivée : Tuktoyaktuk, Territoires du Nord-Ouest.  Chaque matin, qu’il fasse 30°C ou - 25°C, on s’encourage sur la ligne de départ.  Dès le « go » prononcé humoristiquement, tous s’activent et partent en duos, en trio ou en solitaire...  

Bon. Il vous en manque un bout...  Cette aventure rocambolesque se répète depuis maintenant cinq ans.  Partir la journée du bon bien – sans jeu de mots – ça sous-entend un minimum d’exercice afin de stimuler les muscles du corps et de l’esprit.  C’est pourquoi ces élèves de 6e année du bain linguistique de l’école St-Vincent-Marie à Montréal-Nord partent chaque matin pour une course minimale de deux km autour du bloc.  S’ils sont suffisamment en forme et motivés, ils en font trois ou même quatre.  De retour en classe, ils cumulent le total parcouru par le groupe.  Les quatre kilomètres franchis lors des visites bimensuelles à la bibliothèque du quartier ainsi que ceux de la douzaine de sorties culturelles à Montréal s’additionnent également.

Au fil des semaines, nous avons traversé les dix provinces et deux des territoires, rien de moins : Ocean to Ocean to Ocean.  Sur notre site internet et sur une carte bien en vue dans le corridor près de nos classes, on peut constater la progression de la jeune meute.  Juste au dessus, chacun voit son nom apparaître lorsqu’il franchit une nouvelle centaine de kilomètre.  La fierté dans leurs yeux, elle, ne se note pas sur du papier...  

Notre ambitieux projet se veut multidisciplaire.  Bien au delà de l’activité physique, nous développons nos connaissances en univers social.  Lorsque nous entrons dans une nouvelle province, nous prenons le temps d’en lister sa capitale, son premier ministre, son année d’entrée dans la confédération, ses attraits et bien d’autres.  Auriez-vous le courage de mesurer vos connaissances à celles de nos élèves?  Nous en profitons également pour développer le volet santé physique du programme d’éducation physique de la commission scolaire.  Les jeunes apprennent qu’il n’y a pas de mauvaises températures mais seulement de meilleures façons de se vêtir.  Ils apprennent également les principes de la saine nutrition.  Leur journal de bord, à la fin de l’année scolaire, contient une panoplie d’informations pertinentes.

Et ça ne sa’arrête pas là!  Des liens se tissent avec la communauté.  Nos trois brigadiers qui s’assurent de la sécurité au coin des rues font partie des premiers bonjours matinaux quotidiens.  Ils les motivent par leur nom et constatent eux aussi tous les progrès depuis le mois d’août.  S’immiscent aussi des voisins, des passants, des parents du service de garde, du personnel des écoles avoisinantes qui, eux aussi, encouragent.  Ici, tout notre « village » s’occupe de l’éducation!  

Pour la première fois, le 4 mai dernier, M. Stéphane Dubreuil du Cégep Maisonneuve a invité  Sarah, Islem, Yasser et Aymen, quatre de nos prodiges, lors d’une course officielle au parc du même nom!  Dossards et puces officiels, ces athlètes se sont mêlés aux 575 autres adultes, établissant des records personnels et terminant honorablement.  

Nos futurs candidats ont déjà commencé à s’échauffer lorsqu’ils sont venus s’inscrire au programme d’anglais intensif 2016-2017…

mardi 1 mars 2016

Quiz tu fais pendant ta relâche?

La relâche scolaire permet de reprendre son souffle et de profiter des joies de l’hiver juste avant qu’il sonne son dernier glas-gla.  Si la chance nous sourit, une vivifiante bordée recouvre le paysage et on profite des derniers plaisirs hivernaux, des paysages enneigés, des tuques colorées et même des bottes encore mouillées le lendemain matin!  Après, tout se met inévitablement en mode printanier...

Confortablement assis dans le salon familial en campagne, j’écoute les oiseaux s’orchestrer tout en se gavant dans la mangeoire installée juste devant la fenêtre.  Il y a longtemps que je n’avais pas vu les mésanges et les geais bleus alterner les pirouettes rocambolesques pour se prévaloir des graines pourtant nombreuses.  Café au lait et La Presse+ en mains, je me prélasse le temps d’une détente méritée.

En lisant un des cahiers Hors Séries présenté récemment, j’ai découvert qu’on s’engoue pour les soirées quiz dans les bars.  De fidèles joueurs se réunissent à divers endroits au cours de la semaine pour participer à un tournoi de génies en herbe collectif.  Jumelés par équipe de 3 à 5, on rivalise d’ingéniosité pour trouver un nom d’équipe saugrenu.  Par la suite, on remise obligatoirement son téléphone cellulaire dans une boîte prévue à cet effet.  Pas pour les sonneries dérangeantes.  Non.  Pour les vilains curieux qui seraient tentés d’aller vérifier sur Wikipédia ou Google.  Ici, on doit faire confiance à nos valeureux coéquipiers et à notre culture personnelle.  On négociera parfois nos convictions collectives en tentant une réponse finale.

.

Je me suis donc rendu au centre-ville de Sherbrooke, plus précisément à la microbrasserie locale Boquébière (www.boquebiere.com) située au 50 rue Wellington Nord.  Première surprise : les lieux foisonnent d’individus barbus au look hipster et de filles branchées arborant tuque et/ou lunettes RayBan traditionnelles.  On y est venu majoritairement avec des amis question de connaître son équipe.  Mais on y trouve également ça et là des duos hétéroclites et des solitaires courageux qui n’auront d’autre choix que de se jumeler légalement.  Et voilà pour la convivialité!

Acotés au bar (qui fut logiquement choisi comme notre nom d'équipe de passage), Étienne – philanthrope sherbrookois s’étant préalablement et stoïquement rallié – et mes deux voisines Andréanne et Karine – de charmantes magogoises dans la vingtaine - m’ont invité à me joindre à eux.  Voilà l’équipe formée, les présentations faites.  Notre hétérogénéité évidente nous conférera un net avantage, du moins, l’espère t-on.  

Le premier défi commence vers 20 heures.  Quinze questions de culture générale scrutant nos connaissances tant sur les cordes qui composent une guitare qu’à de célèbres designers en passant par l’inventeur de la chaîne de montage.  L’ensemble des groupes connaît une partie de la réponse mais il manque souvent un détail essentiel...  C’est le challenge!  On navigue donc en terrain connu pour ne pas se sentir comme l’idiot du village.  En même temps, on doute, on partage et on négocie, espérant trouver la solution cherchée.  L’exercice terminé, on récapitule une dernière fois l’ensemble des questions puis on ramasse nos réponses plus ou moins convaincues, question de procéder à la correction.  

Une pause de 15 minutes permet de s’abreuver et grignoter (Quoi? On fréquente un bar après tout!) tout en tentant de valider ses réponses avec les équipes avoisinantes ou en fouillant son téléphone intelligent.  Quoiqu’il en soit, ça donne l’occasion de découvrir ses partenaires, leurs intérêts et leurs loisirs.  Quand les arbitres reviennent, on se sent déjà plus soudés, prêts pour entamer la seconde étape.  Mais il faut d’abord valider les gagnants de l’étape précédente tout en leur offrant leur récompense : un pichet de bière!

La fébrilité s’empare à nouveau de tous lors de la ronde visuelle.  Cette fois-ci, il faut identifier des objets, des personnages, des logos, des voitures et j’en passe.  Pour nous, il s’agissait d’identifier 15 instruments de musiques hétéroclites.  Bien qu’on y retrouve le violon ou la guitare classique, on y insère des méconnus et quelques pièges concertés pour départir les amateurs des érudits!  Pas besoin de vous dire que nous avons lamentablement échoué, ne récoltant que six bonnes réponses (où étais-tu, Mélanie Champagne!).  Contrastant avec les trois équipes qui ont dû se départager la première marche du podium : 14 réussites chacune!  On a droit à une seconde pause pour motiver les troupes et, encore une fois, commander une ‘tite frette.  

Dernier tour de piste : les questions auditives.  La chance nous sourit puisque le thème concerne les boys band des années 90.  Dès l’écoute des premières notes, on s’arrache poliment le crayon question de noter à la fois la pièce et l’artiste.  Confiants d’obtenir un score respectable, nous avons malgré tout dû faire face à une féroce compétition pour qui ces classiques résonnaient tout aussi intensément.  Mais on s’en tire mieux avec un 7 sur 10 parce qu’on ne connaissait pas, entre autres, le titre exact et l’interprète de « Numa Numa Yie »...

Bref, il s’agit d’une savoureuse soirée qui permet d’agréables rencontres et d’enrichissantes conversations tout en stimulant les neurones engourdis.  On se surprend à s’investir tant dans un milieu traditionnellement plus relaxe.  Une découverte intéressante, d’autant plus qu’à Montréal, on offre ce genre de rassemblement à tous les soirs de la semaine à l’exception du vendredi.  Ça permet de découvrir de nouveaux bars en plus de nous faire oublier les grisailles de l’hiver...

Une expérience à revivre en compagnie d’amis qui savourent eux aussi les défis culturels...

mardi 14 juillet 2015

Doing it Chicago Style

Une semaine sans donner de nouvelles…  Prenez-vous un café, installez-vous confortablement:  je vous offre plus de 60 photos!  N'oubliez pas de cliquer sur les liens pour visiter les sites internets!

***

J’ai reçu de la visite montréalaise il faut dire.  Mélanie et Joël m'ont rejoint pour une semaine.  Ceci m’a permis de devenir touriste pour quelques jours.  Ainsi, nous avons visité plusieurs endroits, tous aussi intéressants les uns que les autres...


Visiter le zoo de Chicago ne coûte pas très cher : c’est gratuit.  Girafes, lions, tigres, ours, loups, flamands, kangourous, rhinocéros, zèbres : tous y ont élu domicile.  C’est vraiment un lieu qu’il faut visiter.  Pour apprécier cette sortie convenablement, je suggère de prévoir trois ou quatre heures.  Il est également préférable d’apporter une collation pour se rassasier, les offres sur place étant plutôt dispendieuses.









On économise au zoo ce qu’on dépense à l’aquarium.  30$ US pour y entrer (le 8$ US qu’on propose pour les expositions habituelles pourrait être suffisant, par contre).  On peut y voir des tonnes de poissons tropicaux ou des grands lacs.  En consultant les iPads placés ça et là, on s’informe sur les caractéristiques des différentes espèces et des lieux qu’ils fréquentent.  Qui plus est, la vue qu’on a du centre-ville vaut à elle seule le détour.  Petit conseil : achetez vos billets en ligne à l’avance (plus d’un jour, c’est important).  Cette omission vaut à elle seule une attente minimale de 45 minutes...





Là, on tombe dans le très intéressant.  Oui, il faut investir une quarantaine de dollars mais le voyage en vaut la peine.  À bord d’un bateau (préférez l’extérieur), vous assistez à une visite commentée du développement architectural de la ville.  Des bénévoles passionnés - c'est très peu dire - vous expliquent comment a évolué l'urbanisme au cours des 150 dernières années depuis le fameux feu causé par la vache...  Nous avons fait la visite en après-midi (42$ US) mais je vous conseille celle à la brunante qui vous permettra de voir une ville s’illuminant au fil des instants.


Après une escapade sur les rives de la ville, il fallait monter.  Monter haut.  Prendre un verre.  Voir la ville.  Peoplewatcher.  La chance nous souriant, nous avons déniché une table avec une vue époustouflante, offrant à la fois le plaisir de scruter des gratte-ciel et le « L » joindre les stations plus bas.  Tant qu’à y être, offrez-vous une entrée pendant que vous dégustez un verre de bière de la région.  Sublime.




Le nom actuel de la plus haute tour de la ville est Willis.  Mais nous la connaissons mieux sous son pseudonyme originel de Sears Tower.  L’attente de plus d’une heure vaut la peine.  Pour une trentaine de dollars, vous monterez au 103e  étage et vous pourrez voir la ville sous tous ses angles..  À éviter les jours ennuagés, bien entendu...  Si le coeur vous en dit (et s’il est capable d’y résister), aventurez-vous et photographiez-vous sur The Ledge, une alcôve vitrée où vous serez « dans le vide »!  Plus facile à dire qu’à faire!





Wrigley Field

Le baseball, ça me connaît (pas).  Quoi de mieux que découvrir un sport national avec un expert: Joël Brisebois-Désy!  Il a réponse à toutes mes questions, des stades légendaires aux statistiques impressionnantes.  Sérieusement, toute visite à Chicago doit comporter un arrêt au Wrigley Field pour s'imbiber de la culture sportive américaine.  Malgré leur taux d'insuccès des dernières années, les fans fidèles s'y amassent à toutes les parties et encouragent leurs idoles.  Dommage que je porte malchance: ils se sont inclinés 6-5 au dernier frappeur!



Les classiques


La Pan Pizza est née ici.  Plusieurs se vantent d’être les premiers à l’avoir perfectionnée, mais il faut se l’avouer : cette saine compétition crée des variétés possédant chacun leur attrait.  Nous avons dégusté celle de Lou Malnati’s, qui se laisse savourer et découvrir.  Verdict de l’équipe?  Une pizza high class se mangeant mieux avec des ustensiles et qu’on ne commanderait pas pour un déménagement!  Quant aux hots-dogs – ces fameux Chicago Dogs – ils semblent davantage faire parti de la légende urbaine.  Tout le monde les connait ici mais personne est en mesure de dire lequel est le meilleur.  Bref, pas de Schwartz hotdogiens ici.  Reste qu’ils sont différents de ce à quoi nous sommes habitués : pas de ketchup (c’est un grave péché), cornichon démesuré, condiments en quantité.  Mais il faut essayer!



Ce qu’il y a de bien avec les vacances, c’est qu’il faut se laisser porter par le moment.  Des visites impromptues dans des musées, des lieux publics ou même des bibliothèques permettent des découvertes inattendues.  Il faut se laisser charmer par les lieux et ne pas avoir peur de sortir des sentiers battus.  Ainsi, nous avons découvert un jardin public intérieur dans une bibliothèque municipale où le calme repose et énergise.  Une simple balade en « L » sur la ligne brune nous a permis de découvrir le Loop de nuit et de jour.  En prenant le temps de scruter les lieux, nous avons pu assister au Taste of Chicago, un festival pour les épicuriens.






Merci mes amis d'être venus visiter avec moi!  J'ai découvert de nombreux joyaux en excellente compagnie!

***

Aujourd’hui, je me suis rendu au centre Raja Yoga pour méditer.  Après la visite, j’ai rencontré la responsable qui, coïncidence, connaît bien Montréal et son centre y ayant vécu quatre années.  Nous avons discuté longuement et ceci m’a permis de découvrir qu’elle aussi enseigne, qu’elle a vécu au Nunavut et au même au Koweit.  Ces surprises et la réalisation que le monde est « plus p’tit qu’on pense » me rendent toujours joyeux et me font apprécier la vie.  Il faut croire qu’on choisit de la voir de la façon qu’on veut en mettant les lunettes qui l’avantage le mieux.  

Par la suite, je me suis rendu à l’église méthodiste de Chicago pour visiter le 23e étage.  Il s’agit de la chapelle la plus haute en ville.  Là haut, on profite d’une vue intéressante tout en découvrant un endroit où le calme règne.  En plus de ce spectacle, j’ai eu droit à une coquine curieuse qui posait un tas de questions pertinentes.  C’est toujours plaisant de voir ces jeunes qui formeront, en quelque sorte, l’avenir de notre planète.  Conjuguez ceci à une mère présente et encadrante, vous obtenez la recette du succès!



Si vous me connaissez bien, vous savez que la nourriture fait partie intégrante de mes voyages.  J'aime découvrir des spécialités locales et des secrets bien gardés.  Je n'ai pu m'empêcher de savourer une tarte au S'mores' chez Hoosier Mama Bakery tout près de Bucktown.  Orgasme buccal que je vous suggère assurément.  Heureusement, j'ai dépensé (probablement seulement la moitié) des calories à vélo par la suite: une heure au total...


Question de terminer la journée en beauté, je m’offre un verre sur le bord de l’eau.  Assis, en train d’écrire, je profite de ce moment de calme et de repos.   Je confirme que les gens ici sont sympathiques et courtois.  Chicago a le mérite d’être une ville propre, calme, poétique et sympathique.  Je n’aurais jamais cru en découvrir autant ici...