samedi 2 novembre 2013

El Dia de los Muertos

Parfois on cherche des sujets pour rien.  Vraiment.  Pour rien.  Il ne faut pas toujours se casser la tête.  Puis, out of nowhere, un sujet se présente.  La fête des Morts…  WTF?

Les "catrinas", figurines populaires d'El Dia de los Muertos
Cliquez sur l'image pour lire l'excellent article du journal de Montréal
Halloween versus Toussaint.  Rest of the World versus Mexico.  Le plus ironique est que la célébration des morts chez nos amigos en est une de joie, de rassemblement, de partage.  La famille du défunt se réunit autour de la tombe, nettoie les lieux, prépare l’autel, lui offre sa nourriture et ses boissons préférées.  À la tombée de la nuit, tous en profitent pour relater les histoires de l’année passée : nouvelles conquêtes, situation au travail, agrandissement de la famille.  On raconte des blagues ou on écrit des poèmes en taquinant le défunt.  On exagère ses défauts.  Ainsi, on s’assure qu’il soit toujours présent dans nos vies et qu’on célèbre ce qu’il nous a apporté.  On ne l’oublie pas.

And then I get to thinking…  Dans notre société, on a tendance à tout dramatiser.  À rendre plus grave des banalités ou même à exagérer les rumeurs.  On vit à 300 miles à l’heure sans jamais prendre le temps de prendre le temps.  On a des enfants qui grandissent trop vite et des vieillards qui ne veulent pas mourir.  Mais on ne prend pas le temps d’élever pas plus qu’on prend le temps d’écouter.  Et quand tout s’arrête, on pleure.  On pleure parce qu’on est triste.  Mais on est triste de quoi au juste?  D’avoir manqué du temps qu’on a pas pris le temps de prendre?

Dans la culture mexicaine, du moins de ce que j’en comprends maintenant, la famille et les amis sont très importants.  Une fois qu’on passe le « Mexican Drama » (parce que ça aussi, ils en ont!), on constate que l’individu est au cœur du quotidien.  Tout le monde n’est pas parfait.  Il y a bien l’oncle volage, le cousin paresseux, la tante exaspérante.  La mère surprotectrice, le père absent et les frères ingrats.  Mais ça, ce sont leurs défauts.  On ne les excuse pas.  On apprend à vivre avec.  La diversité est ce qui unit les familles et qui crée le respect.  Et quand tout s’arrête, on pleure.  On pleure parce qu’on est triste.

Tout comme nous, on va continuer de pleurer.  Le but n’est pas de se forcer à être heureux ou à se désendeuiller.  Au contraire.  Mais en se réunissant ainsi, annuellement, autour d’un individu qui nous a émus, on prend aussi le temps de se réunir avec ceux qu’on aime, qui sont toujours présents.  L’espace de quelques soirées (parce qu’en plus, ça s’échelonne, cette fête!), on va célébrer la vie.  À travers la mort. 

On va tous mourir un jour.  Si on souhaite qu’on se recueille sur notre tombe et qu’on ait de quoi fêter, ne vaudrait-il pas la peine que nous leur donnions de bons souvenirs?  Allez!  Stop reading and go enjoy life

Et c’est pour ça que je me suis déguisé à l’Halloween…


Chaque année, l'Halloween

L’Halloween chez les sixièmes de Saint-Vincent-Marie, c’est festif…

Chaque année, l’un d’entre nous (habituellement Nancy!) propose un déguisement.  On s’obstine quelques jours, on trouve mieux, on trouve moins cher, on ne trouve pas le temps.  Puis, on s’entend et on bricole. 

Chaque année, on se surpasse!  Le but est de créer un impact collectif.  Un seul de nous a peu d’impact, mais ensemble : quel effet!  On souhaite sortir au glas de 8h le matin du 31 et faire réagir nos élèves.  Ça m’émeut vraiment, cette complicité!

Chaque année, nous n’avons pas toujours l’occasion d’échanger, car nos préoccupations scolaires ne sont pas toutes les mêmes.  Mais choses certaine, on sait se regrouper.  Je suis particulièrement fier de travailler avec vous cette année, Nancy, Oumayma, Myriam, Chantal et Isabelle!  J’ai eu tout autant de plaisir avec Guylaine, Isabelle, Magali, Céline et Marie-Lou.  Notre créativité collective me dynamise!

Alors les voici, ces photos!