Parfois on cherche des sujets pour rien. Vraiment.
Pour rien. Il ne faut pas
toujours se casser la tête. Puis, out of
nowhere, un sujet se présente. La fête
des Morts… WTF?
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| Les "catrinas", figurines populaires d'El Dia de los Muertos Cliquez sur l'image pour lire l'excellent article du journal de Montréal |
Halloween versus Toussaint.
Rest of the World versus Mexico.
Le plus ironique est que la célébration des morts chez nos amigos en est
une de joie, de rassemblement, de partage.
La famille du défunt se réunit autour de la tombe, nettoie les lieux,
prépare l’autel, lui offre sa nourriture et ses boissons préférées. À la tombée de la nuit, tous en profitent
pour relater les histoires de l’année passée : nouvelles conquêtes,
situation au travail, agrandissement de la famille. On raconte des blagues ou on écrit des poèmes
en taquinant le défunt. On exagère ses
défauts. Ainsi, on s’assure qu’il soit
toujours présent dans nos vies et qu’on célèbre ce qu’il nous a apporté. On ne l’oublie pas.
And then I get to thinking…
Dans notre société, on a tendance à tout dramatiser. À rendre plus grave des banalités ou même à
exagérer les rumeurs. On vit à 300 miles
à l’heure sans jamais prendre le temps de prendre le temps. On a des enfants qui grandissent trop vite et
des vieillards qui ne veulent pas mourir.
Mais on ne prend pas le temps d’élever pas plus qu’on prend le temps d’écouter. Et quand tout s’arrête, on pleure. On pleure parce qu’on est triste. Mais on est triste de quoi au juste? D’avoir manqué du temps qu’on a pas pris le
temps de prendre?
Dans la culture mexicaine, du moins de ce que j’en comprends
maintenant, la famille et les amis sont très importants. Une fois qu’on passe le « Mexican Drama »
(parce que ça aussi, ils en ont!), on constate que l’individu est au cœur du
quotidien. Tout le monde n’est pas
parfait. Il y a bien l’oncle volage, le
cousin paresseux, la tante exaspérante.
La mère surprotectrice, le père absent et les frères ingrats. Mais ça, ce sont leurs défauts. On ne les excuse pas. On apprend à vivre avec. La diversité est ce qui unit les familles et
qui crée le respect. Et quand tout s’arrête,
on pleure. On pleure parce qu’on est
triste.
Tout comme nous, on va continuer de pleurer. Le but n’est pas de se forcer à être heureux
ou à se désendeuiller. Au
contraire. Mais en se réunissant ainsi,
annuellement, autour d’un individu qui nous a émus, on prend aussi le temps de
se réunir avec ceux qu’on aime, qui sont toujours présents. L’espace de quelques soirées (parce qu’en
plus, ça s’échelonne, cette fête!), on va célébrer la vie. À travers la mort.
On va tous mourir un jour.
Si on souhaite qu’on se recueille sur notre tombe et qu’on ait de quoi
fêter, ne vaudrait-il pas la peine que nous leur donnions de bons
souvenirs? Allez! Stop reading and go enjoy life!
