Déjà arrivé, déjà reparti... Après seulement quelques jours dans la plus grande ville du Texas, le temps était déjà venu de quitter, non sans avoir visité quelques endroits du quartier. Je vous avais déjè mentionné que les Houstonnais affectionnent particulièrement leurs musées au point d’y avoir dédié un quartier complet. Le temps (et ne nous le cachons pas : l’intérêt personnel) guidant les derniers déplassements, j’ai choisi d’arpenter les murs du Menil Collection et du Houston Center for Photography. Le premier exhibe des œuvres de la collection privée de Jean et Dominique De Menil, son épouse, deux philanthropes de la ville qui avaient accumulé des pièces d’artistes qu’ils aimaient encourager. On peut y voir d’authentiques Magrite, Picasso, Max Ernstz, un Warhol, un Frida Khalo et j’en passe. Aujourd’hui, les curateurs assurent la continuité en y ajoutant de nouvelles découvertes. La visite est gratuite et vaut, en quelque sorte, le détour.
On traverse aisément au musée de la photographie qui lui, expose des collections modernes. Les trois salles adjaçantes contiennent chacune une série qui amène des réflexions personnelles pertinentes. Encore une fois, c’est gratuit.
Question de me rendre au centre de location automobile, j’essaie de prendre le transport en commun. La ville a pensé à tout pour bien promouvoir son système. Les tarifs sont ridiculement abordables, les transferts électroniques ou avec la carte durent trois heures et on y a récemment inclus une application mobile qui permet d’acheter son billet en trois secondes. On présente le téléphone au chauffeur qui nous demande de toucher l’écran pour valider l’entrée. Malheureusement, payer comptant content ne donne droit qu’à un passage sans transfert... Ironique considérant que ceux qui utilisent le transport en commun sont (j’hypothétise) moins fortunés. Si, de plus, il ne peuvent se permettre d’avoir un téléphone intelligent, ils seront les seuls à devoir payer (en comptant, bien entendu) chacun de leur passage puisqu’ils ne peuvent obtenir de transfert. J’ai donc choisi de marcher les trois kilomètres me séparant du lieu du dit transfert pour économiser! Radin, je sais. Dois-je vous rappeler les aléas thermiques de la ville?
La location automobile (chez Hertz) m’attendait et ce ne fut qu’une question de minutes avant de pouvoir l’obtenir. J’ai obtenu un prix ridiculement bas en présentant mon numéro Aéroplan pour ce voyage vers Houston. Avec les 17$ d’essence qu’il faut dépenser pour un tel trajet, on parle d’un prix de 90$ tout inclus. Considérant que cette façon de voyager me donne beacoup plus de liberté (et la possibilité de chanter en chemin sans déranger d’autres passagers!) en plus de me permettre de cueillir Ricardo à l’aéroport, de nous rendre chez notre amie ET de revenir à Dallas le lendemain pour visiter, le choix m’appert évident. Sans oublier l’arrêt obligatoire chez Buc-ee’s, LA référence des texans qui prennent la route. Une connaissance m’a bien résumé le tout en comparant les lieux à « Like a Walmart on the highway! ». On gaze, bouffe, boit et fait ses emplettes.
L’aéroport DFW n’est pas vaste qu’à l’intérieur. Les cinq terminaux qu’il contient exigent des péripéties automobiles. N’ayant pas prévu de Cell Phone Lot - ce que de nombreux voyageurs déplorent sur les sites internet, il faut se garer sur l’accotement et actionner les clignotants d’urgence juste avant l’entrée des payages. On attend le texto confirmant l’arrivée puis on s’aventure sur près de dix kilomètres de possibilités! Bref : ça peut être compliqué!
Par la suite, nous nous sommes rapidement rendus à The Colony en empruntant l’autoroute payante. Aucun arrêt en chemin : ce sont des lecteurs optiques qui s’occupent de tout. Au fait, nous n’avons pas réussi à trouver l’autoroute gratuite... Le prix à payer? Nous le saurons dans un mois et demi puisqu’on envoie la facture par la poste...
Dès les premiers contacts avec la ville de Dallas, on tombe sous le charme. Beaucoup plus dynamique visuellement tant la nuit que le jour, Dallas se rapproche davantage d’une grande ville. Après avoir retourné la voiture, nous avons entrepris une escapade en utilisant le M Trolley, un tramway gratuit qui sillonne différents quartiers. Ça vaut le détour puisque ça permet de mieux voir des coins moins accessibles à pied. Et on évite la chaleur!
Depuis que je vous ai écrit, Ricardo et moi sommes particulièrement occupés! En quelques jours, nous avons rencontrés Lilli « I Looooooovvve You! », Karl, Victor, David, Paula, Chris, Joël, Alyssia et d’autres dont le nom m’échappe! La ville étant vaste et étendue, nous la découvrons en voiture. Voici la liste des événements courus :
- Visite de la Community Brewery, un entrepôt convertit en bar où on déguste les varités en regardant les écrans géants projetés sur les murs ou en jouant à des jeux de société;
- Souper au Resto salvadorien Gloria’s qui se transforme en salsathèque ultra modéré dès 22h;
- Randonnée matinale au White Rock Lake : une promenade de 9 miles autours d’un lac;
- Déjeuner au Mambo Seafood, un sympathique restaurant qui sert des plats à base de poisson – le céviché sur tostada et la soupe vuelve la vida au poisson étaient simplement divins;
- Souper au El Ranchito, typiquement mexicain et particulièrement délicieux où j’ai pu doubler le nombre de chapeau de cowboys que j’ai vus depuis mon arrivée (j’en suis à 10 maintenant);;
- Escapade dans au Whitehall Exchange, bar du quartier Bishops Arts, question de célébrer l’anniversaire de Alyssia.
De façon générale, Brigette nous accompagne lors de la majorité de nos déplacements. C’est une amie d’Irma. Avec Lilli, ils forment les Trois Amigas. Avec elles, on ne s’ennuie pas! On termine une activité, Brigette nous donne quelques heures pour nous en remettre en précisant les lieux et l’heure de la prochaine aventure. Elle revient pile à l’heure, klaxonne quelques fois et crie « Vamonos ! Vamonos!». Au fait, elle crie « Vamonos » fréquemment parce que c’est toujours le temps d’y aller!
Nous sommes déjà le Fourth of July. Je vous écris pendant qu’Irma et Ricardo sont partis marcher non loin d’ici. Après une nuit dernière a été ponctuée d’intenses orages qui nous ont tenu éveillés plus d’une heure, ils m’ont laissé dormir un peu... Quand ils reviendront, on ira à Fort Worth voir le vrai Texas avant de revenir pour gaver nos yeux d’explosions pyrotechniques!
Vamonos!













































































































