dimanche 21 décembre 2014

Donner sans compter

Assis paisiblement un dimanche après-midi dans un Starbucks loin de mon quartier, je profite de ce début de vacances pour réfléchir aux dernières semaines.  Le temps des fêtes est un moment propice aux célébrations et aux introspections.  Je constate avec une certaine joie qu’il y a davantage de positif dans mon quotidien que de moments désagréables.  De toute façon, suffisamment de gens s’occupent de souligner les incommensurables bêtises Yves-Bolducquiennes de ce monde.  J’aurai l’occasion bientôt d’ajouter mon propre grain de sel, promis!

Centrons-nous donc sur l’agréable!  Chaque année avec nos groupes, Chantal et moi avons l’occasion de partager des moments de plaisir avec des montréalais.  Vous n’êtes pas sans savoir que nous visitons ce que nous appelons le Montréal souterrain depuis maintenant près de 5 ans.  Il s’agit d’une visite de lieux urbains (mé)connus de notre ville intérieure.  Les enfants et quelques généreux parents accompagnateurs ont l’occasion de découvrir le Centre Bell, la gare Windsor, la Place Bonaventure, le 1000 de la Gauchetière et sa patinoire intérieure, la gare centrale, l’Hotel Reine-Elisabeth (Give Peace a Chance!), la Place Ville-Marie, Ogilvy, la rue Ste-Catherine, le métro et une panoplie d’autres endroits tous aussi diversifiés les uns que les autres.  À travers un rallye en anglais, ils découvrent ces lieux.  Cette année, nous avons même ajouté une balade en train sur la ligne AMT de Mascouche qui venait d’être mise en service à peine quelques jours auparavant.  Un chaaarrmmme!

Qui dit temps des fêtes dit partage.  Nous proposons donc aux enfants d’offrir de la joie et du bonheur en organisant quelques flashmobs ça et là au courant de notre sortie.  Nous chantons donc cinq chants de Noël pour faire sourire les gens.  Cette année, nous avons même eu droit à une spectatrice qui a fréquenté notre école auparavant!  Je partage donc à mon tour ce moment avec vous, filmé par un pur inconnu et mis en ligne par la suite sur Youtube!

Flashmob devant Ogilvy, décembre 2014 

Hier matin, je lisais un article dans La Presse.  Ô combien plus joyeux cette fois!  Une amie que j’apprécie bien et qui fréquente Musifit comme moi (mon école de zumba) prouve une fois de plus tout le plaisir que nous éprouvons avec nos jeunes.  Je n’ai pas eu l’occasion de lui parler encore, mais vous constaterez en lisant l’article qu’elle a organisé une distribution de cadeaux pour des élèves de son école, défavorisée au même titre que nous.  L’investissement personnel que ceci implique va au-delà de ce que vous pouvez imaginer puisque chaque élève a reçu le cadeau qu’il voulait!  Je n’ai pu m’empêcher de sourire et d’être fier!  Tant qu’il y aura des personnes comme elle, comme plusieurs autres enseignants, comme ces parents impliqués, the World will be a better place!  Merci Fanny!  Allez!  Cliquez!  Allez sourire!

Un cadeau pour chaque élève, par Louise Leduc


Joyeuses Fêtes en attendant!

dimanche 14 décembre 2014

Les douze jours (de congé de maladie) de Noël

Hier matin, bien étendu dans le lit, je lisais cet article dans La Presse+. Pas besoin de vous dire que je n'ai plus dormi.





Ne vous inquiétez pas: je suis zen. 6 mois (et 12 jours de congés de maladie) de vacances, ça replace un esprit! Je sais, je n'ai pas écrit depuis longtemps. Ce n'est pas par manque d'intérêt ou de temps. Simplement la vie qui se laisse découvrir. Si j'ai choisi de reprendre la plume, c'est que je tiens plus que jamais à avoir du plaisir au travail. J'en ai comme jamais, ayant une collègue en or et des élèves qui me font redécouvrir les joies de l'enseignement. J'ai choisi de m'investir pour eux. Je ne compte jamais mon temps si je choisis de le faire par moi-même. J'essaie de découvrir le positif dans chaque tâche et, croyez-le ou non, ça marche!

Mais je n'accepterai pas qu'on véhicule des faussetés. Je sais, c'est sûrement un investissement vain. Mais ça m'a permis de revenir blogger! Comme quoi chaque médaille a son revers!


Voici donc le texte que j'ai courriellé à Denis Lessard à La Presse.


***

Bonjour Monsieur Lessard,


Je me présente. Daniel S. Cyr. J'enseigne au primaire depuis maintenant 20 ans. On ne se connaît pas, bien entendu et, de mon côté, je ne pourrais affirmer avoir déjà lu vos articles. Rien de grave, n'en soyez pas offusqué. Mais aujourd'hui, je retiens votre nom, étant l'un des premiers à écrire sur les futures négociations des conventions collectives dans le milieu de l'éducation...


D'office, vous n'êtes (sûrement) pas sans savoir que nous devons lutter contre l'opinion publique qui rappelle sans cesse que nous avons deux mois de vacances l'été. On oublie toujours de mentionner qu'elles ne sont pas payées, ces convalescences nécessaires. On remet sans cesse en question nos innombrables journées pédagogiques qui servent sans doute à prendre un café entre collègues. Et, pour se faire pardonner par la suite, on nous donne une 'tite tape dans le dos en disant qu'on ne serait jamais capable de faire ce que l'on fait, que c'est une vocation et que nous sommes ni plus ni moins que des héros. Mais n'allons pas prendre en otage les enfants (ou est-ce les parents) en débrayant ou en fermant la garderie (j'ai dit ça moi?).


Monsieur Lessard, j'en viens tout de suite au but de cette missive. Si vous êtes attitré à la couverture de cette dite négociation dans les mois à venir, je vous défie de publier les vraies informations. À défaut de ceci, rédigez au moins plus honnêtement. Nulle part dans mes vingt années d'enseignement ai-je eu droit à douze journées de congé de maladie. De grâce, ne laissez pas sous-entendre en captant notre attention dans une fenêtre résumée que l'état sauvera 160 millions. Nous n'avons rien volé (nous)! Oups! Lapsus socio-littéraire! Soyez clair et cessez de nous tirer dans le pied. C'est déjà suffisamment difficile pour nous de faire reconnaître notre tâche sans qu'on mente sur nos conditions de travail lorsqu'on prétend qu'on se plaint le ventre plein.


Sachez, Monsieur Lessard, que mon salaire diminue depuis maintenant trois ans. En effet, n'ayant reçu que de maigres augmentations au cours des dix dernières années, bien au deçà de l'augmentation du coût de la vie qui n'est pas annexé, mon pouvoir d'achat diminue et diminuera jusqu'à ma retraite.


Si au moins, je pouvais en profiter pendant mes deux mois de congé, moment où tous les prix sont à leur plus élevé...


Finalement, je sais que vous n'avez pas la prétention de tout connaître de ce milieu. Il s'agit du mien. Je ne vous en tient pas rigueur. Je crois (et j'espère surtout) sincèrement que vous avez voulu rédiger un article informatif dépourvu d'opinions personnelles - comme un vrai journaliste. Vous l'avez fait. Ce que je vous reproche, c'est de ne pas présenter les faits véritables. Et ainsi, pour une nième fois, permettre de laisser croire à tous nos détracteurs que nous sommes lâches et que nous sapons les coffres de l'état.


Dans l'attente d'une réponse, recevez, Monsieur Lessard, mes sincères salutations.


***

À suivre...

vendredi 5 septembre 2014

RedBall donne des ailes

C'est très simple comme logique, très simple comme projet.  Au départ, Kurt Pershcke, artiste natif de Chicago mais résidant actuellement à New York, décide de créer une oeuvre qui fera sourire les gens dans des lieux banalisés de villes à travers le monde.  De par son positionnement stratégique dans un endroit public, les passants sont soudainement déstabilisés par une gigantesque boule rouge qui modifie le quotidien urbain, parfois drabe ou si facilement générisé.  On redécouvre, l'espace d'un moment forcé, un lieu qu'on a pris pour acquis...

J'ai d'abord entendu parlé de ce projet il y a une semaine.  Méditant au son de la pluie sous un porche de la campagne, j'essayais d'imaginer une fois de plus comment la vie peut être vue selon les lunettes qu'on choisit de porter.  Un même moment, une même action ou un même fait suscitent des réactions différentes selon notre humeur, bien entendu, mais plus particulièrement selon notre propre interprétation et la façon que nous choisissons de la laisser nous affecter.  Il en va de même pour ce ballon.


Fébriles, Ricardo et moi nous sommes donc rendus à la station Parc (devons-nous, STM, opter plutôt pour du Parc?) hier soir.  Une station de métro qui en dessert une de train de banlieue.  Et là, sous un abri, se cache le fameux objet.  Je dis "se cache" mais au fond, on ne peut le manquer.  Instinctivement, j'ai perçu un gamin tentant maladroitement de berner son parent.  Pour jouer.  Pour se laisser découvrir aussi.  La naïveté juxtaposée au ludisme.  L'effet est boeuf!  Les passants se laissent charmer par cet objet venu de nulle part, à la fois connu de par sa forme et étrange de par son anormalité!  

Force est de constater que ça crée toutes sortes d'interactions autour.  Certains se demandent ce qu'y fait cette sphère colorée.  Ceux-ci questionnent, sont surpris d'apprendre qu'elle a déjà voyagé beaucoup et qu'elle ne reviendra plus ici, à Montréal.  D'autres veulent immortaliser le moment en photographiant l'ami plongeant corps entier dans la molle surface au son d'un clic électronique pré-Facebookien.  Ces derniers laissent momentanément leur enfant intérieur s'extérioriser.  Enfin, quelques autres hésitent, ne sachant comment réagir, pris par de possibles conflits intérieurs qui les obligent à rester matures, quasi-stoïques, soi-disant distants mais tout de même étrangement présents.  Chose certaine, tous, oui tous, sourient!  

J'ai trouvé cette oeuvre d'art très poétique.  Une ode à la vie.  Une façon de briser un quotidien trop intégré.  J'ai aimé caresser cette forme, m'imaginant toutes les mains qui, à Barcelone, Paris, Lausane, Portland ou même Abu Dhabi, ont fait comme moi.  J'ai voyagé brièvement en pensant aux diverses réactions d'autant de cultures.  J'ai senti qu'il faut parfois briser la routine, parler aux gens, répondre aux questions, prendre des photos sans se justifier pour réapprendre que nous ne sommes pas seuls dans cette ville qui à son tour existe aussi...  Une façon si originale de mobiliser un instant pour en faire naître de nouveaux.

Oui, RedBall donne des ailes.

***

La RedBall migrera une dernière fois vers le Parc Lafontaine ce samedi.  Allez y faire un tour.  Pour la boule, bien sûr, mais surtout pour l'effet!

La RedBall à la Biosphère
http://redballproject.com/cities/montreal/



lundi 25 août 2014

Repartir pour mieux arrêter

Et voilà!  Un nième projet terminé...  Dire que ces quatre dernières années ont passé rapidement serait un véritable euphémisme en quelque sorte.  Planifier et vivre un traitement différé s'est avéré à la fois profitable, enrichissant, stimulant et j'en passe.

Difficile, donc, de retourner au travail et chialer quand on sait que nos collègues n'ont pas eu autant de temps pour s'en remettre.  Difficile également d'être pleinement heureux parce que la routine va se réinstaller et que les levers au son d'un impitoyable cadran seront monnaie courante.  

Mais...

La vie continue.  À la fois l'expression la plus simple et la plus complexe qui résume parfaitement le ressourcement que ce repos m'a permis.  Presque sept mois à faire tout et rien à la fois.  Un sublime cadeau que je souhaite à tous au moins une fois dans leur carrière.  Un baume réparateur sur des plaies difficiles à cicatriser et surtout l'occasion de prendre le temps d'arrêter de courir comme une poule pas de tête.  Mon oncle se plaît à surnommer nos vacances estivales "sa convalescence".  Il a raison.  Deux mois, c'est bien peu pour se remettre complètement de toutes ces charges imposées, ces demandes administratives ou ces défis inatteignables.  C'est davantage un moment pour reprendre son souffle.  Le problème, c'est qu'à force de survivre, on ne vit plus...

Mais...

Je ne reprends pas le clavier aujourd'hui pour vider un surplus d'anxiété.  Bien au contraire.  Le plus beau cadeau que j'ai reçu, c'est justement de me rendre compte que cette vie continue.  J'aime enseigner.  J'aime être avec ces cerveaux en ébullition au quotidien.  J'aime qu'ils doutent et qu'ils gobent en même temps.  J'aime travailler avec mes collègues.  J'aime me promener dans l'école et regarder les productions des élèves.  J'aime voir les progrès.  J'aime surmonter les difficultés.  J'aime faire des sorties culturelles et éducatives.  J'aime taquiner les enfants.  J'aime aimer.

J'ai redécouvert pourquoi j'ai choisi ce métier.  N'allez pas croire que je vais pardonner les injustices commises pas plus que celles à venir.  Par contre, je choisi sciemment de voir le verre aux trois quarts plein.  Je n'ai pas de pouvoir sur le reste pas plus que ce reste a un pouvoir sur moi.  Oui, l'École est un milieu de blablas administratifs inutiles et incongrus, de bibliothèques qu'on croit suffisamment équipées, de professionnels sous payés mais surtout sous valorisés.  Mais c'est aussi un milieu riche.  Et la richesse n'est pas en haut de la pyramide.  Elle est à sa base: les enfants.

Bonne année scolaire à tous. 

mercredi 16 avril 2014

Washington, DC ou l'art de repartir


Les photos sont en ligne depuis quelques jours...
Cliquez sur cette photo pour les voir.

***

Ouf...  J'avais besoin de repartir.  Un mois encondoté, quoique bien entouré et diverti, je m'encrassais...  Je commence même à me demander comment je vais faire lorsque je serai de retour au travail...

On vieillit.  On change.  On se découvre plus sociable qu'on pensait!  Entreprendre une nouvelle aventure avec déjà en tête l'objectif de rencontrer de nouvelles gens, ça, ce n'est pas le moi que je connaissais il y a si peu longtemps.  Partir rencontrer une amie rencontrée elle-même en voyage, ça frisait le ridicule il y a un an!  Sentir le besoin d'être déstabilisé et d'être égaré dans une autre ville, ça enrichit le bonheur de vivre.

J'ai donc acheté les billets il y a quelques semaines déjà.  Départ de Burlington, Vermont, parce que cette frontière maudite double plus souvent qu'autrement les frais encourus.  Même avec l'essence et les deux heures de route qu'il faut mettre, on s'en tire pour bien moins!  Et il y a l'avantage d'éviter les douanes à l'aéroport ce qui, de surcroît , raccourcit considérablement le délai darrivée.  Il n'y a pas que des avantages, bien sûr.  Pour un billet à prix équivalent, mieux vaut partir de Montréal.  Mais avec Nexus.  Toujours avec Nexus.  Le meilleur 50$ qu'on peut investir pour sauver du temps et, dans ce cas-ci, éviter un retard certain à mon retour!

Church Street m'attendait religieusement.  Vagabonder quelques heures avant son départ dans un quartier qui accueille de nombreux étudiants à cette époque de l'année détend le voyageur.  Ça permet de prendre un café ou une collation.  Et en un clin d'œil, on se retrouve dans la navette offerte par lagence de location de voitures où on se gare pour économiser puisquelle se situe à moins de cinq minutes de bus.  L'aérogare se traverse quasiment entre deux respirations hâtives.  Ici, être TSA pre-approved n'accélère rien, car il n'y a rien à accélérer!  Et hop!  L'avion arrive de Détroit, se stationne et nous fait monter.  Recul et envol vers la capitale américaine.  Aussi rapide que ça.


Dulles.  Prononcé Da-llesse.  Lé-gè-re-ment plus vaste et on ne peut y retenir son souffle!  Mais tout y est bien identifié.  Des trains qui nous téléportent d'une aile à une autre avant d'atteindre finalement la sortie ou on monte à bord du bus de ville pour 6$.  Transfert au centre-ville en trente minutes.

Richard Massey m'attend à la station Foggy Bottom.  Il a accepté de m'héberger pendant deux soirées.  Luxueux condo dans un quartier huppé de DC.  J'y rencontre également Gabriel, un brésilien qui s'installera pour un an en ville.  Il a laissé son copain français au Pays-Bas.  Il a obtenu un job à la commission interaméricaine des droits de lHomme en lien avec les droits LGBT.  26 ans, mais un solide bagage.  Une soirée remplie de conversations enrichissantes avec mes deux nouveaux comparses.  Qui l'eut cru?  Je ne m'emmerde même pas.  Sérieusement.


Je me suis muni d'une carte SmartRide, l'équivalent de notre Opus montréalaise.  Les tarifs varient en fonction de la distance parcourue et du moment de la journée, les deux pointes étant de loin plus dispendieuses.  Mais le but n'est pas de voyager en transport en commun.  La balade urbaine me manquait considérablement.  Vivement les yeux rivés à gauche, à droite, en haut, en bas, à l'arrière, vers l'avant...  En voyage, les sensations sont décuplées.  À l'heure actuelle, je serais davantage en mesure de vous décrire Washington que Montréal, là où je suis davantage un human being qu'un human doing.  Les gens klaxonnent, des piétons me pressent, d'autres gênent ma progression.  On.  S'en. Fout.  Croire que visiter une nouvelle ville serait une source d'anxiété est loin de la réalité.  Le stress qu'on y vit est différent, centré plus sur le "oussé-que-j'suis" que sur l'urgence de vivre.  Et on pardonne tout plus facilement aussi.  Les enfants qui crient, les touristes qui nous retardent, les locaux qui s'empressent aussi.






 Puis j'ai visité.  Le Lincoln Memorial, la Reflection Pool, le Washington Monument, le Capitole, le Martin Luther King Jr. Memorial, le Jefferson Memorial, le Pentagone, les Smithsonian Botanical Gardens, Zoo et Holocaust Museum.  Gratuitement.  Parce qu'ici, on ne charge pas pour la culture.  On investit.  Ils valent tous la peine et je n'ai vu qu'une infime partie de ce qui m'était possible.  Je pourrais ici vous en décrire les vertus et caractéristiques mais ce n'est pas nécessaire.  Les photos parlent par elles-mêmes.  De toute façon, vous m'écrirez pour avoir plus d'information ou vous laisserez simplement vos yeux se divertir.  C'est ça un voyage.  On peut l'écrire et le décrire en long et en large, mais reste qu'il s'agit d'une expérience personnelle.  Qu'il s'agisse d'Histoire ou d'observer la faune locale, on suit notre cœur qui s'enrichira de l'expérience.  Et on ne se juge pas de ne pas tout faire ou de le faire comme les autres l'ont fait.

Qu'est-ce qui m'a plu?  Louer un vélo pour découvrir!  C'est ainsi que j'ai navigué les méandres de cette ville qui se laisse découvrir.  C'est ainsi que j'ai croisé au passage un retraité m' a abordé spontanément parce que j'avais l'air bien (et touriste aussi!) pour me dire qu'ici on ne construit pas plus haut que douze étages.  Parce qu'on veut que le soleil entre dans la ville.  Partout.  Aussi, à vélo, on prend plus le temps.  On planifie ses déplacements de sorte qu'on puisse tout voir ce qu'on veut.  On priorise.  On restreint la liste pour pouvoir mieux l'apprécier.

Armé de mon sourire et d'une patience redécouverte, j'ai participé à un Progressive Happy Hour - où le prix des drinks augmente en fonction de l'heure de la soirée.  J'ai ensuite joint un Bear Happy Hour où j'ai fait la connaissance de différents gars tous aussi intéressants les uns que les autres.  Un retraité démocrate immigrant canadien promulguant les activités sociales de la ville.  Deux grands amis en ville question de passer une soirée arrosée aussi.  Deux autres amis à la chasse mais assez disponibles pour accepter une conversation sans lendemain.  Tous sont catégoriques: le gay DCien est bête et superficiel.  Alors, compagnons, expliquez-moi pourquoi je n'ai jamais eu ce ressenti au cours de mon périple?  Au contraire, on me retourne toujours ce sourire et on discute avec moi comme si je suis un ami de longue date?  Ça renforce ma théorie qui stipule que quand on vient "de la place", on ne prend pas le temps...

Avant de partir, j'ai brunché avec Gabriel.  Chez Annie.  Avec Ken.  Annie, c'est le resto.  Ken, c'est le colocataire temporaire de Gabriel.  Moi, c'est Daniel, le gars qui n'en revient pas à quel point c'est facile de profiter de la vie parfois.

***

Je suis de retour chez moi.  Je m'ennuie trop de Ricardo quand je pars longtemps.  On fête déjà notre 1er anniversaire ensemble aujourdhui même.  Je sens quon formerait une équipe du tonnerre si on voyageait plus ensemble.

Chez moi, Potiron m'a manqué lui aussi.  Oh my God!  L'affection que requiert ce félin va au-delà des bornes!

C'est ça, partir!  On se donne.  À soi.


Et alors, on ressent le besoin de repartir...

samedi 5 avril 2014

Les photos sont en ligne!

Les textes sont prêts mais je paresse...  Pour l'instant, vous avez accès aux photos de mon voyage dans le sud!

 Le sud... différé(mment)

mardi 18 février 2014

San Juan Puerto Rico

La quatrième partie de mon voyage est entâmée depuis ce matin.  Tôt, mes parents et moi avons quitté le condo Lauderdalien pour nous rendre à l'aéroport.  Pour la première fois, je vole avec JetBlue.  Pretty impresive, I must say!  Where to?  San Juan, Puerto Rico!

Comme il s'agit d'un vol intérieur - Puerto Rico faisant partie intégrante des États-Unis non pas à titre d'état mais de dominion -, il n'est pas nécessaire d'arriver plusieurs heures avant.  On a d'ailleurs réservé une aile complète de 10 aires d'embarquement à la compagnie.  Rien de luxueux et Starbucks free.  Free dans le sens de "y en a pas"!  On procède à l'embarquement assez rapidement et on quitte de la même manière.  Je suis assis à côté d'un businessman (qui n'a de blues que son veston) qui a résidé 10 ans à San Juan.  La chance me sourit déjà puisqu'il me donne de bons tuyaux pour visiter la ville en toute sécurité.

Dès le début du vol, je comprends pour la première fois de ma vie le concept de montagnes sousmarines.  Des airs, les différents bleus océaniques miroittent et nous présentent le relief marin.  Lorqu'un bout surgit de la mer, on voit apparaître une île.  Ça peut sembler banal comme explication, mais l'effet est grandiose!  J'en ai été hypnotisé pendant plusieurs heures!

On atterit donc à l'heure prévue.  On constate qu'il a plu au cours de la matinée.  Rien de grave.  Je prends mon temps pour aller chercher mes baggages et je me dirige vers les taxis.  Ici, pas beaucoup de choix: le transport public ne permet pas les valises à bord.  De toute façon, la fiabilité est sérieusement mise en doute dans plusieurs guides de voyage...  25$ plus tard, je me remets d'une série de cascades automobiles pour éviter - ou plutôt contourner! -  les véhicules sur l'autoroute.  Assez spectaculaire!  Mais j'étais préparé!

Mon arrivée un peu tardive à l'auberge m'a joué un petit tour...  Le personnel prend la pause dîner entre midi et une heure...  Ça me donne l'occasion d'explorer la documentation touristique que j'ai obtenue à l'aéroport.  Mes yeux vagabondent ça et là jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent sur une peinture spéciale.  Virgen de Guadalupe!  Même a plus de 4 000km de mon amoureux, il me protège encore!  Je lui ai envoyé la photo par texto, à son plus grand bonheur et soulagement!  Ça augure bien.  Elle me protégera et je serai en sécurité dans les jours à venir.

Les gens sont sympathiques ici.  Ça me rapelle ma jeunesse en Europe.  J'avais oublié cette facilité qu'ont les voyageurs et les locaux à entrer en contact.  On me salue facilement et souligne à quel point je suis chanceux de rester ici, que c'est génial comme endroit.  Jusqu'à présent, j'approuve.  Dommage que je sois si timide et que d'aborder les gens n'est pas mon forte...  Sur la terrasse le soir, nous partageons quand même histoires et alcools.  Nous sommes 5 dans ma chambre.  J'ai obtenu le meilleur lit, le seul qui ne soit pas superposé et qui cache une prise de courant tout près!  J'en profiterai pour charger mes appareils!

Le ménage de mes sacs terminés, j'entreprends la visite de la ville.  La vieille ville pour aujourd'hui.  Plaza Colon, juste en face de la posada, accueille des touristes et des locaux qui se reposent à l'ombre des palmiers.  Comme je vois un trolley arriver (et qu'il est gratuit, je l'ai lu!), je saute à bord, me disant qu'il sera facile de voir le quartier et de mieux m'orienter pour les jours à venir.  Devinez ce que je découvre?  Et oui: Starbucks.  À moins de 500 mètres de la chambre.  Pas prévu en plus, je vous le jure!  Et c'est le seul dans cette section de la ville!  En route, les paysages coupent le souffle.  J'ai hâte de pouvoir les apprécier à pied et d'en savourer la beauté et l'histoire.  C'est difficile de décrire l'architecture, mais on sent le dépaysement.

Je descends près du bureau d'information touristique question de grignotter un peu et trouver de la documentation.  Juste avant, je visite le musée Don Q, la plus vieille maison de fabrication de rhum de l'île.  Dégustation gratuite en plus, après avoir lu les différents panneaux informatifs.  J'ai également eu droit à un autre verre gratos à l'info touristique.  Je peux m'habituer à ça!  Faut croire que le rhum ici, c'est comme de l'eau chez nous!

Je reviens du SuperMax, une épicerie locale.  Je m'y suis procuré des trucs pour pouvoir déjeuner à l'auberge.  J'ai tenté de souper près d'ici - les critiques de Fattie's sont spectaculaires - mais ça fermait.  Après une conversation en espagnol de près de 5 minutes, j'en ai conclu que je devrais revenir demain.  Sympathique, la madame!  Ce soir, je prévois aller manger un calzone local puis me rendre au Nuyorican, un bar où la salsa, la samba, la poésie et le folk se côtoient...  On verra, mais on en dit beaucoup de bien!

Hasta la próxima, mis amigos!