dimanche 14 décembre 2014

Les douze jours (de congé de maladie) de Noël

Hier matin, bien étendu dans le lit, je lisais cet article dans La Presse+. Pas besoin de vous dire que je n'ai plus dormi.





Ne vous inquiétez pas: je suis zen. 6 mois (et 12 jours de congés de maladie) de vacances, ça replace un esprit! Je sais, je n'ai pas écrit depuis longtemps. Ce n'est pas par manque d'intérêt ou de temps. Simplement la vie qui se laisse découvrir. Si j'ai choisi de reprendre la plume, c'est que je tiens plus que jamais à avoir du plaisir au travail. J'en ai comme jamais, ayant une collègue en or et des élèves qui me font redécouvrir les joies de l'enseignement. J'ai choisi de m'investir pour eux. Je ne compte jamais mon temps si je choisis de le faire par moi-même. J'essaie de découvrir le positif dans chaque tâche et, croyez-le ou non, ça marche!

Mais je n'accepterai pas qu'on véhicule des faussetés. Je sais, c'est sûrement un investissement vain. Mais ça m'a permis de revenir blogger! Comme quoi chaque médaille a son revers!


Voici donc le texte que j'ai courriellé à Denis Lessard à La Presse.


***

Bonjour Monsieur Lessard,


Je me présente. Daniel S. Cyr. J'enseigne au primaire depuis maintenant 20 ans. On ne se connaît pas, bien entendu et, de mon côté, je ne pourrais affirmer avoir déjà lu vos articles. Rien de grave, n'en soyez pas offusqué. Mais aujourd'hui, je retiens votre nom, étant l'un des premiers à écrire sur les futures négociations des conventions collectives dans le milieu de l'éducation...


D'office, vous n'êtes (sûrement) pas sans savoir que nous devons lutter contre l'opinion publique qui rappelle sans cesse que nous avons deux mois de vacances l'été. On oublie toujours de mentionner qu'elles ne sont pas payées, ces convalescences nécessaires. On remet sans cesse en question nos innombrables journées pédagogiques qui servent sans doute à prendre un café entre collègues. Et, pour se faire pardonner par la suite, on nous donne une 'tite tape dans le dos en disant qu'on ne serait jamais capable de faire ce que l'on fait, que c'est une vocation et que nous sommes ni plus ni moins que des héros. Mais n'allons pas prendre en otage les enfants (ou est-ce les parents) en débrayant ou en fermant la garderie (j'ai dit ça moi?).


Monsieur Lessard, j'en viens tout de suite au but de cette missive. Si vous êtes attitré à la couverture de cette dite négociation dans les mois à venir, je vous défie de publier les vraies informations. À défaut de ceci, rédigez au moins plus honnêtement. Nulle part dans mes vingt années d'enseignement ai-je eu droit à douze journées de congé de maladie. De grâce, ne laissez pas sous-entendre en captant notre attention dans une fenêtre résumée que l'état sauvera 160 millions. Nous n'avons rien volé (nous)! Oups! Lapsus socio-littéraire! Soyez clair et cessez de nous tirer dans le pied. C'est déjà suffisamment difficile pour nous de faire reconnaître notre tâche sans qu'on mente sur nos conditions de travail lorsqu'on prétend qu'on se plaint le ventre plein.


Sachez, Monsieur Lessard, que mon salaire diminue depuis maintenant trois ans. En effet, n'ayant reçu que de maigres augmentations au cours des dix dernières années, bien au deçà de l'augmentation du coût de la vie qui n'est pas annexé, mon pouvoir d'achat diminue et diminuera jusqu'à ma retraite.


Si au moins, je pouvais en profiter pendant mes deux mois de congé, moment où tous les prix sont à leur plus élevé...


Finalement, je sais que vous n'avez pas la prétention de tout connaître de ce milieu. Il s'agit du mien. Je ne vous en tient pas rigueur. Je crois (et j'espère surtout) sincèrement que vous avez voulu rédiger un article informatif dépourvu d'opinions personnelles - comme un vrai journaliste. Vous l'avez fait. Ce que je vous reproche, c'est de ne pas présenter les faits véritables. Et ainsi, pour une nième fois, permettre de laisser croire à tous nos détracteurs que nous sommes lâches et que nous sapons les coffres de l'état.


Dans l'attente d'une réponse, recevez, Monsieur Lessard, mes sincères salutations.


***

À suivre...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Comment faire pour laisser un commentaire? Voici la démarche:

Tout d'abord, rédigez votre commentaire. Par la suite, sous votre texte, vous voyez "Commentaire:" et un espace blanc suivi d'une flèche à la droite. Cliquez sur cette flèche pour choisir soit "Compte Google" (si vous avez une adresse Gmail - vous devrez vous connecter à votre compte), soit "Nom/URL" (si vous voulez inscrire votre nom - l'espace URL n'est pas obligé d'être complété), soit "Anonyme". Cliquez ensuitre sur "Publier".

Une nouvelle fenêtre s'ouvrira pour que vous puissiez confirmer votre "identité". Saisissez les deux mots dans l'espace prévu à cet effet, cliquez sur "Publier" et le tour est joué!

Les commentaires sont grandement appréciés et tous lus par le webmestre. Si vous avec de la chance, vous aurez même une réponse!