Une première journée de passée. Il ne faut pas se le cacher, voyager change vraiment la routine. Ici comme ailleurs, on a davantage le temps d’apprécier et moins de stress à gérer. Ou est-il seulement différent.
À mon arrivée à l’aéroport, j’ai pu constater à quel point les gens aiment aider. Il devait y avoir quelque chose dans mon regard pour l’agent de sécurité qui m’a dirigé vers le bus local, l’autre agent qui m’a pointé vers le tram pour changer de terminal et le concierge qui m’a dit d’attendre à l’intérieur, car il fait vraiment trop chaud dehors! À l’arrivée du transport, on se dirige vers le centre-ville puis vers l’auberge. Un trajet d’une heure et quart pour la modique somme de 3$US (ou 3 $ US pour Chantal Stinson).
Le Morty Rich Hostel se situe sur une rue calme du quartier Montrose. Il s’agit d’un boulevard, mais pas au sens que nous le connaissons. Deux voies séparées par un terre-plein. Circulation : une voiture à la minute. Genre. L’intérieur est particulièrement luxueux. On y trouve plusieurs salons, une salle de billard, une cuisine et une salle à manger commune. Et le personnel est sympa! On m’a upgradé vers une chambre où il y a une salle de bain. Six lits mais 4 chambreurs seulement. Et l’air climatisé...
Je n’ai pas touché la poignée de la porte de sortie qu’un des hôtes m’accoste me demandant où je veux aller. Il me suggère un resto tout près ou le spécial de la soirée est un steak Angus avec pomme de terre garnie. Le tout pour 15$. Avec l’air climatisé.
Mais avant le souper, je sens le besoin de me désaltérer et de socialiser. Direction: bar Ripcord. Un pub de quartier où on discute davantage qu’on danse. Je parle à Lorenzo qui me suggère de visiter les chauves-souris sous le pont au coucher du soleil. Étrange mais bon (les chauves-souris, pas Lorenzo). Je note le tout et l’informe que j’irai après mon souper si le temps me le permet...
Je quitte donc vers le Hay Merchant et étudie comment me rendre à ce pont situé à quelques kilomètres. La chance me sourit. J’organise mon horaire. Je monte dans le 82. Qui a l’air climatisé.
Sur place, je cherche un peu, car je semble être le seul que la visite intéresse. Je me trompe. Arrive une gentille dame un peu grano, un peu geek, qui m’aborde et me demande d’où je viens. Ma réponse l’emballe et nous discutons une quinzaine de minutes. Elle me dit de l’attendre ici, car elle doit aller chercher des amis qui se rencontre ce soir pour un tour guidé. Elle me présente à tous comme étant « Le Canadien ». L’accueil est chaleureux, poignées de mains et sourires omniprésents. J’ai le droit à des explications sur le mode de vie des chauves-souris mexicaines qui habitent sous ce pont. 300 000. Ce n’est rien comparativement aux 2 000 000 qui nichent à Austin. Plus la noirceur tombe, plus elles s’activent. Quand elles seront prêtes, elle s’envoleront, formant un nuage qui se dirige vers la ville pour se nourrir d’insectes. Impressionnant! Je m’émeus devant tant de gentillesse et de chance (de mes acolytes, pas des chauves-souris)!
La soirée avance et vient le temps de rentrer. Retour en bus (toujours sur le même 3$ dépensé en début de journée) vers la chambre. Tous deux air climatisés.
Je ne suis pas totalement sous le charme total de Houston. La ville, bien que jolie et intéressante, n’a pas le charme des grandes villes que je connais. C’est vaste et varié. C’est surtout chaud. Très chaud. Très très chaud. Ok : chaud en tabarnak!. Les gens, en revanche, sont toujours sympathiques! Des chauffeurs d'autobus aux vendeurs en passant par les citoyens et les travailleurs. La convivialité se ressent. Ceux que je croisent me sourient ou me disent le « How’s it going? » habituel qui, aux States, n'exige pas de réponse. Bref, un plaisir. Surtout avec l’air climatisé.





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