Les années se suivent et on souhaite parfois qu’elles se ressemblent, parfois qu’elles soient complètement différentes. Parfois aussi, on n’a pas forcément le choix... Et parfois c’est mieux ainsi.
Comme d’habitude, fin février, j’ai lancé mes recherches afin de trouver ma destination estivale annuelle. Cette convalescence tant attendue qu’on soigne à doses de vagabondages sur internet et qui stimule l’adrénaline bien avant le départ officel. Mais bon. Les prix augmentent, les tensions internationales aussi. Avoir visité plusieurs grandes villes comme San Francisco, New York et Chicago restreint également les choix. Ce que je prévoyais être une décision moyennement facile s’est avéré en être une plus ardue. Dire qu’on a même pensé nous rendre à Cuba ou en République pour quelques semaines.
Puis est apparu le Texas. Why Texas? Au fait, il n’y a pas de réponse simple. Bien entendu, Ricardo et moi logerons chez une amie pendant près d’une semaine. Point de vue financier, ça aide. Mais si c’était la seule raison, ça n’en vaudrait pas la chandelle. Pour moi, cet état a quelque chose de mystérieux. C’est difficile de cerner exactement ce qui le rend si différent des autres. Les premiers trucs qui surgissent à l’esprit sont les chapeaux et les bottes de cowboys sans compter l’attitude qui vient avec. On s’imagine facilement les texans comme étant plutôt « narrow minded ».
Alors, quoi de mieux que de confronter nos prégugés et nos attentes? Donner la chance au coureur. Laisser les découvertes nous apprivoiser. Jusqu’à présent, les américains ont toujours été fort différents de ce à quoi je m’attendais. Bien loin de tous les défauts qu’on leurs affuble. Le mieux est de se lancer, de faire confiance à la vie et d’apprendre des aléas qui surviendront...
Donc plutôt que de rester un mois dans une grande ville cette année, nous avons choisi d’en visiter plusieurs. De s’impreigner du Texas et de sa culture. Je quitte donc aujourd’hui pour Houston, premier bref arrêt d’une aventure de trois semaines. Je rejoindrai Ricardo à Dallas dans quelques jours. Par la suite, cap vers San Antonio. Enfin, Austin.
Bien que Ricardo doive revenir plus tôt, mon voyage ne se terminera pas là. Plutôt que de choisir des villes, j’ai magasiné des billets d’avion. C’est ainsi que le destin m’a mené vers Denver, Colorado, une ville dont on dit beaucoup de bien et, qui plus est, que je connais peu. Pas serait plus approprié. Prochain billet bon marché? Philadelphie, Pennsylvanie. Si j’avais été (mal)chanceux, j’aurais obtenu ce vol direct vers Montréal pour une risée. Mais la façon la moins chère de revenir au bercail se fera via New-York...
J’essayerai d’écrire plus souvent comme c’est davantage le cas lors de mes voyages. Contrairement aux années antérieures, je n’ai pas d’attentes particulières. Je n’ai pas vraiment planifié non plus. On verra bien. Chose certaine, ça brisera la routine.
Why Texas? Why not? Houston, what’s the problem?




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