Les New Yorkais aiment aimer. Ça n'a rien à voir avec ce qu'on pense d'eux. Spontanément, ils offrent de l'aide aux gens. "God Bless You!" Dans le métro, il y a parfois des gens qui demandent de l'argent. D'autres fois, des danseurs ou des chanteurs animent les passagers le temps d'une escale entre deux stations. Ils passent le chapeau. Et les New Yorkais donnent. Je dis les New Yorkais parce qu'on identifie facilement les touristes. Ils commencent par surveiller leurs effets personnels. Puis ils regardent autour. Ils lancent des regards vers les animateurs fortuits puis se laissent aller. Et une fois le spectacle terminé, le sourire aux lèvres, ils sortent leur porte-monnaie. Ils sont souvent deux. Un dit le montant à donner, l'autre cherche. Le premier surveille autour. Le second cherche à donner l'argent. Mais les New Yorkais ont déjà leur argent prêt...
Je me suis promené sur le Highline aujourd'hui. C'est un de mes endroits favoris ici. Anciennement, cette voie ferrée permettait aux usines de s'approvisionner en farine et en produits divers. Comme le train arrêtait souvent, on a préféré construire en hauteur. Inutilisé aujourd'hui, des élus et d'autres ont voulu sauvegarder le patrimoine et le changer en parc urbain. C'est magique ici! La nature côtoie l'art. L'art côtoie la ville. La ville se laisse apprivoisée. J'aime. Beaucoup.
Juste avant, question de profiter de ce moment de détente, je me suis rendu au Chelsea Market question d'acheter un cupcake pour célébrer l'anniversaire de ma mère adorée. Cette ancienne biscuiterie a été rénovée et loge aujourd'hui plusieurs commerces, majoritairement des restaurants. Tout est à l'état brut ici. Ça sent la ville et ça m'apaise. Bill, un retraité de 74 ans, m'observe observer et vient me jaser. Nous discutons architecture, histoire et culture. Il a beaucoup voyagé et a visité Montréal à quelques reprises. Il connaît bien nos universités, mais comprend moins notre culture francophone et notre "désir de nous séparer". Nous n'abordons pas le sujet très longtemps, car il me suggère fortement, comme je suis enseignant, d'aller voir un film non loin d'ici qui parle de la surconsommation de la société. Bref, un moment purement humain dans une ville qui s'humanise à chaque jour.
Autre moment magique aujourd'hui. Karen, ma coloc italienne, m'avait suggéré de visiter un restaurant japonais nommé East. J'ai donc goût à des sushis frais qui circulent sur un tapis roulant. Comme dans les films où les gens y prennent leur cravate! Je ne vois pas comment ils font par contre: c'est matériellement impossible. Je ne peux m'empêcher de sourire et de me sentir ailleurs. Découvrir, c'est enrichissant.
La soirée commence. Je suis assis à Bryant Park, dans la zone Wi-Fi avec les odeurs et les bruits de la ville: euphorisant! Des kiosques ont été érigés pour servir de la nourriture. L'ambiance est à la fête, car ce soir, on projette "Willy Wonka and the Chocolate Factory" sur écran géant. J'y assiste, parce que je veux voir. Voir les gens. Voir la vie urbaine.
Pour le film, on passera...
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Internet bogue à nouveau... Photos à venir!
Bonjour Daniel,
RépondreSupprimerSuite à un commentaire laissé sur mon blog, je découvre le tiens à mon tour. J'aime ta façon d'écrire, ton humour. Ah, New York ! C'est ma ville préférée. J'y étais avec mon amoureux le week-end où tu es arrivé. Moi aussi j'adore la High Line... et Bryant Park... Bon, je poursuis la lecture de tes billets sur New York !