samedi 15 février 2014

Crown Princess: The Love Boat...


Voilà.  C'est le temps de plier bagages.  Ou plutôt de les faire.  Je suis assis sur le pont arrière du bateau, regardant les sillons tracés par le mouvement du bateau.   Je viens d'apercevoir quelques bélugas qui sautaient un peu plus loin.  Féerique


Ça passe rapidement, une semaine en croisière.  J'aime vraiment ce style de vie et je pourrais m'y habituer facilement.  Il me reste encore beaucoup de chemin à faire avant de rejoindre les doyens à bord, qui cumulent près de 800 jours de croisière avec Princess.  Faites les calculs.  Il s'agit de 40 croisières de 20 jours au cours des 40 dernières années.  Ou 80 croisières de 10 jours.  Peut-être ont ils commencé sur le tard, ce qui signifie un nombre effroyable de croisières au cours de 20 dernières années!  Chose certaine, le cumul donne un plus de deux ans à bord, non stop!


J'en suis à ma troisième croisière, toutes avec Princess.  Une en Alaska puis deux dans les Caraïbes.  À mon avis, il s'agit du parfait compromis entre le sud et le luxe.  On passe ses journées à se prélasser au soleil, que ce soit à bord ou lors d'escales.  On peut prendre le thé et les scones à 15h30, regarder des films sous les étoiles, assister à des concerts de jazz dans les bars, se baigner dans les piscines ou les spas, manger à la pizzeria, à la crémerie, au buffet, dans une des deux salles à manger, au Grill, au resto italien, au café international, dans sa chambre ou sur son balcon.  Bref, vous aurez compris qu'on peut manger!




Nous avons donc quitté le samedi après-midi en direction des Bahamas, plus précisément sur l'île privée de Princess, logiquement nommée Princess Cays (prononcé keys).  Les tenders nous transportent du paquebot à la plage où on peut prendre un bain (d'eau et/ou de soleil), faire du voilier, du catamaran, du pédalo, ...  Ou manger, bien entendu!  Nous avons opté pour une siesta sur la plage de sable blanc.  Mojito à la main, nous y sommes demeurés quelques heures avant de revenir.


La seconde journée s'est déroulée sur la mer.  Sea Day, they call it.  On organise une pléiade d'activités à bord et il y est impossible de s'ennuyer.  Contrairement à ce que plusieurs pensent, on ne s'y sent pas tassé comme des sardines.  Ironiquement par contre, on croise toujours les mêmes 10/20 personnes!  Chaque journée se termine toujours par un souper 4/5 services, arrosé de vin exotique.  Il est possible de fêter toute la soirée aussi dans les différents bars aux atmosphères variées ou tout simplement en assistant à un des spectacles.

Les deux journées suivantes se sont déroulées dans les caraïbes hollandaises: Curaçao et Aruba.  À Curaçao, mes parents et moi avons choisi une excursion offerte par les locaux.  En deux heures, nous avons visité une bonne partie de Willemstad (la capitale) et les régions avoisinantes.  Un arrêt à la distillerie de Chobolobo où on fabrique le Blue Curaçao s'est imposée.  Puis, c'est une virée à la plage et dans divers endroits pour admirer les paysages et y prendre des photos.  Il reste suffisamment de temps pour se balader en ville.  Pour la première fois, le bateau quitte tard le soir (21h30) et j'ai donc pu souper en ville en mangeant les spécialités locales: Keshi Yena et Stoba arosés d'une bonne bière Amstel Bright.










Le lendemain, on s'arrête à Oranjested, la capitale d'Aruba.  Beaucoup plus urbaine, la ville et son quartier touristique s'échelonne sur un kilomètre carré.  Dont plus de la moitié est dédiée aux boutiques de diamants et de tanzanites, exclusivités des destinations touristiques DE LA PLANÈTE!  Un Starbucks à la main, je me suis baladé tranquillement, prenant le temps savourer les couleurs et la culture locale.  L'embarquement se faisant un peu plus tôt, je suis retourné au bateau pour prendre du soleil avant l'habituel souper mondain. 


Les deux dernières journées sur le bateau sont toutes aussi chargées.  De nouvelles activités sont offertes et il faut prendre le temps de planifier sa journée pour être certain de ne rien rater entre la session de bronzage, le café matinal, le tour des cuisines, les sculptures de glaces et les rencontres.  Mais il faut faire les valisesavant le souper parce qu'on quitte samedi matin vers 8h30...  Ce sera déjà la fin...

Je quitte avec un poids raisonnable (chose à considérer lorsqu'on s'achète une croisière).  Je vais m'entraîner tous les jours.  Ma piste de course est située à l'arrière du bateau avec une vue spectaculaire.  De quoi enlever l'impression qu'on s'entraîne!

Vivement les croisières!  Laissez-vous tenter: vous ne serez pas déçus!


Autres photos...
Une capture d'écran d'un message texte envoyé par Ricardo pour la St-Valentin.
Je l'ai reçu lors de notre arrivée à Port Everglades!  Je t'aime, mon Amour!
Celle-ci est juste too much...
Starbucks Curaçao
Starbucks Aruba

mardi 11 février 2014

Forteladédalle avec du Armérarawl su lé tailleurs

À Forteladédalle (ou Fort Lauderdale pour les intimes), c'est la température a dicté notre horaire.  Ce qui devait être une randonnée en bateau dans les canaux de la Venise de l'Amérique s'est transformée en une visite du méga centre d'achats Sawgrass Mills.  Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'outlets intérieurs où retrouve de tout, de Burberry à Marshalls en passant par de multiples boutiques de sport, un Banana Republic, Gap, Diesel, Aéropostale, Sunglass Hut et j'en passe.  Ne manque qu'un Abercrombie and Fitch pour que le tout soit parfait!  Je m'en tire de mieux en mieux côté dépense, repartant avec une paire d'Adidas au grand dam de mon père...

Nous avions de grandes ambitions pour notre seconde journée en ville: végéter sur la plage et parcourir les canaux en Water Taxi.  C'est faisable, don't get me wrong.  Mais il faut comprendre que c'est exigeant devoir restreindre ses débarquements.  Un arrêt à Las Olas s'impose par contre.  Les boutiques chics et les voitures de luxe valent à elles seules le détour.  Bref, après plus de 4 heures de bateau, nous sommes revenus à la maison, vannés de cette escapade.

Mardi.  Ricardo quittant en fin de journée mardi, nous avons opté pour une dernière journée de plage à Pompano.  Avec le nouveau Sportbrella de mes parents, nous nous sommes confortablement installés dans une section plus calme de l'endroit.  Beaucoup moins occupé qu'à Fort Lauderdale mais beaucoup plus splendide aussi.  Une fois la journée terminée, nous sommes retournés à la maison pour souper et préparer le départ de Ricardo.

C'est toujours difficile de se quitter pour une si longue période de temps...  Un mois sans se voir, c'est ardu.  Ce que j'aime du temps qu'on passe ensemble, c'est que c'est simple.  Parfois on parle sans arrêt puis on se tait, sans que l'un ou l'autre sente le besoin de dire quoique ce soit.  Je sais qu'il aimerait me suivre en croisière et tout au long de mon voyage.  Il aimerait découvrir ces nouveaux endroits culturels.  Je l'apporterai dans mon coeur et je penserai souvent à lui...  I Love you, baby!

Samedi, nous quittons pour les Caraïbes.  En croisière.  Maman, papa et moi.  Comme il reste trois journées, nous les organisons pour maximiser l'expérience.  Plutôt ironique que trois billets pour une partie de hockey chez les Panthers soit moins dispendieux qu'un seul billet pour les Canadiens au centre Bell.  Je vous confirme que je porte malheur aux équipes que j'encourage.  N'étant partisan d'aucune des deux équipes qui s'affrontent - les Panthers et les Devils, je choisis l'équipe locale.  Après un début prometteur en fin de première période, elle s'incline finalement 3 à 1.  Morale de l'histoire: misez toujours contre l'équipe que je choisis.  Victoire assurée!

Pour la première fois depuis que je viens en Floride, j'ai découvert qu'il y avait un quartier gay ici.  Witon Manors se laisse facilement découvrir à pied.  De jolies maisons bien entretenues bordent les avenues moins passantes.  Quant à Wilton Drive, elle accueille la majorité des boutiques et bars.  En hommage à la célèbre chaîne de ma jeunesse, je visite Gay Mart, un magasin où on trouve des vêtements, des maillots de bain et divers autres articles.  Un détour à To The Moon vaut la peine.  Le propriétaire, un nostalgique de sa jeunesse, propose un immense variété de bonbons et chocolats de notre enfance.  Des boîtes à lunch métalliques aux gadgets enfantins, on trouve de tout pour retrouver son sourire!  Il faut se laisser quelques heures pour faire le tour du quartier, en gardant en tête que la fiabilité du transport en commun ici laisse à désirer.  Il m'a fallu plus d'une heure d'autobus pour revenir à la maison pourtant située à quelques kilomètres seulement.  Décourageant.

Et hop, on prépare la croisière ce soir!  OMG!  OMG!  OMG!








Bienvenido a Miami - Part deux

Dernière journée à Miami.  Il fallait profiter à fond de la plage.  La beauté de réserver avec Airbnb, c'est qu'il est facile de s'entendre avec nos hôtes pour laisser nos bagages ou même pour se doucher avant de partir.  Les sacs à dos préparés, nous avons entamé notre marche vers la plage.  Avec un arrêt dans un Starbucks, bien sûr.  On nous avait informé qu'une section de la plage était gaie et nous nous y sommes rendus question de se sentir davantage en famille.  Comme nous sommes samedi, il y a davantage de gens qu'au cours des derniers jours.  Et c'est tant mieux ainsi.  Badigonnés de crème solaire, nous en avons profité pour nous étendre près de l'eau tout en étant assez loin pour observer le paysage.  Définition de paysage: la mer, le sable, le soleil... et les beaux gars!

Il faut croire que nous n'avons pas appliqué suffisemment de crème solaire parce que nous avons tous deux bronzé un peu trop à certains endroits.  Moi sur les régions près du costume de bain et Ricardo sur le dos.  Rien de très grave cependant.  Après une balade sur le bord de l'eau, nous sommes revenus à la chambre pour terminer les préparatifs avant que mes parents viennent nous chercher pour notre séjour à Fort Lauderdale.  South Beach, tu vas nous manquer...  Il faudra revenir un jour!



mercredi 5 février 2014

Bienvenido a Miami


Déjà une semaine que je suis parti...  Mais soyons honnêtes: quelle semaine!  

Ricardo et moi sommes arrivés à South Beach mercredi soir.  Tard.  Très tard même.  Mais ça ne paraissait pas.  Les gens vagabondaient toujours sur Lincoln Street, la rue commerciale piétonnière.  Il ne faisait ni particulièrement chaud, ni particulièrement froid.  Mais bon.  C'était déjà mieux que les -15°C de Montréal.

Traînant nos valises-à-roulettes sous les regards indiscrets des passants, nous avons frayé notre chemin jusqu'à notre (Air)bnb sur Española way.  Une charmante villa décorée de peintures, de sculptures et d'une variété d'oeuvres d'art.  On ne nous attendait pas à une heure précise, parce que je ne pouvais confirmer le moment exact de notre arrivée étant donné ma méconnaissance du transport public.  Au timbre de la sonnette, un homme à l'accent anglais prononcé est venu nous répondre.  Ce n'était pas le propriétaire, mais plutôt un convive en vacances de notre Plateau montréalais.  Il nous a indiqué que nos clés se trouvaient dans la boîte aux lettres et que notre chambre était à l'étage.  Chambre modeste, avec un lit double et une penderie.  Suffisant pour deux voyageur en quête de nouveauté plus que de luxe.  Quoique notre hôte est quand même un ami de Romero Britto...

L'heure tardive de notre arrivée ne nous a pas empêchés de sortir à nouveau pour grignoter et se donner une idée des lieux.  Voyez-vous, South Beach a une réputation de Party Town.  Les clubs y ferment à 5h.  Nous ne passions pas pour deux hurluberlus, bien que nos shorts contrastaient avec les jeans des locaux et des autres touristes.  Mais eux, ils n'ont pas vécu le -15°C quelques heures auparavant...

Ricardo ne bénéficiant de quelques jours de congé, nous souhaitions nous lever tôt le matin.  Tous les matins.  Le cadran réglé à 7h30, nous étions déjà sortis prendre le café une trentaine de minutes plus tard.  Devinez où?  Oui, il y en avait encore un (quatre pour être plus précis!) à moins d'un kilomètre de la maison.  Je ne choisi pas (plus?) ces choses là, mais on dirait que c'est une sorte de karma caféinique!

Le petit déjeuner pris en vitesse, nous nous sommes dirigés vers un kiosque d'information touristique.  La ville étant plutôt gay friendly, nous avons opté pour le LGBT Visitor Center (1 130 Washington Avenue) où nous avons fait connaissance avec Hannah.  Pas besoin de vous dire que les bons tuyaux pleuvaient!  Elle nous a fait part d'une tonne de suggestions pour manger, boire, se divertir, visiter, voyager...  Il en est presque devenu difficile de faire un choix éclairé!  Question de faire un ménage de toutes ces possibilités, nous avons opté pour marcher sur le boardwalk cimenté qui fait le tour de l'île.  Il a bien fallu faire quelques arrêt pour observer les paysages et pour jaser de la vie.  Nous avons terminé le tout par une visite au Whole Foods, endroit privilégié pour se munir de nourriture organique, au grand dam de mon amoureux qui trouvait les prix  onéreux.  Au fait, les prix sont quasi identiques aux autres supermarchés, mais bon, pourquoi éviter une tite chicane de couple?




 De retour à la chambre, nous avons fait une sieste pour mieux pouvoir marcher sur Ocean Drive plus tard.  Nous demeurons dans le quartier Art Déco et le visiter est un pur délice.  Les néons habituellement kétaines pour nos yeux québécois offrent ici un panorama divin!  Le mélange des styles et des couleurs donnent une ambiance festive aux lieux.  Comme il le soleil est encore passablement présent, nous nous promettons une autre visite le soir.

Hannah nous a informé qu'ici la nourriture typique et locale est cubaine.  C'est donc chez David's Café (par opposition à David's Tea) que nous dégustons une variété de plats.  Ricardo a un charme fou et une facilité désemparante quand il s'agit d'entrer en contact avec d'autres.  Un magnétisme inexplicable. On lui adresse la parole et on échange longuement avec lui comme si c'était un ami de longue date.  En espagnol - parce que c'est trèèèèès commun ici -, il s'est informé des activités à faire ici et à Miami.  Du transport public aussi.  Et de la culture locale.  Ce n'est que plus tard que nous sommes allés danser au Score, un club gay parmi tant d'autres.  Pour ce qui est de la musique, on aime ou on aime moins.  Par contre, tous semblent avoir du plaisir.  La foule bigarrée vacille entre 21 et 55 ans.  Plus de gars mais quelques filles quand même.  Après une heure passée à se déhancher sur la musique pop de l'heure, nous sommes tous redirigés vers la salle du niveau supérieur où il faut un mot de passe pour y entrer.  Pour le style seulement.  Nous n'y resterons pas longtemps, car nous sommes fatigués.






Notre seconde journée débute avec l'habituel Starbucks matinal.  Puis, direction Miami, plus précisément vers Calle Ocho et Little Havana, le quartier cubain de la ville.  La fiabilité du transport en commun étant discutable, il a fallu mettre plus d'une heure pour nous y rendre.  Mais ce n'est pas grave.  Nous sommes en vacances et le paysage dépaysagationne (ça se dit, j'ai cherché).  En ville, il est plus facile de croiser des gens différents (pour être poli).  Mais encore une fois, on nous adresse la parole facilement.  On.  Et on exlut la personne qui parle!  En espagnol, on s'adresse à Ricardo comme à un ami.  La dame dans le bus nous dit où débarquer et où marcher.  Les deux aînées de la 17e avenue nous demandent d'où nous venons et ce que nous faisons si loin des lieux touristiques.  Le temps d'un bref arrêt au Burger King pour nous situer, nous décidons d'aller déguster un typique sandwich cubain au non moins typique resto Versailles.  Une institution dans la ville.  Pas cher pas cher.  Pour deux petits (trop gros) sandwichs, deux mojitos (on niaise pas avec la lime), deux cafés (un latte et un cubain) et une assiette de bananes plantains (rien à ajouter ici), on dépense un total de 25$.  Taxes et pourboire inclus.










Comme ce resto se situe sur la 35e avenue et que la partie culturelle de notre visite se situe davantage vers la 17e, nous remontons à bord d'un bus.  Il faut dire que nous avons payé 5,60$ pour la journée.  Loin des tarifs de la STM...  Là, nous découvrons un quartier coloré et vivant!  Des coqs ornant les coins des rues jusqu'aux fresques peintes sur les murs, c'est facile de se sentir ailleurs.  Dans un parc logiquement appelé Domino Park - de son vrai nom Maximo Gomez -, des quatuors d'hommes âgés hurlent et font claquer les dominos sur les tables à la vitesse de l'éclair!  Après avoir dégusté une gelato locale, nous terminons notre randonnée et nous reprenons l'autobus vers SoBe (rien à voir avec HoMa).  Ce soir, nous n'avons pas faim.  Nous nous forçons à faire une sieste (yeah, right!) jusqu'à 23h pour être en forme pour sortir.  Malgré notre arrivée tardive dans le club, peu de gens sont présents.  La vie nocturne commence après 1h.  Après 2h même.  Pour certain, après 3h.  Même bar, même ambiance.  Revenir à la chambre en passant entre les restos d'Española Way, ça n'a pas de prix.  Main dans la main, nous avons rejoint les bras de Morphée...
  

Je vous garde la suite pour plus tard.  Le soleil qui plombe sur le bord de la piscine lauderdalienne m'appelle...