mercredi 5 février 2014

Bienvenido a Miami


Déjà une semaine que je suis parti...  Mais soyons honnêtes: quelle semaine!  

Ricardo et moi sommes arrivés à South Beach mercredi soir.  Tard.  Très tard même.  Mais ça ne paraissait pas.  Les gens vagabondaient toujours sur Lincoln Street, la rue commerciale piétonnière.  Il ne faisait ni particulièrement chaud, ni particulièrement froid.  Mais bon.  C'était déjà mieux que les -15°C de Montréal.

Traînant nos valises-à-roulettes sous les regards indiscrets des passants, nous avons frayé notre chemin jusqu'à notre (Air)bnb sur Española way.  Une charmante villa décorée de peintures, de sculptures et d'une variété d'oeuvres d'art.  On ne nous attendait pas à une heure précise, parce que je ne pouvais confirmer le moment exact de notre arrivée étant donné ma méconnaissance du transport public.  Au timbre de la sonnette, un homme à l'accent anglais prononcé est venu nous répondre.  Ce n'était pas le propriétaire, mais plutôt un convive en vacances de notre Plateau montréalais.  Il nous a indiqué que nos clés se trouvaient dans la boîte aux lettres et que notre chambre était à l'étage.  Chambre modeste, avec un lit double et une penderie.  Suffisant pour deux voyageur en quête de nouveauté plus que de luxe.  Quoique notre hôte est quand même un ami de Romero Britto...

L'heure tardive de notre arrivée ne nous a pas empêchés de sortir à nouveau pour grignoter et se donner une idée des lieux.  Voyez-vous, South Beach a une réputation de Party Town.  Les clubs y ferment à 5h.  Nous ne passions pas pour deux hurluberlus, bien que nos shorts contrastaient avec les jeans des locaux et des autres touristes.  Mais eux, ils n'ont pas vécu le -15°C quelques heures auparavant...

Ricardo ne bénéficiant de quelques jours de congé, nous souhaitions nous lever tôt le matin.  Tous les matins.  Le cadran réglé à 7h30, nous étions déjà sortis prendre le café une trentaine de minutes plus tard.  Devinez où?  Oui, il y en avait encore un (quatre pour être plus précis!) à moins d'un kilomètre de la maison.  Je ne choisi pas (plus?) ces choses là, mais on dirait que c'est une sorte de karma caféinique!

Le petit déjeuner pris en vitesse, nous nous sommes dirigés vers un kiosque d'information touristique.  La ville étant plutôt gay friendly, nous avons opté pour le LGBT Visitor Center (1 130 Washington Avenue) où nous avons fait connaissance avec Hannah.  Pas besoin de vous dire que les bons tuyaux pleuvaient!  Elle nous a fait part d'une tonne de suggestions pour manger, boire, se divertir, visiter, voyager...  Il en est presque devenu difficile de faire un choix éclairé!  Question de faire un ménage de toutes ces possibilités, nous avons opté pour marcher sur le boardwalk cimenté qui fait le tour de l'île.  Il a bien fallu faire quelques arrêt pour observer les paysages et pour jaser de la vie.  Nous avons terminé le tout par une visite au Whole Foods, endroit privilégié pour se munir de nourriture organique, au grand dam de mon amoureux qui trouvait les prix  onéreux.  Au fait, les prix sont quasi identiques aux autres supermarchés, mais bon, pourquoi éviter une tite chicane de couple?




 De retour à la chambre, nous avons fait une sieste pour mieux pouvoir marcher sur Ocean Drive plus tard.  Nous demeurons dans le quartier Art Déco et le visiter est un pur délice.  Les néons habituellement kétaines pour nos yeux québécois offrent ici un panorama divin!  Le mélange des styles et des couleurs donnent une ambiance festive aux lieux.  Comme il le soleil est encore passablement présent, nous nous promettons une autre visite le soir.

Hannah nous a informé qu'ici la nourriture typique et locale est cubaine.  C'est donc chez David's Café (par opposition à David's Tea) que nous dégustons une variété de plats.  Ricardo a un charme fou et une facilité désemparante quand il s'agit d'entrer en contact avec d'autres.  Un magnétisme inexplicable. On lui adresse la parole et on échange longuement avec lui comme si c'était un ami de longue date.  En espagnol - parce que c'est trèèèèès commun ici -, il s'est informé des activités à faire ici et à Miami.  Du transport public aussi.  Et de la culture locale.  Ce n'est que plus tard que nous sommes allés danser au Score, un club gay parmi tant d'autres.  Pour ce qui est de la musique, on aime ou on aime moins.  Par contre, tous semblent avoir du plaisir.  La foule bigarrée vacille entre 21 et 55 ans.  Plus de gars mais quelques filles quand même.  Après une heure passée à se déhancher sur la musique pop de l'heure, nous sommes tous redirigés vers la salle du niveau supérieur où il faut un mot de passe pour y entrer.  Pour le style seulement.  Nous n'y resterons pas longtemps, car nous sommes fatigués.






Notre seconde journée débute avec l'habituel Starbucks matinal.  Puis, direction Miami, plus précisément vers Calle Ocho et Little Havana, le quartier cubain de la ville.  La fiabilité du transport en commun étant discutable, il a fallu mettre plus d'une heure pour nous y rendre.  Mais ce n'est pas grave.  Nous sommes en vacances et le paysage dépaysagationne (ça se dit, j'ai cherché).  En ville, il est plus facile de croiser des gens différents (pour être poli).  Mais encore une fois, on nous adresse la parole facilement.  On.  Et on exlut la personne qui parle!  En espagnol, on s'adresse à Ricardo comme à un ami.  La dame dans le bus nous dit où débarquer et où marcher.  Les deux aînées de la 17e avenue nous demandent d'où nous venons et ce que nous faisons si loin des lieux touristiques.  Le temps d'un bref arrêt au Burger King pour nous situer, nous décidons d'aller déguster un typique sandwich cubain au non moins typique resto Versailles.  Une institution dans la ville.  Pas cher pas cher.  Pour deux petits (trop gros) sandwichs, deux mojitos (on niaise pas avec la lime), deux cafés (un latte et un cubain) et une assiette de bananes plantains (rien à ajouter ici), on dépense un total de 25$.  Taxes et pourboire inclus.










Comme ce resto se situe sur la 35e avenue et que la partie culturelle de notre visite se situe davantage vers la 17e, nous remontons à bord d'un bus.  Il faut dire que nous avons payé 5,60$ pour la journée.  Loin des tarifs de la STM...  Là, nous découvrons un quartier coloré et vivant!  Des coqs ornant les coins des rues jusqu'aux fresques peintes sur les murs, c'est facile de se sentir ailleurs.  Dans un parc logiquement appelé Domino Park - de son vrai nom Maximo Gomez -, des quatuors d'hommes âgés hurlent et font claquer les dominos sur les tables à la vitesse de l'éclair!  Après avoir dégusté une gelato locale, nous terminons notre randonnée et nous reprenons l'autobus vers SoBe (rien à voir avec HoMa).  Ce soir, nous n'avons pas faim.  Nous nous forçons à faire une sieste (yeah, right!) jusqu'à 23h pour être en forme pour sortir.  Malgré notre arrivée tardive dans le club, peu de gens sont présents.  La vie nocturne commence après 1h.  Après 2h même.  Pour certain, après 3h.  Même bar, même ambiance.  Revenir à la chambre en passant entre les restos d'Española Way, ça n'a pas de prix.  Main dans la main, nous avons rejoint les bras de Morphée...
  

Je vous garde la suite pour plus tard.  Le soleil qui plombe sur le bord de la piscine lauderdalienne m'appelle...  

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Comment faire pour laisser un commentaire? Voici la démarche:

Tout d'abord, rédigez votre commentaire. Par la suite, sous votre texte, vous voyez "Commentaire:" et un espace blanc suivi d'une flèche à la droite. Cliquez sur cette flèche pour choisir soit "Compte Google" (si vous avez une adresse Gmail - vous devrez vous connecter à votre compte), soit "Nom/URL" (si vous voulez inscrire votre nom - l'espace URL n'est pas obligé d'être complété), soit "Anonyme". Cliquez ensuitre sur "Publier".

Une nouvelle fenêtre s'ouvrira pour que vous puissiez confirmer votre "identité". Saisissez les deux mots dans l'espace prévu à cet effet, cliquez sur "Publier" et le tour est joué!

Les commentaires sont grandement appréciés et tous lus par le webmestre. Si vous avec de la chance, vous aurez même une réponse!