Voilà! J’ai quitté
Montréal moins de 24 heures après avoir
débuté les vacances. Rangé les pupitres,
nettoyé les tableaux. Ôté les affiches,
Commandé les photocopies. Ne restait que
terminer les bagages à la maison.
S’assurer d’avoir tout mis dans les valises pour ce voyage d’un
mois. Rien n’est essentiel,
remarquez. La ville se tue à nous vendre
tout ce qui nous manque…
Puis, il subsistait les préparatifs de Gisèle, ma fidèle
Fiat. Contrairement à ce que plusieurs
croient, elle loge une quantité intéressante de bagages et, fait encore plus
important, offre un confort plus qu’adéquat.
Vitres teintées, sièges moulants, musique enveloppante. Il faut s’entende, car on passera deux
journées remplies sur la route.
Je ne prévoyais d’ailleurs pas me rendre à destination en
une seule journée. D’abord, il faut
mettre 14 heures, arrêts non compris. De
plus, je souhaite profiter de mes vacances.
Le rush qu’on vit tout au long
de l’année scolaire n’a pas sa place ici.
Après avoir tourné la clé du moteur pour parcourir les premiers
kilomètres, j’ai agrémenté le moment par une vieille toute de Mélissa
Etheridge, All the Way to Heaven,
question de me rappeler l’essentiel du voyage.

On franchit assez rapidement la frontière de l’Ontario et ça
suffit déjà pour se sentir ailleurs.
Cette route, je la connais peu et elle se laisse découvrir, les nids de
poule en moins. Ce n’est qu’en
s’approchant de Toronto qu’il faut ralentir, peu importe l’heure du jour je
crois. Cinq voies express, cinq voies locales,
toutes deux bloquées à des endroits similaires ou différents. Mais en crinquant le volume à fond d’une
liste de Spotify que j’avais préparée, le temps passe plus vite… Deux heures plus tard, London. Charmante ville selon mes brefs constats. L’architecture s’inspire de la
Grande-Bretagne – faisant surement allusion à son nom identique.
J’avais préalablement réservé une chambre au coût de 39$, ce
qui m’a valu quelques remontrances de mon père, croyant qu’il s’agirait d’un
endroit miteux… Plutôt mythique! Guest House on the Mount est une ancienne résidence pour religieuses convertie en
hôpital converti en auberge. Chaque
chambre possède un balcon extérieur partagé avec trois autres chambres. La vue de la rivière Thames augmente le
sentiment de sérénité qu’on ressent en mettant les pieds sur les lieux. Ma chambre contenait un lit simple, un bureau
et une télévision câblée. Les toilettes
communes sont à l’étage, quelques mètres plus loin. On a facilement accès à la cuisine toute
équipée, à l’immense salle à manger aux longues tables boisées et au salon
commun. Le lit était douillet à souhait,
la nuit, trop courte et la propreté, exemplaire.
Pour traverser la frontière, j’ai opté pour la ville de Sarnia
puisque Ricardo et moi reviendrons sûrement par Détroit. Comme nous étions le 1er juillet,
on y trouvait un achalandage plus volumineux mais respectable : 25 minutes
pour enjamber le pont (3,50$) et attendre dans la file Nexus. La route jusqu’à Chicago, bien qu’encore
longue (environ 5 heures), demande une plus intense concentration, la circulation
y étant plus dense.
J’avais prévu un arrêt aux Michigan City Outlets, à quelques kilomètres de la frontière du
Michigan et de l’Indiana. La saison est
propice (ne l’est-elle toujours pas!) aux ventes étant donné le Fourth of July. Je me suis procuré des Adidas pour 25$ et un
gaminet pour 4$. Tiens-toi! La lune se faisant plus présente, j’ai entré
les données de mon appartement à Chicago dans mon vieux GPS. Une heure trente sans anicroches.
![]() |
| Un des nombreux bunnies qui circulent dans le coin et qui m'a accueilli! |
Dès que j’ai vu les gratte-ciel du centre-ville de la Windy City, j’ai senti un
apaisement. Je m’attendais à demeurer
indifférent à cette ville. Rouler à 21h
le long de la plage, croiser des cyclistes et des joggeurs, se laisser envahir
par un calme urbain, ça n’a pas de prix.
C’en était fait, je tombais amoureux…
Mon quartier charme dès qu’on prend le temps de le
découvrir. Cafés, marchés, pizzerias,
bars : tout y est. Je n’ai pas le
temps de me rendre au coin de rue et je reçois déjà des sourires et des
bonjours des locaux. On m’aborde pour me
dire que j’ai l’air joyeux ou tout simplement parce que je regardais une
fontaine un peu trop longtemps! Et je
repars en souriant! Puis, j’entre au Cafe Metropolis question de faire le plein pour mes lattés maison (faut économiser
quelque part, non!?)… Un barista sent mon hésitation et vient spontanément me
voir. « Can I help you? ». Je
cherche la meilleure torréfaction pour l’occasion. Il me suggère la mouture Redline (en hommage à la « L’ » pour « Elevated » - le métro qui passe au
coin de la rue) sans dénigrer la Spice Island. Ah! Et puis bon : il m’offre
gratuitement la seconde question que je puisse faire un choix éclairé au cours
des prochains jours! Now that’s sympathique, non?
J’ai profité du reste de la journée pour aller me procurer
ma clé Divvy – le système de vélo-partage de la ville. 55$US pour un an. Mais ça me permettra d’économiser sur le
transport en commun (100$US pour un mois) et de me garder en forme. De plus, je pourrai visiter la ville de façon
plus flexible.
Hier, le 3 juillet, je suis allé au Fashion Outlets of Chicago où je me suis procuré des Converse pour la modique somme de 15$US. Sans compter le fait qu’on y a ajouté les
« comfort soles ». Aaahhh!
Les dommages collatéraux des achats s’élèvent à moins de 40$US! Shocking,
I know! Après un bref arrêt au
Walmart, au Target et au Fresh Foods pour faire l’épicerie, je suis revenu à la
maison pour profiter du calme des lieux.
Aujourd’hui, c’est Independance
day. Les Américains sont presque
tous en congé et ils se prélassent sur les plages du lac Michigan. Divins!
Les boys, en tout cas!
Dé-li-cieux! Rien à voir avec les
mecs de Boston! Même les moins mignons
sont craquants! Et tout le monde est gay
(ici aussi!). J’ai pédalé (sans jeu de
mots ici) une quinzaine de kilomètres.
J’ai donc visité Boystown à pieds, le centre de méditation et le Lake
Front. En Divvy, tout prend une autre
tournure : les odeurs des BBQ, les familles qui se bidonnent, les amis qui
jouent au soccer. Bref, on est en
vacances!
Je suis à Chicago depuis un peu plus de 48 heures et j’aime
déjà beaucoup. Après une agréable année
d’enseignement, ça fait du bien de vivre le dépaysement urbain. L’appartement est mon havre de pays et les
lieux se laissent découvrir avec une facilité déconcertante. Et je n’ai pas encore vue la bine!
Bon. Je vais souper
puis j’irai voir les feux d’artifices.
C’est dur, être en vacances!
Photos pour Ricardo
![]() |
| They followed me! |
![]() |
| They have it here too! |
![]() |
| Found your Lincoln! |
![]() |
| Ou a Oullllllle! |
![]() |
| Wafflessssss! |
Photos pour Diane
![]() |
| J'ai trouvé tes pompiers! |
Photo pour Mélanie et Joël
![]() |
| C'est quand la game déjà? |


























Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Comment faire pour laisser un commentaire? Voici la démarche:
Tout d'abord, rédigez votre commentaire. Par la suite, sous votre texte, vous voyez "Commentaire:" et un espace blanc suivi d'une flèche à la droite. Cliquez sur cette flèche pour choisir soit "Compte Google" (si vous avez une adresse Gmail - vous devrez vous connecter à votre compte), soit "Nom/URL" (si vous voulez inscrire votre nom - l'espace URL n'est pas obligé d'être complété), soit "Anonyme". Cliquez ensuitre sur "Publier".
Une nouvelle fenêtre s'ouvrira pour que vous puissiez confirmer votre "identité". Saisissez les deux mots dans l'espace prévu à cet effet, cliquez sur "Publier" et le tour est joué!
Les commentaires sont grandement appréciés et tous lus par le webmestre. Si vous avec de la chance, vous aurez même une réponse!