mardi 31 décembre 2013

3, 2, 1, ... 201(40)!

Voilà! Nous comptons les dernière minutes de 2014. Cette fois-ci, âgé de 40 ans. 40 ans! My God! Ça a passé rapidement... Je suis né à 3h15 le matin du 28 décembre 1973. Quelques mois après la fondation de Roots Canada. Quelques jours avant qu'on permette aux hommes d'entrer dans les salles d'accouchement. Plusieurs années après les guerres mondiales mais bien avant l'arrivée d'internet. Generation X. Why?

J'ai eu bien peur cette semaine... Rien de dramatique pour vous, mais j'ai failli perdre mon nom de domaine, danielpointcomme. Voyez-vous, habituellement, le tout est renouvelé automatiquement. Sauf que de mon côté, je n'ai pas utilisé le compte très souvent ce qui signifie qu'on l'a désactivé et qu'il m'est devenu quasi impossible de payer les frais annuels pour l'hébergement. Il a fallu plus de 50 heures de travail pour parvenir à tout réparer! Un gros merci à Catherine, en Irlande, qui y a mis une énergie incomparable!

Pourquoi cette histoire? C'est pourtant simple! Je pense qu'elle représente bien l'année que j'ai vécue. Tout commence par un projet, un défi, un objectif, une passion. Elle germe dans nos tête et fait son bout de chemin jusqu'à ce qu'elle se concrétise. On travaille fort pour la mettre au monde, parce qu'on veut qu'elle soit parfaite. Au début, on y donne son 200%, puis on vaque à d'autres occupation sans jamais l'oublier mais en étant pas toujours aussi présent. L'été revient et on a le goût de passer plus de temps ensemble parce qu'on a plus de temps à passer ensemble. Puis, l'automne et d'autres loisirs viennent tempérer la présence pourtant si active... L'hiver se pointe et c'est la crise! On va presque tout perdre! On l'a pris un peu acquis et il faut bûcher fort pour réparer nos erreurs! Mais quand on se retrouve, c'est le bonheur! Et on se promet de ne plus se perdre!

Vous n'êtes pas sensé tout comprendre et il ne s'agit pas tellement de mes aventures amoureuses dont je fais référence ici! Voyez-vous, cette année, il y a eu beaucoup de changements dans ma vie. Après une séparation à l'amiable nécessaire, je me suis mis à butiner ici et là. J'ai retrouvé une bonne part de ce que j'étais avant et de ce que je veux devenir. Sur ma route, j'ai croisé un être merveilleux qui m'a fait connaître l'Amour. Je n'en reviens pas parfois! Nos différences me font grandir au quotidien mais plus que tout, son écoute et sa patience (bien qu'il dit que c'est moi qui en a le plus!) me grounde.

J'ai perdu de bons amis aussi cette année. On pense qu'on va rester près quand on se sépare. Mais veut, veut pas, on ne peut pas les attacher, ces bonnes personnes. Je les ai aimées de tout coeur et je suis si heureux de leur passage dans ma vie. Je les vois vieillir via Facebook et je suis content pour eux. Ils garderont une place spéciale dans mes pensées et dans mon coeur.

Ah! J'ai aussi perdu d'autres amis pour des raisons qui me sont moins connues. J'en ai offensé certains. Nous en avons parlé. Et ils m'ignorent volontairement et consciemment quand nous nous croisons. Ça, je ne sais pas pourquoi, car il ne sont pas venus me le dire. Je me suis excusé. Ils ne me souhaiteront plus "Joyeux anniversaire!" sur Facebook mais bon, je ne peux rien y faire non plus. Peut-être que ça leur fait du bien...

Mais (re)bon(d). J'ai 40 ans maintenant. J'ai du travail à la tonne à faire sur moi. J'ai appris cette année que je suis un bonne personne. Avec des défauts. Des gros. Mais des osties de grosses qualités aussi. Les derniers moments de 2013 me guident vers une paix intérieure plus grande. J'ai des périodes d'anxiété, comme auparavant. Je crois que j'en aurai toujours. Mais je commence à comprendre, à 40 ans, que si je n'accepte pas de vivre avec moi, je rate une sacrée chance de connaître un bon gars!

Je ne peux passer sous silence les personnes importantes dans ma vie actuellement.

Chantal, je suis si heureux d'avoir appris à te connaître davantage cette année! C'est un privilège de te connaître et d'apprendre de toi chaque jour. Merci de m'accepter comme je suis et de m'aimer pareillement! We will have a great break!

Mélanie, on se parle, on s'écrit ou on se voit genre 5 fois dans l'année! Mais chaque fois, c'est comme si c'était hier! C'est étrange comme on peut tout se dire sans se sentir jugé! Chantal et toi êtes tellement des personnes qu'on gagne à connaître!

To my Musifit family, a million thanks! Un gym, c'est un gym! C'est vrai. Mais là-bas, on se sent bien! Il s'y dégage une énergie phénoménale qu'on ne peut que capter et s'enrichir! Nikita: you are a GREAT person! Je ne sais pas ce que tu feras comme travail plus tard mais tu toucheras bien des coeurs! Pleeeeeaaaaaase be a teacher! Je ne sais même pas pourquoi je te dis ça parce que c'est pas le job le plus simple au monde. Je sais seulement que les enfants bénéficeraient de ta joie de vivre!

Ricardo, you are my Man! Never change! Keep the drama! Make me grow every day (spiritually that is, but I'm open to suggestions! LOL!) When I think of you, I get all warm inside (spiritually that is, but I'm open to suggestions!  Double LOL!). 'Nough said. You are perfect! For me anyway!

À tous les autres, je vous aime aussi. Nous nous voyons moins mais nos moments partagés ensemble me font du bien. Vous avez vous aussi vos amis proches et vos familles. Vous n'avez pas besoin de moi pour survivre. Mais sachez que ma vie sans vous n'aurait pas la saveur qu'elle a! Qui que vous soyez, si vous avez fait un bout de chemin avec moi cette année, que vous ne me parliez plus ou que vous festoyez avec moi "Mexican Style" ce soir, que vous soyez en Floride, à New-York, à Ogunquit, à Plattsburgh ou ailleurs, recevez mes meilleurs souhaits pour l'année à venir. N'oubliez pas de prendre le temps de prendre le temps. N'oubliez pas de garder votre coeur d'enfant. Partagez. Méditez. Aimez.

What the hell: écoutez Eat, Pray, Love tant qu'à être rendu là!

Bonne année 2014. Santé. Bonheur. Paix. Amour.

Daniel

mardi 24 décembre 2013

Joyeux Noël!


La température s'est calmée et nous avons pris la route pour Ste-Anne-de-la-Rochelle, Ricardo et moi.  Nous passerons les prochains jours ici, à la campagne enneigée...  Les arbres sont chargés de verglas et les paysages sont féériques!  Nous célébrerons la messe vers 23h où mon père chantera avec la chorale locale...

Bientôt un an que le site existe!  Il s'agit de ma première occasion de vous souhaiter un joyeux Noël rempli de bonheur parmi vos proches.  Que la vie vous offre tous les cadeaux que votre coeur désire à condition de vous laisser surprendre par ses détours et des les apprécier à leur juste valeur!


vendredi 13 décembre 2013

C'est quoi le karma, Monsieur Daniel?

Aujourd'hui, Chantal et moi sommes sortis avec nos groupes dans ce que nous surnommons le Montréal souterrain.  Nous avons préparé les élèves pendant trois semaines.  Ils ont appris divers chants et musiques en prévisions de trois flashmob à divers endroits au centre-ville.  Nous ne faisons pas juste ça, au fait.  Nous visitons la ville intérieure de Montréal où il n'est pas nécessaire de sortir pour dormir, manger, aller au cinéma, magasiner et faire son épicerie.  À travers un rallye soigneusement préparé et amélioré chaque année, les élèves découvrent des lieux intéressants et des événements historiques.  Enfin, nous en profitons pour observer les décorations de Noël dans les vitrines des magasins.  Une journée bien remplie quoi...

Mais revenons à la question, lancée dans un corridor menant d'une station de métro à la Place Bonaventure.  Un jeune itinérant, assis sur le sol avec son ami, tenait une affiche "It's good karma to give!".  On s'arrête un peu plus loin pour en discuter brièvement.  Le karma, résumé simplement, c'est la somme de nos gestes, bons ou mauvais, qui influencent notre propre destin, en bien ou en mal.  Parce que c'est encore trop complexe pour de si jeunes oreilles, je résume par «Les bons et les moins bons gestes que nous posons nous sont un jour remis».  Ça satisfait mon public.  Fiou!

Puis, nous entamons notre premier spectacle à la gare centrale.  Les usagers et les touristes n'affluent pas, mais ça nous donnera malgré tout la chance de pratiquer avant l'ultime prestation à l'extérieur de la Place Ville-Marie.  Au son de nos premières notes sortent d'une guérite un flot de passagers!  Ils s'arrêtent, chantent avec nous, filment avec leur iPhone (parce que c'est l'époque et que c'est plus important que d'écouter en direct!) et dansent.  Ils sont émus et viennent féliciter les enfants individuellement et collectivement.  C'est un peu ça le karma...

Comme nous ne sommes qu'au début de notre parcours, nous poursuivons notre chemin.  Après un rassasiant dîner assis entre des travailleurs et des touristes qui viennent à leur tour féliciter les élèves pour leur calme et leur civisme, nous nous dirigeons à l'extérieur.  It's time for the big show!  Il faut être attentif aux compères et suivre le chef d'orchestre, Madame Martine, sinon nous aurons l'air fou.  Du haut de la place publique, on anime la ville à nos pieds.  Les gens s'arrêtent jusqu'au coin de Sainte-Catherine pour taper dans les mains et filmer (avec le iPhone encore parce que c'est l'époque, oui!).  Triomphe total!  Je vous rappelle que la température avoisine les moins 20 degrés Celsius, alors on se les gèle.  Les doigts bien entendu!  Les becs de flûte également!  Cacophonie lors de la dernière chanson parce que seul un son strident parvient à sortir des instruments!  Mieux vaut en rire!  Mais les élèves, eux, ont chaud au cœur.  Ils ont remarqué les sourires dans les visages et les cœurs qui fondent.  Ils ont partagé 15 minutes de bonheur avec des gens qui ne s'en attendaient pas!  Ça fait du bien!  Ça aussi, c'est une sorte de karma...

Et là se produit un événement magique!  Je vous rappelle qu'il fait froid.  On a beau être fiers de nous, on veut se réchauffer.  Une aimable commerçante vêtue d'un simple polo à manches courtes sort en courant d'un café (le Java U pour ne pas le nommer) de l'autre côté de la rue.  Elle nous invite à l'intérieur... pour prendre un chocolat chaud.  Voyez-vous, nous avons réchauffer son cœur à elle aussi!  Alors, les uns derrière les autres, nous sommes entrés en murmurant nos mêmes chansons et nous avons savouré un breuvage réconfortant.  Des sourires qui en disait long des deux côtés du comptoir!  Mes amis, pas besoin de SmartBoard, de WiFi, de dictionnaires, de longues explications: c'est ça, le karma!  «Le bonheur est une denrée merveilleuse: plus on en donne, plus on en a!»  La marche de cet endroit au magasin Ogilvy qui prend, au bas mot, 20 minutes avec un groupe qui s'étire entre deux coins de rue, n'a jamais semblé si courte!  

Dernier arrêt au Centre Eaton, où nous sommes boostés à souhait.  Voyez-vous, il faisait trop froid pour jouer une seconde fois à l'extérieur.  Nous avons donc proposé le gigantesque sapin du Centre Eaton.  Maintenant qu'on a compris qu'on ne fait plus un spectacle mais qu'on partage un cadeau, on se donne à 300%.  Les regards des spectateurs fusent des quatre étages, curieux de voir qui parsème les lieux de musique festive.  De nouveau, on chante avec nous et on tape des mains.  On filme aussi avec des iPhones (c'est l'époque semble t-il).  Jackson, un gamin de trois/quatre ans, danse devant nous.  Il pleurera quand ce sera terminé, ce qui touchera les élèves qui s'empresseront d'aller lui parler et de jouer avec lui!  Des moments divins sans consonance religieuse!

Alors, Monsieur Daniel, c'est quoi le karma?  Eh bien, c'est tout ça!  Le bonheur d'aimer ces 40 élèves, ces trois parents accompagnateurs, cette spécialiste de musique, cette collègue en or!  C'est de se sentir vanné mais heureux de sa journée.  C'est d'apprécier qu'on est pas le meilleur prof au monde et qu'on ne le sera jamais non plus mais de sentir qu'on a donné l'occasion à des enfants de grandir, de donner à la vie et de recevoir aussi.  Et de recevoir aussi, à son tour...

***  

Je travaille dans un milieu qu'on a identifié comme étant défavorisé.  Parfois je cherche pourquoi...  

samedi 2 novembre 2013

El Dia de los Muertos

Parfois on cherche des sujets pour rien.  Vraiment.  Pour rien.  Il ne faut pas toujours se casser la tête.  Puis, out of nowhere, un sujet se présente.  La fête des Morts…  WTF?

Les "catrinas", figurines populaires d'El Dia de los Muertos
Cliquez sur l'image pour lire l'excellent article du journal de Montréal
Halloween versus Toussaint.  Rest of the World versus Mexico.  Le plus ironique est que la célébration des morts chez nos amigos en est une de joie, de rassemblement, de partage.  La famille du défunt se réunit autour de la tombe, nettoie les lieux, prépare l’autel, lui offre sa nourriture et ses boissons préférées.  À la tombée de la nuit, tous en profitent pour relater les histoires de l’année passée : nouvelles conquêtes, situation au travail, agrandissement de la famille.  On raconte des blagues ou on écrit des poèmes en taquinant le défunt.  On exagère ses défauts.  Ainsi, on s’assure qu’il soit toujours présent dans nos vies et qu’on célèbre ce qu’il nous a apporté.  On ne l’oublie pas.

And then I get to thinking…  Dans notre société, on a tendance à tout dramatiser.  À rendre plus grave des banalités ou même à exagérer les rumeurs.  On vit à 300 miles à l’heure sans jamais prendre le temps de prendre le temps.  On a des enfants qui grandissent trop vite et des vieillards qui ne veulent pas mourir.  Mais on ne prend pas le temps d’élever pas plus qu’on prend le temps d’écouter.  Et quand tout s’arrête, on pleure.  On pleure parce qu’on est triste.  Mais on est triste de quoi au juste?  D’avoir manqué du temps qu’on a pas pris le temps de prendre?

Dans la culture mexicaine, du moins de ce que j’en comprends maintenant, la famille et les amis sont très importants.  Une fois qu’on passe le « Mexican Drama » (parce que ça aussi, ils en ont!), on constate que l’individu est au cœur du quotidien.  Tout le monde n’est pas parfait.  Il y a bien l’oncle volage, le cousin paresseux, la tante exaspérante.  La mère surprotectrice, le père absent et les frères ingrats.  Mais ça, ce sont leurs défauts.  On ne les excuse pas.  On apprend à vivre avec.  La diversité est ce qui unit les familles et qui crée le respect.  Et quand tout s’arrête, on pleure.  On pleure parce qu’on est triste.

Tout comme nous, on va continuer de pleurer.  Le but n’est pas de se forcer à être heureux ou à se désendeuiller.  Au contraire.  Mais en se réunissant ainsi, annuellement, autour d’un individu qui nous a émus, on prend aussi le temps de se réunir avec ceux qu’on aime, qui sont toujours présents.  L’espace de quelques soirées (parce qu’en plus, ça s’échelonne, cette fête!), on va célébrer la vie.  À travers la mort. 

On va tous mourir un jour.  Si on souhaite qu’on se recueille sur notre tombe et qu’on ait de quoi fêter, ne vaudrait-il pas la peine que nous leur donnions de bons souvenirs?  Allez!  Stop reading and go enjoy life

Et c’est pour ça que je me suis déguisé à l’Halloween…


Chaque année, l'Halloween

L’Halloween chez les sixièmes de Saint-Vincent-Marie, c’est festif…

Chaque année, l’un d’entre nous (habituellement Nancy!) propose un déguisement.  On s’obstine quelques jours, on trouve mieux, on trouve moins cher, on ne trouve pas le temps.  Puis, on s’entend et on bricole. 

Chaque année, on se surpasse!  Le but est de créer un impact collectif.  Un seul de nous a peu d’impact, mais ensemble : quel effet!  On souhaite sortir au glas de 8h le matin du 31 et faire réagir nos élèves.  Ça m’émeut vraiment, cette complicité!

Chaque année, nous n’avons pas toujours l’occasion d’échanger, car nos préoccupations scolaires ne sont pas toutes les mêmes.  Mais choses certaine, on sait se regrouper.  Je suis particulièrement fier de travailler avec vous cette année, Nancy, Oumayma, Myriam, Chantal et Isabelle!  J’ai eu tout autant de plaisir avec Guylaine, Isabelle, Magali, Céline et Marie-Lou.  Notre créativité collective me dynamise!

Alors les voici, ces photos!



jeudi 31 octobre 2013

Les méandres d'une séparation... (la suite)

J'ai récemment appris la séparation d'une amie.  20 ans de vie commune.  Deux enfants.  Je n'y ai d'abord  pas cru.  Puis, je n'ai pu que répondre que je ne savais pas quoi répondre.  J'ai pourtant vécu la même chose il y a quelques mois...

La semaine dernière, je l'ai croisée sur le Plateau.  Avec sa tante.  Et j'ai retrouvé son bonheur.  Laissez-moi vous expliquer.  Bien sûr, la détresse se lit encore dans ses yeux.  Une séparation, ça laisse des cicatrices.  Mais derrière ce regard, il y avait la sensibilité...

Je ne prône ni la séparation ni le divorce.  Pas plus que je souhaite le malheur pour redécouvrir le bonheur.  Le problème, il est là par contre.  Pourquoi faut-il atteindre le fond pour apprécier les hauts?

J'oublie vite.  Dimanche matin, je circulais à voiture dans un quartier que j'ai fréquenté tôt après ma séparation.  Et les émotions sont réapparues.  Pas la peine d'être séparés: nous nous sommes mutuellement souhaités le meilleur sachant qu'il se trouvait ailleurs pour l'un comme pour l'autre. Ce qui est revenu, c'est toute l'intensité que j'ai vécu, la proximité à la vraie vie, l'ouverture aux autres.  Une époque fragile dans ma vie, mais Ô combien enrichissante.

Je suis chanceux.  Ricardo a un coeur grand comme l'univers et le cerveau qui va avec.  Il voit de l'énergie partout.  Il me convainc que la méditation a sa place et qu'il faut remercier la vie.  S'il n'était pas là, je crois que je l'oublierais.  Voilà!  Ce n'est pas gentil pour moi, mais au moins, ça me fait grandir.

Mon amie ne le sait pas encore.  Elle vivra d'autres moments pénibles et ardus.  Mais d'ici là, elle a déjà commencé à en vivre de beaux, chargés de vérité et de proximité.  Avec sa tante.  Avec mon autre amie.  Avec ses enfants.  Je lui souhaite tout le bonheur qu'elle mérite.  Je lui souhaite aussi un joli mexicain, troublé lui aussi par ses propres émotions, mais qui prend le temps de les comprendre.  Un homme qui lui fera prendre conscience que la vie est éphémère et qu'il faut en profiter.  Mais pas tout de suite.  Quand ils seront prêts...

Matthieu Ricard, un scientifique français devenu moine tibétain, a dit que surfer la vague, c'est soit euphorisant, soit angoissant.  Quand on flirte avec le haut, c'est l’apogée.  Mais quand on frappe le fond, c'est pénible.  Pas pour rien qu'on l’oppose à nager dans l'océan du bonheur.  Quand on y arrive, on deale mieux avec les sensations, parce que le fond est plus loin, que l'eau est plus stable et que, quoiqu'il arrive, on peut mieux se préparer à la prochaine tempête. 

Et de toute façon, il y a plus de bateaux pour nous secourir.  À condition de leur dire merci.  Et qui sait: peut-être y aura-t-il de charmants matelots...

dimanche 27 octobre 2013

Les méandres d'une séparation...

Ou plutôt "Bonne fête Martin!"

***

Demain est un grand jour.  Un Grand même.  Une personne que j'aime bien célébrera ses 40 ans.  Mais je l'ai perdue dans la séparation...

Martin est scorpion.  Ascendant gentil.  Il est marié et n'a pas d'enfants.  Il avait un chien.  Il a une conjointe merveilleuse, une famille et une belle-famille en or, un travail enrichissant (certains jours plus que d'autres).  Mais voilà.  Ça, c'est Martin.  Je crois que s'il avait un voisin exécrable, un chat agressif et un job éreintant, il ne le verrait pas ainsi.  Voyez-vous, Martin, il cherche le positif dans la vie.  Il est parfois chialeux aussi, mais juste quand on le connaît bien!  (Écoute, mon grand: je te fais un cadeau!  Je ne vais pas mentir pour te faire plaisir!  En passant, je peux changer la photo quand tu veux, Martin, mais je dois en avoir une nouvelle!  J'ai perdu les photos dans la séparation aussi!  Hi! Hi!)

Quand je l'ai rencontré il y a plus de six ans maintenant, j'ai immédiatement ressenti son empathie.  Il écoute.  Il discute.  Il prend le temps de prendre le temps.  Son ouverture à l'autre est palpable.  Martin donnerait son manteau à moins 40 pour pas que l'autre ait froid.  Il transporterait un sac à dos de 70 livres pour ne pas que l'autre souffre!  Je sais: il m'a déjà aidé!  

Mais bon.  Ce n'est pas une déclaration d'Amour! C'en est une d'amitié par contre.  Je sais que nos chemins se sont séparés et qu'il continue d'être heureux et de rendre les autres heureux.  Moi, je veux prendre quelques lignes encore pour lui souhaiter un joyeux anniversaire.  Alors voici...

Martin, je te souhaite une année remplie de Bonheur.  J'apprécie l'ouverture dont tu as fait preuve avec moi et avec les gens en général.  Je ne me suis jamais senti jugé, même lorsque tu percevais que j'avais tort.  Au contraire, tu prenais le temps de m'expliquer et de me faire comprendre.  La définition d'un ami, quoi...

Je te souhaite une quarantaine à la hauteur de tes attentes, avec l'Amour et la santé au quotidien.  Prends le temps de penser à toi et laisse-toi gâter.  Dis-toi que ce que je t'écris aujourd'hui, plusieurs personnes autour de toi le pense aussi.  Et tu es en droit de l'apprécier pleinement!



J'ai deux mois de moins que toi.  Tu as un devoir: préviens-moi des épreuves à venir!  Est-ce que la vie commence vraiment à quarante ans?