lundi 22 juillet 2013

Billyburg

Aujourd'hui, je visite Williamsburg à Brooklyn - Billyburg pour les intimes.  Le hasard a voulu que je tombe sur le blog d'un voyageur qui y était la semaine dernière et qui y présentait diverses adresses intéressantes.  On s'y sent comme sur le Plateau ou dans HoMa.  Le quartier regorge de restos, de cafés et de boutiques branchées sans l'atmosphère touristique de Bleeker Street, par exemple.  Très tendance et hipster.  Je vois Marie-Ève et Simon y vivre et avoir un plaisir fou!




 
Le quartier charme également par ses attraits fort variés.  En se baladant dans les rues secondaires, on croise à la fois de vieux édifices rénovés en lofts et de nouvelles maisons de ville modernes.  Plusieurs fresques et graffitis ornent les coins de rues et diversifient le quartier.  J'ai eu l'occasion de visiter la chocolaterie Mast Brothers où l'odeur du cacao nous subjugue dès notre entrée.  Ils offrent la possibilité d'en déguster quelques variétés, tous aussi divines les unes que les autres.  Juste à côté se trouve la Radegast Hall and Biergarten, un mélange d'une taverne moderne et d'une brasserie trendy.  J'imagine facilement les 5 à 7 entre amis ou collègues, assis autour des gigantesques tables communes ou plutôt à l'intérieur où la déco surprend avec son côté "chalet suisse".  Ils offrent une variété de bières en fut et en bouteille, sans oublier les cocktails estivaux.  Il est également possible d'y casser la croûte.  Le charme des lieux opère facilement avec son fond de musique jazz.

Je soupçonne les Williamsburgois de bouder les chaînes traditionnelles, Subway étant la seule que j'ai croisée.  Lorsque j'ai demandé où se trouvait le Starbucks le plus près (question de mettre à jour ma boîte de courriels), on m'a plutôt conseillé un café local, El Beit.  Mais bref, ici, les poussettes se mêlent aux trentenaires qui discutent assis autour d'une table ou sur la banquette d'une terrasse.  Un épisode de "La vie, la vie" quoi!  J'ai une folle envie de partager ce moment avec Ricardo qui m'en a d'abord parlé et qui n'a pu visiter le quartier.  On reviendra.

La chance me sourit encore et toujours.  Dès que je mets le pied dans le subway, le déluge se manifeste.  Mais dès que j'en ressors, son compadre Galarneau revient nous réchauffer!  J'aime! 

Alleluia!

New York, comme Las Vegas, a cette propriété de modifier les pauses de 15 minutes en événements de 2 heures.  Chaque fois que j'ai tenté de faire un powernap, je me suis réveillé beaucoup plus tard que prévu.  Imaginez lorsque je croyais préparer un souper en tête à tête avec ma coloc, souper qui devait nous permettre de nous coucher tôt.  Résultat: je suis allé rejoindre les bras de Morphée à 1h30!  J'ai donc complètement oublié de publier et de rappeler Ricardo via FaceTime!  

La journée fut particulièrement agréable.  Nous nous sommes levés vers 10h pour nous rendre à l'église Kelly Temple Church of God in Christ - sur la 130e avenue dans l'est - question d'assister à une messe Gospel.  Une amie de Selina lui avait conseillé cet endroit beaucoup moins touristique.  Une autre amie, Senna, est venue nous y rejoindre.  En nous y rendant, nous avons trouvé un porte-feuilles que nous avons retourné à son propriétaire en nous rendant chez-lui.  Décidément, it was good deed day!

En arrivant à l'église, nous sommes accueillis à bras ouverts.  Les gens sont vêtus élégamment et nous invitent à entrer.  Un chanteur est déjà à l'oeuvre en attendant le début de la célébration.  S'en suit l'entrée spectaculaire de la chorale, digne des films hollywoodiens!  Tout est rôdé.  L'énergie traverse les lieux.  Ne manquent que les tuniques.  Les Noirs sont debouts, hurlent Alleluia, Amen et répètent les propos des pasteurs.  DES pasteurs.  J'en ai compté au moins quatre.  Je ne vous cacherai pas que j'ai eu des frissons à plusieurs reprises.  Presque des larmes...  Pas seulement pendant les chants.  Également pendant les discours.  "Passion" est le mot à retenir.  On est loin de nos messes catholiques!  Deux heures et demi d'intensité et d'émotion à fleur de peau vécues par l'ensemble des participants.

Mais je vais me permettre un jugement...  Même si je ne peux que féliciter l'authenticité des participants et leur dévouement inconditionnel, j'ai peine à comprendre certains de leurs préjugés.  Le pasteur invité, âgé de 78 ans, a clairement fait allusion à l'importance de la bonté de Dieu.  Qu'il fallait éviter de se laisser tenter par la "légalisation du péché" (dans ses propres mots: "Legalisation of Sin"), une référence claire et directe à la proposition DOMA (Defense of Mariage Act) invalidée le mois dernier.

Ok.  So you're a homophobe.  I get it.  Congrats to you!  Mais cette propagande m'a mis mal à l'aise quand je voyais les jeunes ados dans l'église et me disais qu'il serait particulièrement ardu pour l'un d'entre eux de se sentir accepté dans sa communauté...  Bonjour suicide!  Je suis plus que convaincu aujourd'hui que la sagesse s'acquiert et que s'auto-proclamer sage n'est pas un gage de vérité...  Comment Dieu peut-il être si aidant, si ouvert, si pardonnant et si présent à nos côtés mais rejeter une partie de la société?  Il y a là un double discours épeurant...

J'assume de plus en plus mon homosexualité et ne la changerais pour RIEN au monde parce qu'elle fait de moi qui je suis aujourd'hui avec mes défauts et qualités.  Je ne me suis pas senti visé.  Au contraire, je me suis senti fier.  Mais l'enseignant en moi refuse qu'on s'en prennent aux plus faibles...  Chantal (ma collègue et amie) et moi avons beaucoup travaillé cette année pour sensibiliser nos jeunes.  S'il fallait qu'il leurs arrive quelque chose parce que des morrons qui ont un certain pouvoir s'en servent pour les blesser, je ne réponds pas de mes paroles...  Sur ce, je me remémore l'intervention en classe d'Olivier et l'admiration qu'il a suscité tant en moi qu'aux autres...

Bison!  Bison!
Sur une note plus joyeuse, Selina et moi avons poursuivi ensemble notre visite de New York en nous rendant au Farmer's Market de l'Upper West Side.  Rien de bien fabuleux, car on y vend des produits alimentaires frais et locaux.  Et nous n'en avions pas besoin!  Nous avons au moins appris que celui d'Union Square était plus diversifié.  Je devrai faire le détour.

Question de passer une "tite soirée à maison", nous avons opté pour cuisiner poulet mariné, salade et riz.  Le tout arrosé d'une bouteille de vin et d'échanges existentiels.  À 23 ans, mon amie a une bonne tête sur les épaules!  Fort agréable comme soirée!

samedi 20 juillet 2013

Co(r)ney Island...

Après 20 jours ici, je me suis botté le cul et j'ai décidé de faire le trajet de 75 minutes vers Coney Island.  Je caresse ce projet depuis plusieurs années, mais comme c'est si loin de Manhattan, je n'ai jamais voulu prendre le temps d'y aller.

Et ça prend 75 minutes...  Plus même, parce que c'est la fin de semaine et que le N et le Q roule sur le R mais pas sur le pont.  Le D et le B, eux, sont constants.  Mais au retour, le 2 et le 3 sont locaux et non express sauf après la 34 ou le 1 reprend le local et le 2 et le 3 redeviennent express à condition de le savoir et de ne pas les manquer, même après 20 minutes d'attente à 42 dans le métro...  D'ailleurs, j'ai eu pas mal plus chaud que vous êtes confus au moment actuel!

Arrivé sur les lieux, on constate assez rapidement qu'il s'agit du Coney Island qu'on s'imagine.  Je préfère l'appellation Corny Island, par contre.  Tout est kitsh ici.  Mais cher.  Il s'agit d'un parc d'amusement sorti droit des années 30 et légèrement revampé.  Mais, sérieusement, c'est ce qui en fait son charme.  Le boardwalk subjugue notre attention et la plage berce nos illusions.  Décrocher est facile ici!
Je me procuré des billets pour Spook-o-Rama et Wonder Wheel, des classiques de la place.  7$ chacun.  Pour le Spook-o-Rama, une maison hantée qu'on visite dans un car, ça ne vaut vraiment pas la peine.  Sauf si on veut rire!  Le summum du quétaine!  Par contre, la Wonder Wheel vaut le détour.  Il y a 24 cabines dont 16 qui oscillent.  Pas à peu près en plus!  Construite en 1920, on se fait "bercer" lorsqu'on se promène dans les airs.  J'ai eu un peu le haut-le-coeur!  Mais la vue et les sensations en valent la peine. 



Pour ce qui est du reste, on est dans l'attrape-touriste: 15$ pour un dîner sandwich et 5$ pour un hot-dog.  D'accord, il vient de chez Nathan's, lieu qui organise annuellement un concours de dégustation et qui se targe d'avoir inventé le hot-dog en 1916.  J'ai succombé à la tentation, mais La Belle Province fait mieux.  Sans blague!  Farce à part, j'ai bien aimé mon escapade et je vous conseille le détour si vous avez du temps.

En ville, j'ai débarqué à W4 (suivez, bon sang!  Suivez!).  Je voulais marcher pour aller visiter quelques sex shops célèbres.  Comme la chance me sourit toujours, je suis tombé sur un Farmer.  's Market, bien entendu!  Les kiosques s'alignent pendant 5 à 6 rues: nourriture, artisanat, photos, vêtements, ...  J'ai pu visiter trois sex shops où j'ai mis du temps à comprendre pourquoi les gars attendent à l'arrière des boutiques.  On y trouve des peep show, quoique le but semble davantage de d'avoir un show de pipes...  J'ai beaucoup rigolé (mais pas essayé, promis!).  De toute façon, ces visites m'ont permis d'éviter un déluge de 5 minutes!  À ma sortie, les commerçants s'affairaient à ramasser leurs effets et à enlever l'eau des toiles...

Je suis revenu à la maison pour faire une sieste mais, suite à la lecture d'un article hebdomadaire, j'ai découvert un musical présené à 21h.  Le temps de changer de gaminet et hop! j'étais dans le métro.  25$ pour une pièce fort intéressante, ma foi.  Je retournerai certainement à ce festival la semaine prochaine:New York Musical Theater Festival.

Aujourd'hui, j'ai dû communiquer avec Ricardo par texto seulement.  Je m'ennuie de lui à mes côtés.  Surtout quand je me réveille le matin...  Bonne nuit, mon chéri!  Te abrazo fuerte!

Une nuit avec Justin...

Quand la chance me sourit...

L'atmosphère était festive dès mon arrivée au Yankee Stadium dans le Bronx.  Les gens descendent du métro et se dirigent vers l'entrée du Stade en fredonnant et en se taquinant.  Le stade s'érige devant nous comme un monument historique...

J'entre à l'intérieur et cherche en vain la section 219.  Les flèches pointent bien les sections 201 à 217 et 223 et plus, mais pour 218 et 219, ça semble ne pas exister.  Je m'aventure donc dans la 217 pensant pouvoir traverser vers la 219.  Me suivez-vous toujours?

Une fois sur place, un placier m'informe que je dois revenir sur mes pas, descendre un demi étage et entrer dans la section privée.  Section privée?  Oui!  On me donnera un bracelet privilégié, j'aurai accès à trois bars et deux restos (dont un de sushis).  De plus, nous avons nos propres toilettes, une terrasse, le Wi-Fi gratuit.  Et l'air climatisé!  Ce n'est pas peu dire avec cette canicule!  Je jubile!  Les billets que je me suis procurés coûtaient le même prix que les autres.  J'ai simplement été chanceux.  Je pense plutôt que Justin savait que je venais et m'a réservé une place VIP.  Quoi!?





Le spectacle a commencé avec quatre-vingt-dix minutes de retard, mais qui compte lorsqu'on est si choyé!?  La scène est hallucinante et les effets spéciaux le sont encore plus.  Je crois que visuellement, c'est un des meilleurs spectacles que j'ai eu l'occasion de voir.  Le son est à couper le souffle aussi!  Pour ce qui est du spectacle, j'ai préféré les prestations de Justin à celles de Jay-Z.  C'était prévisible.  Je ne suis pas un grand fan du second non plus...

Les moments forts?  Mirrors, Sexy Back, Suit and Tie.  Mais le moment le plus hallucinant, c'est quand Justin entame "New York, New York" de Sinatra.  À la mi-chanson, il s'arrête.  Jay Z débute "Empire State of Mind" (que j'adooooore).  Puis, entre en scène Alicia Keys!  OMG!  La foule jubile!  Moment complètement capoté!  J'en ai encore des frissons!  Autre moment intéressant: Timbaland est venu se joindre à JT le temps d'une chanson.  Je pense que ce show à New York nous a permis d'avoir des extras.  À moins qu'ils n'étaient visible que de ma section?

Un seul bémol...  J'ai dû quitter dès la fin du spectacle pour m'occuper d'Expresso, mon mouton voyageur.  Voyez-vous, il a un petit rhume...  J'ai donc dû dire non à Justin et Beyonce pour l'après-spectacle.  Mais ils ne m'en tiendront pas rigueur...

Voici deux vidéos que j'ai prises sur place...



vendredi 19 juillet 2013

Take Back the Night

Take back the night
Come on, use me up until there’s nothing left
Take back the night
Dizzy, spinning, sweating, you can’t catch your breath
Take back the night
Ooh, don’t know when the sun is rising next
Take back the night
So if the feeling’s right, raise your glass and let’s... Take back the night!


***

C'est le grand soir!  Mon amant m'attend.  Ricardo, tout comme Johannes dans le passé, a été avisé qu'il est fort possible que je le trompe.  Effectivement, JT fait parti de ceux avec qui j'ai le droit de passer une nuit sans avertir - Paul Walker et Jake Gyllenhaal étant les deux autres privilégiés (quoi!?).  Comme j'y vais seul et que Beyonce (parce que Jay-Z y s'y produit aussi) et Jessical Biel seront assises à mes côtés (quoi!?), les chances que j'aille backstage sont très grandes.  Ne vous faites pas d'illusions: I'm Bringing Sexy Back (Take it to the chorus, baby!)...  Quoi!?

Yankee Stadium: Here I come!

jeudi 18 juillet 2013

Bonne fête Nelson!

Aujourd'hui même, Nelson Mandela célèbre ses 95 ans...  On lui a dédié une exposition à Harlem dans une bibliothèque publique.  Je m'attendais à quelque chose d'un peu plus grand par contre...  Alors voici les images, à la mémoire d'un grand homme qui a lutter pour la justice et l'équité de tous.





New York Public Library

 Eh bien voilà: je réalise un rêve!  Je suis assis dans le salon sud de la bibliothèque Stephen A. Schwarzman (la Grande Bibliothèque de New York, derrière Bryant Park) et j'écris.  Je viens de me procurer une carte pour pouvoir emprunter, ce que je ferai avant de partir.  C'est un peu hallucinant de taper dans une pièce aussi somptueuse qu'ici.  Des étudiants, des touristes, des chercheurs, des lecteurs et une foule bigarée y sont aussi, assis sur les massives tables où on peut même se connecter à internet.  Au plafond, les dorures sculptées encadrent trois peintures représentant le ciel.  D'énormes lustres éclairent les deux salons, mais des lumières ont également été installées près des postes de travail.  L'ambiance est à l'étude ou à la recherche, comme si j'étais un avocat important qui devait résoudre un crime légal...

C'est difficile de trouver une place ou s'asseoir ici, car nombreux sont ceux qui viennent y travailler.  Plusieurs font fi de l'interdiction d'y prendre des photos.  J'en ferai de même aussi, question d'en garder un souvenir.  Je ne me sens même pas coupable de ne pas être dehors en cette splendide journée ensoleillée.  Comment pourrais-je?  La canicule perdure...

J'ai pris le temps de faire quelques recherches avant de partir.  Cet après-midi, je visiterai une exposition de Paul McCarthy sur Blanche Neige, dont on dénonce le côté plutôt érotique.  Je vous en redonne des nouvelles plus tard.  Je ferai également un tour dans une autre bibliothèque publique, à Harlem cette fois, pour visiter une exposition sur la vie de Nelson Mandela en ce jour de son 95e anniversaire...  Puis, un film répertoire en fin de soirée, à Chelsea: Le crime de l'Orient Express.  Avec comme animatrice, Hedda Lettyce, une drag queen dont c'est la fête aujourd'hui même!