mardi 28 janvier 2014

Bonne fête, danielpointcomme!


Bonne fête, bonne fête...  Bonne fête danielpointcomme!  Il y a un an, jour pour jour, je publiais mon premier article sur ce site.  J'ai relu quelques textes de différentes périodes pour les comparer et pour comprendre mes états d'âmes à tel ou tel moment.  Intéressant, ce retour en arrière.  J'ai plutôt maintenu le même style d'écriture et j'ai également su garder une attitude plutôt positive.  Je note tout ceci, car à mon retour, j'aimerais bien pouvoir m'inscrire au programme de création littéraire de l'Université de Montréal.  Il s'agit d'un programme de 12 crédits seulement qui permet d'enrichir ses connaissances de façon plus pratique.  La beauté de la chose est que je pourrais poursuivre même une fois le travail recommencé!

Hier soir, après la rencontre de parents qui a clôt le dernier jour de travail pour les sept prochains mois, je me suis rappelé les beaux moments de la journée.  Ce fut fort agréable, ce petit 2 à 3 au salon du personnel.  Je dois avouer que j'ai été surpris par les cadeaux et la carte de mes collègues.  Et je garde en tête les paroles de Pierre, lorsque tous avaient quitté: "Garde chaque moment en tête et profites-en.  Ces moments te reviendront même quand tu seras de retour au travail."

Ce matin, Chantal, France et moi avons déjeuné tranquillement en célébrant le début de ce long congé.  C'est encore un peu surréaliste pour moi.  Pendant qu'elles patinaient cet après-midi, je rangeais tout à la maison, faisait le ménage et préparait mes valises.  Demain, on part!

Je me donne un devoir au cours des prochains mois: apprivoiser Tumblr et Twitter.  J'ai déjà commencé cette semaine, mais je veux y partager de brèves pensées dans les semaines qui viennent.  Ça ne doit pas être si sorcier que ça, j'imagine!  En passant, les icônes sur la page d'accueil vous permettent d'y avoir accès rapidement.

Je vous laisse sur un chanson qui m'inspire particulièrement ces derniers temps.  Les paroles ET la musique transmettent exactement mes sentiments actuels...

Carpe Diem.








dimanche 26 janvier 2014

Igloofest 2014

Il faut bien venir d'ailleurs pour connaître de fond en comble ce qui se passe chez nous...


Hier soir, j'en étais à ma première visite de l'Igloofest.  Bien qu'il s'agisse déjà de la 8e édition, c'est Ricardo qui m'y a initié.  J'en avais bien sûr entendu parlé mais ça ne s'adressait pas à moi.  Façon de parler, puisque le Piknik Électronik non plus.  Et c'est Ricardo qui m'y a initié aussi!  La preuve que quand on est en voyage, on s'ouvre plus à la diversité et aux possibilités culturelles (note à moi-même pour le mois à venir).  Je ne suis pas très fier de moi!

Repoussant à samedi cette soirée hivernale à cause de la température polaire qui sévit depuis quelques semaines, nous nous sommes rendus en métro.  Comme bon nombre de party goers aussi.  Sur le site, le look kétaine est facultatif, mais fortement encouragé.  Cette année, un gagnant se méritera un prix pour le one piece le plus original!  Il faut être sur place pour en comprendre toute l'étendue!  Pour ma part, j'ai finalement pu enfiler ma tuque en dreads achetée il y a déjà plusieurs années.  Tout à fait de circonstance!  Et je me suis fait complimenter à plusieurs reprises également!

Sur place, l'ambiance réchauffe rapidement les idées frigorifiantes!  Tout d'abord, les gens sont particulièrement souriants et heureux.  L'originalité du projet en séduit plus d'un.  Les écrans multimédias sont hallucinants!  Une ambiance survoltée avec des dj mixant de l'électronique et du techno sur deux scènes différentes!  Qui plus est, on a installé des glissades glacées et des jeux entre des sculptures de glaces thématiques.  À l'intérieur, on vend des tuques - au lieu des gaminets, c'est logique.  Les gens les arborent fièrement parce qu'elles sont essentiellement cool.  On porte celles des années antérieures pour montrer qu'on est bel et bien un vétéran.  On peut aussi prendre des photos souvenirs à quelques endroits.  Sur un écran géant défilent les tweets postés quelques minutes auparavant.  Vraiment, quelque chose d'original, vivifiant et réconfortant!

Je souhaite sincèrement pouvoir y retourner.  Je vous le souhaite à vous aussi.  Et n'utilisez pas le critère de l'âge pour vous défiler: la foule bigarrée s'étend de 18 à 60 ans.  On y passe une soirée tellement amusante en plein milieu de la grisaille hivernale!

www.igloofest.ca
(Il reste encore deux fins de semaine).



vendredi 24 janvier 2014

As-tu pleuré?


Vous connaissez la drill.  Mettez la musique en arrière plan pendant que vous lisez.  Mais la vidéo a un charme aussi.  La simplicité, les décors qu'on a visité, le départ à la fin...

***

Aujourd'hui, vendredi, était la dernière journée avec mes élèves.  Il me reste à bosser lundi pour terminer la paperasse bureaucratique, mais nous serons en pédagogique et, comme le maintient si bien la majorité de la population, on fait pas grand-chose lors des journées pédagogiques.  Alors...

"As-tu pleuré quand ils sont partis?"  No wayÇa fait plus de 17 ans que j'enseigne...  J'ai changé de groupe à maintes reprises.  Je ne m'attache plus autant qu'avant.  À quoi ça servirait?  Et c'est fort simple à comprendre.

Les premières secondes d'une année scolaire déterminent qui sera le boss.  Le boss des enfants.  Celui ou celle qu'on pourra envoyer paître mais qui sera aussi le ou la seule à pouvoir réprimander without any questions.  C'est aussi facile que ça.  Quand l'enseignant(e) nomme le nom des enfants de son groupe, la décision est prise dans leur tête: voici la référence pour l'année.  Compétant(e) ou non. 

S'il en est ainsi pour ces jeunes, qu'en est-il pour leur titulaire?  Un peu plus complexe...  Il sera obligé d'être impartial et d'aimer l'inaimable.  Il devra se forcer pour ne pas capoter quand ça fait 25 fois qu'on pose la même question, prendre le temps de régler une querelle concernant le véritable responsable du ballon lors des récréations, pratiquer la prise de rang et la marche en silence dans le corridor.  Il devra faire comprendre au groupe que c'est inacceptable qu'un tel ait posé un tel geste mais qu'il est pardonnable pour un autre.  Bref, il devra être polyvalent.  Subjectivement objectif et objectivement subjectif.

Alors il est tout à fait normal, considérant ceci, que je n'aie pas pleuré quand ils ont quitté à 15h cet après-midi.  Pas même un pincement.  Mais la vérité est toute autre.  Voyez vous, au cours de mes 17 années d'enseignement, j'ai appris à apprécier ces départs.  Non pas parce qu'ils sont une finalité mais bien parce qu'ils sont un moment privilégié

Pendant que je rangeais la classe que mes flots m'ont décoré hier lors de mon absence, je constatais à quel point ils y avaient mis de l'énergie, du temps et surtout, de l'Amour.  Ils ont installé des banderoles, un cinquantaine de choux, préparé des ti-gâteaux, achetés croustilles et boissons gazeuses.  Et écrit des mots.  Sur des étoiles.  Des mots qui remercient, qui apprécient, qui s'ennuient, qui sont tristes mais heureux à la fois.  Ils m'ont remis en une journée l'énergie que j'ai passé cinq mois à partager.  Parce que c'est pour eux la façon la plus pure de dire merci.

Je passais le balai et je me suis rendu compte à quel point je suis chanceux de les avoir eu dans ma vie.  L'espace de cinq mois, ils m'ont fait sourire le matin, ils ont partagé leur quotidien, m'ont posé 35 fois la même question, m'ont fait régler des chicanes inutiles et m'ont forcé à pratiquer la prise de rang silencieuse.  Et ils ont aussi compris pourquoi un tel avait des privilèges qu'un autre n'avait pas: "La justice, c'est l'injustice équitablement partagée".  Je leur ai donné beaucoup de moi et eux, d'eux.  Un échange mutuel.  Quoi de plus merveilleux qu'un cadeau qu'on donne sans arrière intention? 

Non.  Sérieusement, je n'ai pas pleuré quand ils sont partis.  Pas même un pincement.  Parce qu'ils ont été mon cadeau que j'ai apprécié.  Que j'ai été le leur.  Et je retournerai sur ce balcon en septembre prochain pour en nommer 20 autres.  Je ne sais pas ce qu'on s'apportera.  Je sais qu'on sera obligé d'être ensemble.  Et je sais aussi qu'on apprendra.  Pas juste des maths et du français.  On se gardera du temps pour apprendre le module sur la vie...

Il y a des jours où je ne comprends pas ce que je ferais assis dans un bureau à remplir des dossiers quand j'ai les meilleurs clients du monde!  Des enfants curieux qui grandissent devant mes yeux.  Allez: show us your True Colors!  You're beautiful like a rainbow!

Roll credits:  Stacey, Adam, Yassmine, Jérémy, Sarah, Yoann, Ines, Malek, Malak, Yacoub, Doha, Zakarya, Jihane, Hadi, Chada, Frédéric, Imène, Alejandro, Océanne, Mathieu: Merci.  That's it.

Mais bon.  Puisqu'il faut partir en voyage, un gars ne dira pas non là là!

***


Avant de quitter ce soir, j'ai dû terminer les bulletins et corriger un dernier examen d'éthique et culture religieuse.  Suite à deux débats, un sur la charte québécoise et l'autre sur l'homosexualité, les élèves devaient proser et expliquer leur position actuelle.  Bien que l'opinion des parents sent à plein nez lors des différents échanges, on ne peut qu'être consterné par les hamsters qui tournent pendant qu'ils s'expriment.  Qui de mieux pour convaincre un pré-ado qu'un autre pré-ado?  Ils détruisent la soit disant logique d'un, se mettent à leur tour un pied dans la bouche pour finalement nuancer le tout sans se juger.  Mais devant les autres, c'est facile de plier.  Quand vient le temps de rédiger un propos personnel, on a parfois droit à un changement radical.  Alors voici quelques petits bijoux qui ont agrémenté ma lecture...  Et oui, un INTEROsexuel, ça existe pour un jeune 12 ans!  Je pense que c'est un HÉTÉROsexuel qui se pose des questions...  Vous, posez-en pas, oki!?     






mardi 21 janvier 2014

Fewer days to "Go"!

Ceci fait office de premier texte pour l'année 2014.  En réalité, pour la première fois, mon ordi a gobé un texte.  Il s'agit donc conséquemment du second.  Mais bon.  Premier, deuxième: who's counting!?

Six jours.  C'est ce qu'il reste avant mes vacances.  Huit jours.  C'est ce qu'il reste avant mon départ.  Ce qui devait être un tour du monde en cinq mois dans cinq villes s'est transformé.  La vie en a fait ainsi...  Ce n'est rien de grave.  Je n'ai plus l'argent que je devais avoir, mais j'ai d'autres projets.  Et ces projets, ils seront vécus plus sereinement.  Je méditerai.  Prendrai du temps pour moi.  Je ne suis pas certain que j'en aurais fait autant avec le jeu que j'avais auparavant.  Let's just say it wasn't a full house...

Je pars donc pour presque six semaines faire un air trip aux States.  Des bouts en amoureux.  Des bouts en famille.  Des bouts seuls.  Surtout, des paradis qui n'étaient pas prévus!  L'argent a de quoi dicter certains choix.  Mais encore une fois, c'est pour le mieux.

Je n'ai pas l'intention de vous divulger aujourd'hui mes huit destinations, quoiqu'elles soient choisies et que les réservations soient effectuées.  Je veux laisser un peu de suspense!  Chose certaine, j'aurai la chance d'explorer de nouveaux endroits qui me tiennent à coeur.  De nouvelles cultures tout à fait fascinantes. 

Dans une semaine, je serai à la veille d'un départ que j'attends depuis plus d'un an.  Chantal et moi avons averti les élèves ce matin.  Ils étaient plutôt heureux pour nous.  Ils ont bien entendu manifesté une certaine tristesse, mais ils ont compris que la vie est faite pour être vécue.  Au nombre de pensées que nous avons analysées depuis le début de l'année, je pense que ça commence à incuber!  Je les aime, ces 40 gamins!  Ils m'ont permis de quitter la tête remplie de souvenirs sereins et l'impression que je suis à ma place.  Difficile comparaison avec le groupe d'il y a deux ans...

Je suis heureux aussi parce qu'une énergie positive rayonne autour de moi.  Je reçois beaucoup d'amour et d'affection tant de gens proches que de connaissances et de collègues.  Je sens qu'on apprécie qui je suis, que je suis plus accessible.

Les cours de méditation recommencent à porter fruit.  Je suis plus calme.  J'ai une meilleure perspective.  Je suis plus zen et objectif.  Je fais tellement d'efforts pour apprécier le quotidien et ne pas me laisser influencer par le négatif. 

À mon retour, je me ferai tatouer un symbole personnel.  Rien d'imposant.  Rien de compliqué.  Juste pour me souvenir.  Il n'y a pas à dire: je n'aurai probablement pas la chance de revivre de telles vacances dans un avenir proche.  J'ai l'intention d'en profiter, de pousser au max l'aventure.  Best way to learn?  Love people.  Learn to appreciate them.  And let them change you!

*** 


Qu'est-ce qui se passe avec moi?
It's the new McMe!

mardi 31 décembre 2013

3, 2, 1, ... 201(40)!

Voilà! Nous comptons les dernière minutes de 2014. Cette fois-ci, âgé de 40 ans. 40 ans! My God! Ça a passé rapidement... Je suis né à 3h15 le matin du 28 décembre 1973. Quelques mois après la fondation de Roots Canada. Quelques jours avant qu'on permette aux hommes d'entrer dans les salles d'accouchement. Plusieurs années après les guerres mondiales mais bien avant l'arrivée d'internet. Generation X. Why?

J'ai eu bien peur cette semaine... Rien de dramatique pour vous, mais j'ai failli perdre mon nom de domaine, danielpointcomme. Voyez-vous, habituellement, le tout est renouvelé automatiquement. Sauf que de mon côté, je n'ai pas utilisé le compte très souvent ce qui signifie qu'on l'a désactivé et qu'il m'est devenu quasi impossible de payer les frais annuels pour l'hébergement. Il a fallu plus de 50 heures de travail pour parvenir à tout réparer! Un gros merci à Catherine, en Irlande, qui y a mis une énergie incomparable!

Pourquoi cette histoire? C'est pourtant simple! Je pense qu'elle représente bien l'année que j'ai vécue. Tout commence par un projet, un défi, un objectif, une passion. Elle germe dans nos tête et fait son bout de chemin jusqu'à ce qu'elle se concrétise. On travaille fort pour la mettre au monde, parce qu'on veut qu'elle soit parfaite. Au début, on y donne son 200%, puis on vaque à d'autres occupation sans jamais l'oublier mais en étant pas toujours aussi présent. L'été revient et on a le goût de passer plus de temps ensemble parce qu'on a plus de temps à passer ensemble. Puis, l'automne et d'autres loisirs viennent tempérer la présence pourtant si active... L'hiver se pointe et c'est la crise! On va presque tout perdre! On l'a pris un peu acquis et il faut bûcher fort pour réparer nos erreurs! Mais quand on se retrouve, c'est le bonheur! Et on se promet de ne plus se perdre!

Vous n'êtes pas sensé tout comprendre et il ne s'agit pas tellement de mes aventures amoureuses dont je fais référence ici! Voyez-vous, cette année, il y a eu beaucoup de changements dans ma vie. Après une séparation à l'amiable nécessaire, je me suis mis à butiner ici et là. J'ai retrouvé une bonne part de ce que j'étais avant et de ce que je veux devenir. Sur ma route, j'ai croisé un être merveilleux qui m'a fait connaître l'Amour. Je n'en reviens pas parfois! Nos différences me font grandir au quotidien mais plus que tout, son écoute et sa patience (bien qu'il dit que c'est moi qui en a le plus!) me grounde.

J'ai perdu de bons amis aussi cette année. On pense qu'on va rester près quand on se sépare. Mais veut, veut pas, on ne peut pas les attacher, ces bonnes personnes. Je les ai aimées de tout coeur et je suis si heureux de leur passage dans ma vie. Je les vois vieillir via Facebook et je suis content pour eux. Ils garderont une place spéciale dans mes pensées et dans mon coeur.

Ah! J'ai aussi perdu d'autres amis pour des raisons qui me sont moins connues. J'en ai offensé certains. Nous en avons parlé. Et ils m'ignorent volontairement et consciemment quand nous nous croisons. Ça, je ne sais pas pourquoi, car il ne sont pas venus me le dire. Je me suis excusé. Ils ne me souhaiteront plus "Joyeux anniversaire!" sur Facebook mais bon, je ne peux rien y faire non plus. Peut-être que ça leur fait du bien...

Mais (re)bon(d). J'ai 40 ans maintenant. J'ai du travail à la tonne à faire sur moi. J'ai appris cette année que je suis un bonne personne. Avec des défauts. Des gros. Mais des osties de grosses qualités aussi. Les derniers moments de 2013 me guident vers une paix intérieure plus grande. J'ai des périodes d'anxiété, comme auparavant. Je crois que j'en aurai toujours. Mais je commence à comprendre, à 40 ans, que si je n'accepte pas de vivre avec moi, je rate une sacrée chance de connaître un bon gars!

Je ne peux passer sous silence les personnes importantes dans ma vie actuellement.

Chantal, je suis si heureux d'avoir appris à te connaître davantage cette année! C'est un privilège de te connaître et d'apprendre de toi chaque jour. Merci de m'accepter comme je suis et de m'aimer pareillement! We will have a great break!

Mélanie, on se parle, on s'écrit ou on se voit genre 5 fois dans l'année! Mais chaque fois, c'est comme si c'était hier! C'est étrange comme on peut tout se dire sans se sentir jugé! Chantal et toi êtes tellement des personnes qu'on gagne à connaître!

To my Musifit family, a million thanks! Un gym, c'est un gym! C'est vrai. Mais là-bas, on se sent bien! Il s'y dégage une énergie phénoménale qu'on ne peut que capter et s'enrichir! Nikita: you are a GREAT person! Je ne sais pas ce que tu feras comme travail plus tard mais tu toucheras bien des coeurs! Pleeeeeaaaaaase be a teacher! Je ne sais même pas pourquoi je te dis ça parce que c'est pas le job le plus simple au monde. Je sais seulement que les enfants bénéficeraient de ta joie de vivre!

Ricardo, you are my Man! Never change! Keep the drama! Make me grow every day (spiritually that is, but I'm open to suggestions! LOL!) When I think of you, I get all warm inside (spiritually that is, but I'm open to suggestions!  Double LOL!). 'Nough said. You are perfect! For me anyway!

À tous les autres, je vous aime aussi. Nous nous voyons moins mais nos moments partagés ensemble me font du bien. Vous avez vous aussi vos amis proches et vos familles. Vous n'avez pas besoin de moi pour survivre. Mais sachez que ma vie sans vous n'aurait pas la saveur qu'elle a! Qui que vous soyez, si vous avez fait un bout de chemin avec moi cette année, que vous ne me parliez plus ou que vous festoyez avec moi "Mexican Style" ce soir, que vous soyez en Floride, à New-York, à Ogunquit, à Plattsburgh ou ailleurs, recevez mes meilleurs souhaits pour l'année à venir. N'oubliez pas de prendre le temps de prendre le temps. N'oubliez pas de garder votre coeur d'enfant. Partagez. Méditez. Aimez.

What the hell: écoutez Eat, Pray, Love tant qu'à être rendu là!

Bonne année 2014. Santé. Bonheur. Paix. Amour.

Daniel

mardi 24 décembre 2013

Joyeux Noël!


La température s'est calmée et nous avons pris la route pour Ste-Anne-de-la-Rochelle, Ricardo et moi.  Nous passerons les prochains jours ici, à la campagne enneigée...  Les arbres sont chargés de verglas et les paysages sont féériques!  Nous célébrerons la messe vers 23h où mon père chantera avec la chorale locale...

Bientôt un an que le site existe!  Il s'agit de ma première occasion de vous souhaiter un joyeux Noël rempli de bonheur parmi vos proches.  Que la vie vous offre tous les cadeaux que votre coeur désire à condition de vous laisser surprendre par ses détours et des les apprécier à leur juste valeur!


vendredi 13 décembre 2013

C'est quoi le karma, Monsieur Daniel?

Aujourd'hui, Chantal et moi sommes sortis avec nos groupes dans ce que nous surnommons le Montréal souterrain.  Nous avons préparé les élèves pendant trois semaines.  Ils ont appris divers chants et musiques en prévisions de trois flashmob à divers endroits au centre-ville.  Nous ne faisons pas juste ça, au fait.  Nous visitons la ville intérieure de Montréal où il n'est pas nécessaire de sortir pour dormir, manger, aller au cinéma, magasiner et faire son épicerie.  À travers un rallye soigneusement préparé et amélioré chaque année, les élèves découvrent des lieux intéressants et des événements historiques.  Enfin, nous en profitons pour observer les décorations de Noël dans les vitrines des magasins.  Une journée bien remplie quoi...

Mais revenons à la question, lancée dans un corridor menant d'une station de métro à la Place Bonaventure.  Un jeune itinérant, assis sur le sol avec son ami, tenait une affiche "It's good karma to give!".  On s'arrête un peu plus loin pour en discuter brièvement.  Le karma, résumé simplement, c'est la somme de nos gestes, bons ou mauvais, qui influencent notre propre destin, en bien ou en mal.  Parce que c'est encore trop complexe pour de si jeunes oreilles, je résume par «Les bons et les moins bons gestes que nous posons nous sont un jour remis».  Ça satisfait mon public.  Fiou!

Puis, nous entamons notre premier spectacle à la gare centrale.  Les usagers et les touristes n'affluent pas, mais ça nous donnera malgré tout la chance de pratiquer avant l'ultime prestation à l'extérieur de la Place Ville-Marie.  Au son de nos premières notes sortent d'une guérite un flot de passagers!  Ils s'arrêtent, chantent avec nous, filment avec leur iPhone (parce que c'est l'époque et que c'est plus important que d'écouter en direct!) et dansent.  Ils sont émus et viennent féliciter les enfants individuellement et collectivement.  C'est un peu ça le karma...

Comme nous ne sommes qu'au début de notre parcours, nous poursuivons notre chemin.  Après un rassasiant dîner assis entre des travailleurs et des touristes qui viennent à leur tour féliciter les élèves pour leur calme et leur civisme, nous nous dirigeons à l'extérieur.  It's time for the big show!  Il faut être attentif aux compères et suivre le chef d'orchestre, Madame Martine, sinon nous aurons l'air fou.  Du haut de la place publique, on anime la ville à nos pieds.  Les gens s'arrêtent jusqu'au coin de Sainte-Catherine pour taper dans les mains et filmer (avec le iPhone encore parce que c'est l'époque, oui!).  Triomphe total!  Je vous rappelle que la température avoisine les moins 20 degrés Celsius, alors on se les gèle.  Les doigts bien entendu!  Les becs de flûte également!  Cacophonie lors de la dernière chanson parce que seul un son strident parvient à sortir des instruments!  Mieux vaut en rire!  Mais les élèves, eux, ont chaud au cœur.  Ils ont remarqué les sourires dans les visages et les cœurs qui fondent.  Ils ont partagé 15 minutes de bonheur avec des gens qui ne s'en attendaient pas!  Ça fait du bien!  Ça aussi, c'est une sorte de karma...

Et là se produit un événement magique!  Je vous rappelle qu'il fait froid.  On a beau être fiers de nous, on veut se réchauffer.  Une aimable commerçante vêtue d'un simple polo à manches courtes sort en courant d'un café (le Java U pour ne pas le nommer) de l'autre côté de la rue.  Elle nous invite à l'intérieur... pour prendre un chocolat chaud.  Voyez-vous, nous avons réchauffer son cœur à elle aussi!  Alors, les uns derrière les autres, nous sommes entrés en murmurant nos mêmes chansons et nous avons savouré un breuvage réconfortant.  Des sourires qui en disait long des deux côtés du comptoir!  Mes amis, pas besoin de SmartBoard, de WiFi, de dictionnaires, de longues explications: c'est ça, le karma!  «Le bonheur est une denrée merveilleuse: plus on en donne, plus on en a!»  La marche de cet endroit au magasin Ogilvy qui prend, au bas mot, 20 minutes avec un groupe qui s'étire entre deux coins de rue, n'a jamais semblé si courte!  

Dernier arrêt au Centre Eaton, où nous sommes boostés à souhait.  Voyez-vous, il faisait trop froid pour jouer une seconde fois à l'extérieur.  Nous avons donc proposé le gigantesque sapin du Centre Eaton.  Maintenant qu'on a compris qu'on ne fait plus un spectacle mais qu'on partage un cadeau, on se donne à 300%.  Les regards des spectateurs fusent des quatre étages, curieux de voir qui parsème les lieux de musique festive.  De nouveau, on chante avec nous et on tape des mains.  On filme aussi avec des iPhones (c'est l'époque semble t-il).  Jackson, un gamin de trois/quatre ans, danse devant nous.  Il pleurera quand ce sera terminé, ce qui touchera les élèves qui s'empresseront d'aller lui parler et de jouer avec lui!  Des moments divins sans consonance religieuse!

Alors, Monsieur Daniel, c'est quoi le karma?  Eh bien, c'est tout ça!  Le bonheur d'aimer ces 40 élèves, ces trois parents accompagnateurs, cette spécialiste de musique, cette collègue en or!  C'est de se sentir vanné mais heureux de sa journée.  C'est d'apprécier qu'on est pas le meilleur prof au monde et qu'on ne le sera jamais non plus mais de sentir qu'on a donné l'occasion à des enfants de grandir, de donner à la vie et de recevoir aussi.  Et de recevoir aussi, à son tour...

***  

Je travaille dans un milieu qu'on a identifié comme étant défavorisé.  Parfois je cherche pourquoi...